Rockets

James Harden a fait sa spéciale : 27 points, 10 passes et 1 sérénité totale pour taper les Warriors

Souhaitant repartir sur les bases de son immense saison passée, James Harden n’a pas traîné puisqu’il a imposé sa loi sur le parquet de Golden State : une victoire aussi solide que sérieuse, paraphée par le barbu.

Ce genre de rencontre, qui fait qu’on se demande encore comment peut-il dominer en jouant à deux kilomètres par heure. Harden n’a pas prévu de changer son jeu, et il ferait bien de rester sur ses bases, car le gaucher au poignet de luxe a montré qu’il n’avait pas besoin d’accélérer pour la coller à tout le monde. Bien défendu par les Klay Thompson et autres cadenas qui étaient envoyés sur lui, l’arrière n’avait pas envie de se faire dessus. Pas envie de démarrer cette importante saison sur une note pessimiste, surtout avec un Chris Paul limité dans le dernier quart. Conservé sur le côté par un Mike D’Antoni qui est déjà en grande forme, CP3 avait aussi bien le pire que le meilleur siège de la salle. Le pire ? Regarder ses potes tenter de tenir sans pouvoir agir. Le meilleur ? Observer Harden au travail et admirer la science offensive du garçon. Rendons à César ce qui lui appartient, surtout s’ils sont trois dans la famille : c’est bien le banc des Rockets qui fût formidable avant tout, bouchant les trous et apportant un scoring qui était inespéré avant la rencontre. Mbah a Moute, Tucker, Gordon, trois noms qu’on risque de pas mal entendre cette saison. Mais ces trois loustics n’auraient certainement pas pu produire autant si Ramesse ne faisait pas son infatigable travail de déboulonnage de la défense adverse, ce que Steph Curry et compagnie n’ont pu empêcher. C’est d’ailleurs ce laxisme défensif qui a coûté la rencontre à GS, entre autres, une brèche dans laquelle le All-Star s’est enfoncé.

Et techniquement parlant, comment dire ? Déjà la crème de la crème grâce à son handle venu de Jupiter et un tir plus précis que jamais, Harden se ramenait à Oakland sans trop craindre qui que ce soit. Vous pouvez foutre deux mecs sur moi que je resterai agile et malin, analysant chaque bonne séquence offensive afin de proposer la solution à tous nos soucis. Et tel un chirurgien, James s’est mis à disséquer ses opposants, avec une précision remarquable. Sachant bien alterner entre isolations pures et kick-outs, Harden avait l’air de jouer au ralenti mais le boulot restait fait. Alors évidemment, tout le tableau n’est pas rose avec des papillons violets au-dessus de leur tête, le dernier tir de la partie pour les Rockets étant une bien vieille isolation qui aurait pu coûter très cher. Sauf que cette erreur (tir loupé) de fin de match a pu être compensée par des efforts antécédents, des mixtapes précédentes sur Curry, des signes de confiance dont certains ont besoin. Et que quelque part, pour cartonner à Houston, il fallait se rassembler derrière le barbu à la veste étoilée, quelle que soit son initiative de tournage. Résultat des courses, Ramesse s’est offert un sacré morceau pour la reprise, en attendant que la pêche soit encore meilleure par la suite…

Déjà vainqueur avec les siens à Golden State l’an dernier, James Harden a réussi le doublé en s’imposant dès le premier soir. Le genre de soirée durant laquelle on se rappelle, encore une fois, à quel point le barbu est doué techniquement. Demandez aux chevilles de Curry, elles s’en souviennent encore.

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