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Les Rockets font trembler les Warriors chez eux : victoire 122 à 121, barbecue texan pour la reprise !

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Source image : NBA League Pass

La spéciale ! La spéciale des Warriors qui se font dessus à domicile, pour le premier match de l’année. Une nouvelle fois, nos amis de Golden State sont tombés sur une équipe soudée et venant du Texas : bien ouej, chers Rockets.

Scores différents, joueurs différents, contextes différents… mais résultats similaires, Spurs et Rockets se sont offert la peau de Kevin Durant et compagnie pour leurs premiers pas en saison régulière. L’an passé, Kawhi et sa troupe avaient rendu l’Oracle Arena bien silencieuse, cette fois c’est James Harden et son crew qui ont transformé cette salle de torture en piscine géante. Pourtant, ce n’est pas comme si Houston avait shooté avec une insolence incroyable (15/41 du parking). Pourtant, ce n’est pas comme si un joueur avait réalisé la performance du siècle devant des milliers de fans. Et pourtant, Chris Paul avait un poil de mal à rentrer dans son rythme, à tel point que le dernier quart-temps et le comeback effectué par les Rockets s’effectuait… sans CP3. Drôle de visage tiré par les supporters des Rockets, mais en même temps, quand vous avez PJ Tucker sur un nuage (20 points à 4/6 de loin), Eric Gordon sur des bases toujours aussi intéressantes que l’an dernier (24 points) ainsi qu’un Luc Mbah a Moute sérieux, vous pouvez faire confiance aux rotations de Mike D’Antoni. Dans une improvisation typique de l’entraîneur, avec Harden aux commandes et des cols-bleus confiants autour de lui, les hommes venus de H-Town se permettaient de coiffer les Warriors au buzzer, grâce à plusieurs petits détails qui peuvent changer l’issue d’un match. D’un match comme celui de cette nuit.

La blessure au genou de Draymond Green ? Impactant, évidemment, sachant qu’en sa présence les Dubs avaient l’air de foncer droit vers une victoire. Sans leur pitbull préféré, les hommes de Steve Kerr se mettaient à cafouiller leur basket, les balles perdues s’enchaînant à un rythme alarmant (17 dont 9 rien que pour KD). C’est justement cette défense, pourtant si souvent critiquée, qui venait en aide à des Rockets soudainement inspirés. Un bon stop sur un Curry chaud-patate, une main qui traîne pour soûler Durant, et derrière la punition était évidente dans la peinture des Warriors. Tant d’espaces laissés, tant d’indiscipline acceptée, comme si Houston allait s’effondrer en un claquement de doigts. Dommage. A l’aide d’un énorme 34-20 dans le dernier quart, les visiteurs s’offraient le plus beau des cadeaux. Voir Kevin Durant triompher sur un tir rentré au buzzer, avant que les arbitres indiquent que la balle était encore entre les mains de l’ailier au moment où la sirène sonnait. Oups. Re-dommage. Libéré par la victoire, le nouveau proprio des Rockets se lâchait dans les bras de ses joueurs, pendant que CP3 était aux anges. Et Harden, sur son rythme infernal, relançait les bases de sa saison passée avec une victoire exemplaire (26 points, 10 passes). Un peu de banc, beaucoup de sérénité, du culot évidemment, des ajustements tactiques et une finition osée, la bande à Capela a montré qu’elle devait être prise au sérieux cette saison, et sur 48 minutes. Du moins, le message est passé.

Rares sont les équipes qui peuvent affirmer avoir gagné à l’Oracle Arena entre 2014 et 2018. Les Rockets l’avaient déjà réussi l’an dernier, mais cette fois-ci le groupe du barbu a su faire le taf sans forcer son jeu. Une vraie victoire de grands garçons, pour ce qui a l’air de ressembler à une grande équipe. Confirmation demandée, please.

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