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Gordon Hayward n’a pas oublié la free agency de 2014 : manque de confiance du Jazz, sanction en 2017

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Source image : YouTube

Aujourd’hui membre de l’armée de Boston après avoir signé aux Celtics en début de mois, Gordon Hayward est revenu sur un épisode douloureux, qui a notamment impacté sa décision cet été.

C’est une question qui a d’ailleurs été posée plusieurs fois cette année, en voyant le marché et les comportements qui s’y opèrent. Dans le cadre d’agents-libres restreints, pourquoi l’équipe d’un joueur ne le paye pas directement au max, attendant plutôt qu’une autre franchise le fasse pour que le contrat soit ensuite matché ? La logique est assez compliquée à capter, mais elle a un impact direct sur certains athlètes. Certains comme Hayward justement, lui qui se souvient très bien de son aventure en 2014. Restreint mais donc laissé libre dans la nature par le Jazz, l’ailier pensait que son management lui offrirait une belle cagnotte mais ce n’était pas l’intention première des gérants de Salt Lake City. Une attitude qui fâchait le jeune Gordon, ce dernier décidant finalement de signer chez les Hornets pour 63 millions de dollars sur 4 ans. Sauf que si le joueur pensait pouvoir déménager, le Jazz savait tout simplement comment utiliser son pouvoir en tant que franchise. Qui dit restreint dit offre matchée, et derrière Hayward a passé quatre belles années dans Utah. Problème pour Quin Snyder et sa bande, au moment où la free agency s’est à nouveau pointée, le All-Star n’a rien oublié et il en parlait justement dans le Woj Podcast de la semaine.

“Être agent-libre restreint, c’est bizarre. En tant que joueur, vous êtes là à vous dire, “sérieux?” Vous regardez toutes les autres équipes qui affirment, “Lui, c’est notre gars”. Comme quoi elles vont lui donner un contrat max, bla bla bla. Et moi je dois aller chercher ailleurs pour en avoir un ? En gros, ils ne “croyaient pas en moi ? Vous ne pensez pas que je suis votre gars ?” Du point de vue de l’équipe, c’est ce qu’il y a de mieux à faire. En gros, pourquoi surpayer quelqu’un, jusqu’à ce que quelqu’un nous force à le faire ? Vous voyez ce que je veux dire ? Je peux donc comprendre les différents points de vue, mais être agent-libre restreint est vraiment quelque chose de bizarre.

C’est aussi là que la part de confiance et de solidité dans la relation est énorme, entre joueurs et managements. On voit certains cas comme ceux d’aujourd’hui ou à venir, avec des interrogations qui s’installent chez les fans. Typiquement, Otto Porter, qui a dû attendre que les Nets fassent une offre pour que les Wizards matchent le contrat. Certes, l’ailier se sent bien à Washington et il devrait y réaliser de belles saisons, mais ce “manque” de confiance envers un joueur peut aussi se traduire quelques mois ou années plus tard. Autre exemple, lui à venir, celui d’Andrew Wiggins. Comme on le sait, le phénomène peut tout à fait recevoir une offre non-max de la part des Wolves, être frustré, décider de ne pas la signer, devenir agent-libre restreint la saison prochaine et voir ce que cela donnera. Du point de vue de l’équipe, garder cette flexibilité est primordial pour ne pas réaliser d’immenses erreurs par précipitation. Mais du point de vue du joueur, il faut le garder confiant et rassuré sur son avenir, en le tenant informé des intentions. Sinon, on se retrouve dans le cas du Jazz, une franchise qui vient de perdre son seul All-Star notamment parce que les actions du passé ont ouvert la porte à une méchante séduction des Celtics cette année.

Le marché de la NBA a des codes, des règles, des comportements et des réactions parfois incompréhensibles. Business is business comme dirait l’autre, Utah n’a pas hésité une seule seconde avec Gobert.

Source : The Woj Podcast


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