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Kyle Lowry veut les Raptors, les Raptors veulent Kyle Lowry : maintenant faut définir le bon prix

Kyle Lowry
Source image : Deadspin

On risque de transpirer à grosses gouttes dans les rues de Toronto cet été, mais cela pourrait mener vers un bel avenir : Kyle Lowry souhaite rester dans le coin, maintenant ce sera pour combien ?

Depuis l’élimination des Raptors en demi-finale des Playoffs, toutes les rumeurs ont été avancées concernant le tonneau du Canada. Certains ont parlé d’un déménagement vers Philadelphie, d’autres se sont marrés en évoquant les Lakers, on en a même entendu des bonnes sur les Spurs, sur les envies du joueur de remporter une bague, bref le bordel fût complet, comme attendu. Sauf qu’après le blable du comptoir vient la réalité, et un 1er juillet qui ne va pas tarder à arriver. Dans une vingtaine de jours, Lowry sera agent-libre et pourra choisir d’aller où bon lui semble. Nombreuses seront les franchises toquant à sa porte pour tenter d’attirer ses services, mais un vrai dilemme se pose en ce moment dans la tête du joueur comme dans celle des Raptors. Dans son coin, Kyle sait que Toronto est un endroit rêvé pour lui, qu’il y a tout accompli et qu’il pourra difficilement trouver mieux ailleurs, surtout à son âge. Dans le leur, les Dinos savent qu’un meneur All-Star ne se trouvera pas demain matin dans un 45 tours de Céline Dion, et que le départ de Lowry représenterait clairement une chute dans le classement de la Conférence Est. L’attirance est donc mutuelle, et comme Adrian Wojnarowski de chez Yahoo Sports l’a souligné dans son dernier podcast, il faudra bientôt se mettre à parler sérieusement autour de la table.

J’ai eu cette conversation avec Kyle plus d’une fois, sur le fait que ça comptait énormément pour lui d’avoir amélioré sa carrière à Toronto. C’est à Toronto qu’il est devenu All-Star, c’est là-bas qu’il a créé de vraies racines et a quitté son statut de voyageur dans la Ligue. Il sait aussi qu’en signant un nouveau contrat avec les Raptors et en y terminant probablement sa carrière, il aura son numéro retiré là-bas. Il aura une vraie carrière post-basket sur place une fois retraité et c’est une chose à laquelle il pense déjà, c’est un joueur populaire à Toronto. Les raisons pour Lowry de rester sont nombreuses, mais on en revient au même point : quel sera le montant du contrat proposé ? De plus, les Raptors se demandent également si les Cavs n’ont pas qu’un an encore ensemble, s’ils peuvent réduire l’écart avec eux…

La fin de ce passage est importante, car elle soulève deux points majeurs. Premièrement, la thune. Non seulement Toronto veut conserver Lowry, mais il y a aussi un certain Serge Ibaka à prolonger. Et mine de rien, lui aussi voudra ses ronds pour rester dans l’équipe de Dwane Casey. Il faudra donc y aller en douceur si Masai Ujiri propose un contrat éloigné du max, car celui-ci pourrait frustrer Kyle et le pousser à faire ses valises. Cependant, si Iblocka accepte de rester et Lowry fait un effort financier, les Raptors pourront aborder la suite avec optimisme. Ce qui nous mène au second point, la concurrence. Cleveland a clairement ses fesses sur la Conférence Est, Boston est en train de se construire un avenir en or, Washington ne veut pas se laisser abattre dans la discussion des grands et Milwaukee va vouloir squatter le chat. Est-ce que le meneur All-Star aura le sentiment de pouvoir accéder aux Finales NBA en continuant à y croire du côté de Toronto ? Et surtout, pourra-t-il sérieusement trouver une meilleure opportunité ailleurs ? Car, mauvaise nouvelle à lui annoncer, mais aucune équipe du Top 10 de la Ligue n’est prête à débourser des sommes folles pour un meneur trentenaire, sauf s’il est all-time (coucou CP3). Ce sera donc à Masai Ujiri d’y aller avec les pincettes, pour faire comprendre à Lowry que les Raptors veulent le conserver, mais qu’il faudra y laisser des ronds. Si Kyle le comprend et l’accepte, le groupe pourra repartir sur une nouvelle saison prometteuse.

Prometteuse en quoi ? En laissant le management transférer Jonas Valanciunas et DeMarre Carroll, en offrant au groupe un peu plus que 6 mois d’acclimatation (Serge Ibaka et Norman Powell titulaires, c’est tout neuf), et en laissant à Dwane Casey la possibilité de modifier son jeu. Allez Kyle, réfléchis-y et reste, en faisant un geste.

Source : The Vertical Podcast

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