Old-School

Quand Allan Houston assassinait le Heat et lançait les Knicks dans des Playoffs inoubliables

Allan Houston

Quelle année hein Pat !

source image : YouTube

C’était le 16 mai 1999. Allan Houston enterra tous les espoirs du Heat d’Alonzo Mourning en Playoffs grâce à un tir venu d’ailleurs, Une longue épopée s’en suivi pour New York,  jusqu’en finale NBA. Et comme les Knicks nous manquent, on a décidé d’y revenir un peu…

Les Knicks vont bien lors des années 90’s, avec Patrick Ewing dans le rôle du franchise player. Même si il a eu des envies de départ à la fin des années 80s, le géant est heureux de voir l’arrivée de Pat Riley. Le patron instaure sa philosophie. Et avec Anthony Mason, Charles Oakley et John Starks, la franchise de la grosse pomme connaît de belles années, mais toujours bloqué en Playoffs par un certain Michael Jordan. Lors de la retraite de ce dernier en 1993-94, New York arrive jusqu’en finale mais bute contre Hakeem Olajuwon et ses rockets au terme d’un Game 7 très disputé. En 1994-95, on assistera à un somptueux Reggie Miller en finale de conférence contre Indiana, les fameux 8 points en 16 secondes qui feront si mal aux fans présents au Madison Square Garden. Riley en a marre et démissionne pour partir… au Heat de Miami. Don Nelson reprend les Knicks mais sera très rapidement remplacé par Jeff Van Gundy. 

Et lors de la saison 1998-99 écourtée à cause du lock-out, une certaine magie va opérer en Playoffs. La franchise new yorkaise a vu Latrell Sprewell aka l’étrangleur débarquer en échange de John Starks. Charles Oakley est parti lui aussi en contrepartie de Marcus Camby. Appuyée sur un quatuor Patrick Ewing – Latrell Sprewell – Larry Johnson – Allan Houston, les Knicks vont remporter 27 de leurs 50 matchs et se qualifier de justesse (8ème) pour les joutes de post-season. C’est le Heat “de Pat Riley”, premier de l’Est, qui se présente sur le chemin… De l’autre côté, dans le sillage du duo Alonzo Mourning – Tim Hardaway et sous la houlette de Riley, le Heat connait ses plus années à l’époque. Pourtant, lors des Playoffs 1998, ce sont ces mêmes Knicks qui les ont sortis. L’occasion est donc belle pour eux de prendre leur revanche.

Notons qu’à l’époque, le premier tour des Playoffs se jouait encore au meilleur des 5 rencontres. Et dans cette série très serrée et ultra défensive (aucune des deux franchises ne plantera plus de 100 points dans un match), les deux équipes se retrouvent à 2 partout avec un game 5 décisif à jouer à South Beach. Il ne reste qu’un peu plus de 4 secondes à jouer. Les Knicks sont menés d’un point (77-76) et vont effectuer une remise en jeu. C’est Allan Houston qui récupère le ballon, il tente de foncer au cercle, se débarrasse de son défenseur et prend un tir en total déséquilibre, à une main. Une sorte de mélange entre un floater et un runner qui rebondit d’abord sur le cercle, puis sur la planche et finit par rentrer. 0.8 sur le chrono, les Knicks sont devant, le Heat ne s’en remettra pas et les troupes de Jeff Van Gundy sont en demi-finale.

Et alors qu’ils étaient huitièmes, Marcus Camby et sa bande réaliseront une des plus belles aventures de la NBA pour une équipe si bas classée, ils balayent les Hawks quatre à zero en demi-finale avec un Lattrell Sprewell injouable et prennent même leur revanche sur Reggie Miller et ses coéquipiers en 6 matchs, Allan Houston joue 42 minutes par match et avec Latrell, ils sont les armes offensives principales des Knicks. En finale NBA, ils rencontrent les Spurs du petit nouveau Tim Duncan, à tout juste 22 ans, il tourne à 27 points et 14 rebonds de moyenne dans la série, je crois même qu’il y a un TBNL sur le garçon. Avec David Robinson et contre un Pat Ewing trop vieux pour contenir les tours jumelles du Texas, les Knicks perdent la série sur le score sans appel de 4 à 1. Mais personne n’oubliera que la ville qui ne dort jamais est la seule équipe à être arrivée en finale NBA en étant huitième, on connaît que les Knicks pour faire ça.

Pas de titre pour le grand Pat, quelle déception. Mais les Knicks resteront dans les mémoires des fans, pour une fois de façon positive. Ça change. 


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