Warriors

Le speech de Steve Kerr à ses Warriors : c’était pas du Tony, mais c’était tout aussi efficace

Bousculés par des Spurs déterminés en première mi-temps, les Warriors ont eu droit à un bon remontant à la pause : la visite de Steve Kerr, histoire de redresser les troupes avant le comeback.

On le savait d’entrée, le stratège des Dubs ne pouvait pleinement participer à cette série tant attendue. Gêné par de graves soucis au dos, Kerr laissait sa place à Mike Brown mais cela ne voulait bien évidemment pas dire qu’il allait la fermer pour le reste des Playoffs. Attentif, vigilant, le Coach de l’Année en titre avait du coup une position particulière, qui était celle de pilote à distance. Un texto envoyé à Stephen Curry entre deux entraînements, un coup de téléphone passé à Draymond Green pour le recadrer, le vrai chef d’orchestre de Golden State n’était peut-être plus visible publiquement mais il était toujours aussi présent en coulisses. Ainsi, après le vilain 62-42 imposé par les Spurs en première période, Steve Kerr a décidé de rendre visite à ses joueurs dans leur vestiaire. Pas pour empêcher Mike Brown de faire son taf, mais plutôt pour apporter un regard extérieur sur la rencontre, ce qui est précieux quand on a la tête dans le guidon. Sans parler, également, du push émotionnel que cela pouvait représenter sur chacun de ses hommes. On écoute Stevie ci-dessus ou on lit ci-dessous.

Il faut qu’on trouve le bon équilibre entre le rythme de jeu qu’on aime et la discipline nécessaire. Là on est pas trop dans notre assiette, parce qu’on essaye de courir, courir, courir, mais on perd trop de ballons. Honnêtement j’ai trouvé que notre défense était vraiment bonne dans le premier quart-temps, mais dès qu’on a commencé à perdre des ballons ils ont obtenu des points faciles, on a joué en traînant au score et on se retrouve dans cette situation. Calmez-vous, sur les ailes vous tracez dès que possible, et essayez de faire trois stops défensifs de suite. Trois consécutifs, et le push offensif viendra de là. Notre rythme de jeu viendra de là. Ok les gars ? Soyez à l’aise et tout ira bien.

Rien de bien fou, mais comme Curry et Matt Barnes l’ont souligné après la victoire, c’est parfois un ton de voix, un visage ou une expression qui peuvent suffire. La présence de Kerr est rassurante, il peut parfois péter des plombs mais il reste la force tranquille de cette folle armée, lui qui va souvent laisser place à ses joueurs mais n’hésitera pas à leur rentrer dedans en cas de conneries. Alors certes, puisqu’il s’agit du grand sujet de cette rencontre, c’est bien la blessure de Kawhi Leonard qui représente un déclic dans le fil du match. Mais on a tout de même vu un Curry plus agressif, des Warriors plus remontés et une défense plus sérieuse pour tenter de renverser la vapeur. Sans Iguodala, les ailiers ont tout de même cherché à mettre du rythme, Kevin Durant galopant dès que possible pour punir le repli des Spurs. Au final ? Un comeback réussi, dans des circonstances stressantes certes, mais pas de cataclysme au Game 1 puisque les Dubs ont fait le job. Kerr devra donc multiplier les interventions de ce genre si ses joueurs abordent encore leur rencontre sans énergie, mais on peut vous assurer que Stevie a dû envoyer un bon petit texto à chaque membre de son équipe, pour leur demander de réaliser un Game 2 extrêmement sérieux.

On ne sait pas encore vers quelle date Steve Kerr pourra retourner officiellement sur le banc des Warriors en costard, mais une chose est sûre : l’entraîneur garde une vraie poigne sur son équipe, et n’hésitera pas à leur remonter les bretelles s’il le faut. Professionnel jusqu’au bout.

Source : ABC

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