Warriors

Draymond Green continue son chantier : polyvalence, cassage de couilles, un soldat quatre étoiles

Adoré, détesté, hué, salué, Draymond Green déchaîne les passions mais il reste un basketteur d’exception. L’aboyeur d’Oakland est en train de réaliser des Playoffs assez énormes, mine de rien…

Quand vous jouez avec des gars comme Kevin Durant, Stephen Curry, Klay Thompson ou Andre Iguodala, et vous êtes clairement le meilleur joueur sur le parquet, vous pesez un peu. Car c’est bien la réalité dans laquelle nous vivons, sur le match d’hier soir comme tant d’autres jusqu’ici, avec un Draymond au sommet de son art. Trop concentré en défense toute l’année, l’animal a commencé par asphyxier les Blazers avant de s’occuper du Jazz. Un duel avec Rudy Gobert, c’est tout ce qu’on voulait voir : pour le moment, c’est bien Green qui écrase le plus défensivement, sa polyvalence étouffant les initiatives d’une équipe d’Utah pourtant motivée et entreprenante. Mais si seulement le numéro 23 n’était qu’un défenseur, cela se saurait. En plus de son traitement infernal au quotidien dans sa propre moitié de terrain, Draymond a élevé sa production offensive afin de retrouver son mode Game 7 de Finales NBA, pour ceux qui se souviennent de sa somptueuse performance face aux Cavs et LeBron. Et quand il joue comme ça le DG, il n’y a pas grand chose à faire face aux Warriors.

Cela commençait dès le début de rencontre hier, avec un impeccable 4 sur 4 du parking, comme pour faire soupirer toute une ville de Salt Lake City pourtant croyante en ses chances de surprise. Vous imaginez la violence, d’un point de vue du coaching staff ? Klay, Curry et KD sont sur le terrain, mais celui qui envoie le plus de ficelles… c’est Draymond ? Difficile de ne pas secouer sa tête et lâcher un sourire, une mimique répétée en voyant l’animal jouer depuis le début des Playoffs. Car aujourd’hui, Green est clairement au sommet de sa confiance et n’a pas envie de concevoir le moindre scénario sans bague au bout, un leadership émotionnel et vocal qui permet aux Warriors de constamment garder les deux pieds sur la pédale d’accélération. Petite frayeur tout de même, on l’a vu galérer à se relever en ayant un pépin à la jambe gauche, mais il n’a fallu qu’un aller-retour au vestiaire pour que le moulin soit relancé. Acclamé par une Oracle Arena qui en a fait son chouchou, Draymond a fini le match avec ses potes et a pu lâcher quelques sourires en ayant le sentiment du devoir accompli. Sa ligne ? Peut-être moins “impressionnante” que celle des autres, mais dans le jeu… aucun débat.

21 points, 7 rebonds, 6 passes, 4 interceptions, 5 sur 8 du parking, 36 minutes à une vitesse folle, le coeur et les couilles de Golden State sans oublier la bouche : bienvenue dans le monde terrifiant de Draymond Green en 2017.

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