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Énorme victoire du Jazz au Staples Center : balle de match pour Utah, balle dans le pied pour les Clippers

Certains continuaient à croire en l’expérience d’une équipe qui commence à avoir roulé sa bosse en postseason. D’autres préféraient annoncer un nouveau choke de Lob City, parfois avec un peu de méchanceté que les hommes de Doc Rivers ne méritent pas forcément. Mais pas de chance pour ces derniers, ce matin ce sont bien les détracteurs des Clippers qui fanfaronnent. Et le Jazz qui a un pied en demi.

On a coutume de dire que le Game 5 d’une série de Playoffs est souvent le match le plus important, d’autant plus évidemment lorsque les deux équipes sont à deux partout avant le tip-off. Merci Jean-Victor Obvious, le match de la nuit était donc coché en rouge de part et d’autres du parquet et la pression s’est en tout cas faite ressentir jusque dans notre canapé, avec un écart jamais assez conséquent pour pouvoir décoller les yeux de la télé. Avec un Rudy Gobert définitivement de retour mais un Blake Griffin occupé à insulter la presse au QG de campagne de François Fillon, certains spécialistes s’accordaient à dire que la roux (…) avait tourné en la faveur du Jazz. Ce matin ? Le constat est désormais étayé par une victoire solide des hommes de Quin Snyder face à des Clippers beaucoup trop dépendants de leur backcourt…

Gordon Hayward enfin vidé de tous ses démons, façon poétique de dire qu’il avait la chiasse avant-hier, c’est sur un roster enfin au complet qu’a pu compter Snyder, ce dernier pianotant avec talent avec ses forces en présence. La défense de Rudy Gobert évidemment (cinq steals) mais aussi le scoring d’un Gordie retrouvé, l’apport de Rodney Hood et l’expérience de Babac et Joe Johnson. Les deux équipes se rendaient ainsi coup pour coup jusqu’au dernier quart-temps, Chris Paul entretenant la flamme de sa franchise comme s’il en était devenu l’unique Zippo, mais un Zippo avec Johnny Hallyday en photo et qui ne semble désormais plus à la mode en 2017. Car si côté Clippers… Paul Pierce et Luc M’Bah A Moute se partageaient les minutes au poste 3, le duo californien tenait évidemment bien mal la comparaison avec un Hayward revigoré. Et si les deux tours Gobert et Jordan se tenaient dans la peinture, J.J. Redick et CP3 étaient bien esseulés pour répondre aux attaques d’un roster mormon qui se partageait les tâches de manière parfaite. C’est donc tout logiquement que les visiteurs finiront par porter l’estocade à leur adversaire avec un dagger de… Joe Johnson évidemment, tandis que des signes d’énervement finiront par atteindre Chris Paul, le pauvre meneur semblant aujourd’hui arrivé face à une barrière trop grande pour lui, en tout cas avec ce type de collègues.

Dans les faits ? Le Jazz mène donc 3-2 et aura l’occasion de terminer le boulot vendredi soir à la maison pour se donner le droit d’aller se faire plaisir en demi face à Golden State. Pour les Clippers l’heure est grave car la victoire est désormais impérative, et entre un Blake Griffin semblant à des années lumières des soucis de sa franchise et un Chris Paul bien parti pour squatter son Club Med préféré aux mêmes dates que les années précédentes, le futur des Clippers ne s’annonce pas forcément radieux. Mais avant de venir tirer quelques conclusions, on attendra déjà un sursaut d’orgueil vendredi soir. Chris Paul l’aura probablement, ça on ne s’en fait pas trop, mais c’est l’ensemble de ses teammates qui devra se mettre au diapason. Parce qu’on a quand même l’impression que le bonhomme le mérite, même si ce n’est qu’un avis parmi tant d’autres.

C’est en tout cas une énorme opération réalisée par le Jazz, qui confirme pour sa part les progrès entrevus depuis deux ans et qui poursuit donc son ascension dans la hiérarchie NBA. La saison était déjà réussie, elle pourrait devenir presque parfaite dans trois jours.

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