One-on-One

Mode Playoffs activé pour Tony Parker : deux matchs, deux perf’, coucou Mike Conley !

Tony Parker

Il n’était pas censé être cramé, le TP ?

Source image : zastavki.com

En galère durant la saison régulière, Tony Parker a affiché ces derniers mois des limites assez inquiétantes sur le plan physique. Mais depuis l’ouverture des Playoffs le week-end dernier, le meneur des Spurs montre un visage séduisant, lui qui a réalisé deux performances très correctes face à Mike Conley et les Memphis Grizzlies. Retour sur un début de postseason plutôt convaincant pour le Frenchie.

Oui, on parle de seulement deux rencontres. Oui, il faut éviter les conclusions hâtives. Oui, les choses peuvent changer très vite, surtout en Playoffs où les ajustements sont multiples. Cependant, les faits sont là. Sur les deux premiers matchs de la série entre San Antonio et Memphis, Tony Parker a sorti le mode vintage, le tout à 34 ans et après une saison où il a connu un certain nombre de pépins physiques. Opposé à Mike Conley, l’un des meneurs de jeu les plus complets et sous-estimés de la ligue (sauf si on parle salaire…), TP fait bien mieux que limiter la casse. En effet, il parvient carrément à rivaliser avec le point guard des Grizzlies en se montrant dans une forme très intéressante. Auteur de 18 points dans le Game 1 puis de 15 points dans le Game 2, le tout à 54 % au tir avec notamment cinq tirs primés inscrits sur sept tentatives, Parker est le deuxième meilleur marqueur des Spurs sur la série, derrière l’inarrêtable Kawhi Leonard et juste devant LaMarcus Aldridge. Mais plus que les chiffres, c’est surtout la manière qui fait plaisir à voir.

Pendant la saison régulière, on a souvent vu notre Tony national en difficulté, notamment lorsqu’il s’agissait de finir près du panier et de faire la différence avec son adversaire direct. Evidemment, pour un joueur qui a passé sa carrière à martyriser les défenses avec ses drives, son premier pas et ses lay-ups en pénétration, c’était très problématique, même s’il a essayé de s’adapter et de contribuer en étant plus dans la gestion. Du coup, en vue des Playoffs, il y avait de quoi s’inquiéter dans la maison Spurs, surtout lorsqu’on regarde la liste des monstres évoluant à l’arrière dans la Conférence Ouest. Ces inquiétudes, elles ont été mises au second plan ces derniers jours car Parker semble avoir retrouvé des jambes. Agressif vers le panier, adroit à l’extérieur tout en étant impliqué en défense où il met une belle pression sur son vis-à-vis, TP est kiffant à regarder actuellement et son coach Gregg Popovich n’a pas manqué de souligner sa montée en puissance après le Game 1 contre Memphis :

Ces deux dernières semaines, il a retrouvé la forme. Il a bien travaillé dans la salle de musculation, mais aussi sur le terrain afin de retrouver son souffle. Je trouve qu’il était très en confiance ce soir, et on adore lorsqu’il joue avec de la fierté en défense. Je pense qu’il a fait du bon boulot.

Lorsqu’il évolue à ce niveau-là, les Spurs deviennent tout de suite plus dangereux. Comme l’a fait remarquer Kawhi Leonard suite à la victoire de San Antonio lors du premier match de la série, un Tony Parker agressif et capable de conclure près du cercle rend les choses plus faciles pour l’équipe texane dans le sens où il attire la défense sur lui, permettant ainsi à ses coéquipiers d’obtenir des shoots de meilleure qualité. En d’autres termes, cette version-là de Tony dynamise l’attaque de San Antonio et la rend plus imprévisible, elle qui peut parfois connaître des trous d’air (turnovers, mouvement du ballon moins fluide, attaque qui se repose trop sur Kawhi…) contre des grosses équipes défensives, comme on l’a vu face à Golden State en fin de saison régulière ou même lors de la deuxième mi-temps du Game 2 contre les Grizzlies.

La question qui se pose désormais, c’est de savoir si ces deux performances de Tony Parker représentent un signe des choses à venir ou juste une parenthèse. Par contre, ce qui est sûr, c’est que les Spurs auront besoin d’un TP en grande forme pour remporter la Conférence Ouest, où Golden State semble quasiment intouchable. Avec la disparition des back-to-backs en Playoffs, on peut espérer que le meneur de San Antonio garde un bon rythme. L’avenir nous le dira…

Son Game 1

Son Game 2

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