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Bilan de saison 2017, version Knicks : même constat que l’an dernier, en pire

Bilan knicks

Putain de triangle.

Source image : @TheBigD05

Une saison galère de plus. Voilà ce que les fans de Big Apple ont vécu, plongeant les Knicks toujours plus dans la déprime. On est bien loin de l’optimisme de la fin de l’été dernier, quand Phil Jackson s’était montré chaud sur le marché des transferts.

Ce que TrashTalk avait annoncé :

Si la fanbase des Knicks mais aussi certains joueurs s’imaginaient déjà lutter avec les Cavs en finale de Conférence à l’Est, nous n’étions pas aussi emballés par l’effectif en place, surtout connaissant le contexte new-yorkais. Pour autant, il y avait du talent dans le roster, assez en tout cas pour retrouver les Playoffs en faisant le taf et en progressant. Un peu plus de 40 victoires, peut-être une ou deux de plus au premier tour avant de se faire sortir par un cador de l’Est, et on aurait déjà pu avoir le sourire étant donnés les exercices précédents.

Ce qui s’est vraiment passé :

Un nouveau cauchemar long de plusieurs mois une fois de plus du côté du Madison Square Garden. Tout est parti en sucette ou presque et personne ne peut vraiment être épargné dans le marasme new-yorkais. Blessures, suspensions, méformes, glorieux anciens bafoués, résultats pourris, game winner de T.J. McConnell… et la cerise sur le gâteau pour clôturer la saison, Derrick Rose qui pète encore alors que le mec avait réussi à rejouer au basket et prendre du plaisir sur un parquet. Certes, quelques inconnus censés être là juste pour le nombre ou presque – on caricature volontairement, on préfère prévenir connaissant la susceptibilité des fans des Knicks – comme Ron Baker, Willy Hernangomez ou encore Mindaugas Kuzminskas ont fait le taf, mais pour le reste c’est le néant. Bien sûr, on trouvera toujours des circonstances atténuantes à chacun, entre les soucis physiques, une mauvaise utilisation, pas de liberté dans les choix… mais le résultat est le même. La palme revient tout de même à la direction : Phil Jackson est cramé et Jim Dolan est la plus grosse plaie de l’histoire du basket.

L’image de la saison :Kristaps Porzingis Knicks

On ne l’attendait pas, il a cartonné : Willy Hernangomez

On ne l’attendait pas, on ne l’attendait pas, c’est vite dit. Il n’était pas le premier nom coché par les observateurs au moment d’attaquer la saison, mais si on accepte de s’ouvrir au basket en dehors de la NBA, on savait qu’on avait là un beau potentiel. C’était d’ailleurs notre surprise potentielle lorsque nous nous étions penchés sur la preview des Knicks, et pour une fois qu’on ne dit pas trop de la bouse, on va le faire remarquer. Avec un Jooks aux abonnés absent et malgré quelques performances sympas de Kyle O’Quinn, c’est lui qui a apporté le plus de garanties poste 5 cette saison. Avec 8,2 points à 53% et 7 rebonds en 18,4 minutes – soit 16 points et 13,6 rebonds ramenés sur 36 minutes – pour son exercice rookie, on s’imagine déjà le voir associé régulièrement avec Kristaps Porzingis dans la raquette des Knicks.

On l’attendait au taquet, et il a abusé : Joakim Noah

Dans le recrutement clinquant estival, il était celui qui soulevait le plus d’interrogation vue la fin de son aventure à Chicago et le montant engagé pour s’offrir ses services. Mais même en ne jouant que 25 minutes par match, Joakim Noah devait souder la défense des Knicks et retrouver le goût du basket dans une franchise qui lui ressemble – du moins qui devrait lui ressembler. Malheureusement, il n’a absolument pas retrouvé l’intégralité de ses moyens physiques, et quand le corps ne suit pas, rien ne va pour Jooks. C’est donc une nouvelle année marquée par les blessures, les tirs dégueulasses et un déclin inéluctable qu’il a vécu, bien loin des attentes, même les plus pessimistes. Pour couronner le tout, il s’est fait chopper par la patrouille lors d’un contrôle anti-dopage, grattant au passage 20 matchs de suspension. Au fait, le produit consommé ne sera plus interdit lorsque le nouveau CBA entrera en vigueur. Et alors qu’on pensait qu’il ne pouvait pas tomber plus bas dans la lose, on a appris qu’il devait se faire opérer de l’épaule et que son absence se chiffrerait entre 4 et 6 mois.

La vidéo de la saison :

Ce qui va bientôt se passer :

On aimerait imaginer un scénario positif, mais on n’y arrive pas. Dolan sera toujours à la tête des Knicks l’an prochain. Phil Jackson décidera toujours des choix liés au basket. Jeff Hornacek n’aura pas les mains libres et il devra même appliquer l’attaque en Triangle. Kristaps sera toujours aussi frustré, bon courage pour qu’il ne pète pas un câble. Seul le contrat de Derrick Rose se termine pour laisser un peu de place dans la masse salariale, contrairement à celui de Joakim Noah qui va faire mal encore un bon moment. Un point positif : LaLa ne retiendra plus Melo à New York et par conséquent il ne devrait plus faire jouer sa no-trade clause.

L’enthousiasme qu’avait soulevé la venue de Phil Jackson il y a trois saisons est désormais bien loin et son plan est complètement foiré. Il a grillé son dernier joker cet été et aujourd’hui on a vraiment du mal à voir New York sortir la tête de l’eau. Une seule idée nous vient à l’esprit, mais elle ne sera pas suffisante pour autant : faire de Kristaps Porzingis le franchise player et construire autour de lui. Sauf si le contexte le gave trop.

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