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Victor Oladipo a goûté au même melon que les Wizards : “Nous sommes le meilleur backcourt de NBA”

Victor Oladipo

Victor et un monstre, ça ne doit pas être si loin que ça du meilleur backcourt de NBA quand même…

Source image : YouTube

On a du John Wall et du Bradley Beal dans le texte pour Victor Oladipo, qui affiche sa confiance. S’il est facile de dire que l’arrière du Thunder a tort, ses dernières performances sont de bon augure pour son association avec Russell Westbrook.

On entend souvent dire que Russell Westbrook porte son équipe à lui tout seul, ce qui est en partie vrai. Rappelons-le, le marsupilami tourne à 32 points, 10,5 rebonds et 10,1 passes de moyenne. Déjà auteur de 32 triple-doubles cette saison, dépassant ainsi Wilt Chamberlain et n’étant plus qu’à neuf longueurs des 41 TD d’Oscar Robertson en 1961-62, il marque l’histoire. Il est donc impossible de nier que Westbrook est l’homme à tout faire du Thunder. Mais cela ne signifie pas qu’il est esseulé. D’ailleurs, s’il a encore réalisé un triple-double face au Jazz samedi, Victor Oladipo, son compère sur les lignes arrières, n’est pas en reste. Oladipo a lui marqué 22 points à 8/16 au tir, dont 17 en première mi-temps, permettant à son équipe de mener de 14 points à la pause… quand Russell n’en était qu’à 13 points à 4/11 et 3 balles perdues. Oladipo, qui dispute à 24 ans sa première saison avec le Thunder, tourne à 16,3 points de moyenne. C’est certes moins que sa saison sophomore à 17,9 points avec Orlando, mais il est aujourd’hui dans l’ombre du glouton Russell Westbrook. Et Totor n’a jamais été aussi adroit, tournant à 45,2% au tir et 37% du parking. Ainsi, s’il traine une réputation plutôt méritée de croqueur, ses pourcentages demeurent très corrects. Le bonhomme a un talent offensif indéniable, et il commence naturellement à l’exploiter du côté d’Oklahoma City. Mais ce qu’on a surtout tendance à sous-estimer, c’est son apport défensif ! L’intéressé le dit lui-même à Berry Tramel de The Oklahoman :

“La défense est quelque chose de très important pour moi. Je crois que c’est l’une des raisons pour lesquelles je suis ici.”

Preuve en est : OKC a enchaîné trois défaites à l’extérieur la semaine dernière à Portland, Phoenix et Dallas, encaissant 112 points de moyenne sur les trois matchs. Devinez quoi, Victor Oladipo n’était pas du voyage, à cause de douleurs au dos. Mieux encore, juste avant cette série de trois défaites, OKC avait réussi tant bien que mal à s’imposer à domicile face au Jazz, 109-106, toujours sans Oladipo. Mais ce jour là, Rodney Hood avait été bon, inscrivant notamment 10 points dans le dernier quart-temps. Samedi, Hood avait Oladipo sur le paletot, et il a shooté à 1/5 au tir, inscrivant 4 petits points avant d’être benché par Quin Snyder comme les autres titulaires qui ont pris la foudre en pleine face (victoire du Thunder 112-104). André Roberson, son coéquipier et spécialiste défensif du poste d’arrière, assure que “c’est un grand two-way player”, expliquant qu’Oladipo est “physique, athlétique et concentré sur la défense”. Son investissement défensif est d’autant plus important que Westbrook met moins d’intensité en défense, tant il fournit d’efforts de l’autre côté du terrain. Talentueux en attaque, essentiel en défense, Victor Oladipo est en train de prendre une autre dimension à Oklahoma City. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il a confiance en lui :

“Pour jouer en NBA, tu dois te sentir comme le meilleur, donc j’ai le sentiment que nous sommes le meilleur backcourt de NBA,” déclarait-il à propos de la paire qu’il forme avec Russell Westbrook.

Autant le dire franchement : au mieux c’est ambitieux, au pire c’est faux. Car le duo est vraisemblablement derrière Curry/Thompson, Wall/Beal, Lowry/DeRozan voire Thomas/Bradley et Lillard/McCollum dans la hiérarchie des backcourts. Par contre, il est vrai que le tandem fonctionne de mieux en mieux, avec un Victor Oladipo qui est en constante progression. Sur les sept derniers matchs, il est à 17/34 à 3-points, a marqué plus de 20 points à cinq reprises et par dessus tout, il déleste en partie Russell Westbrook de ses responsabilités offensives et défensives. Pas si mal pour un joueur dont l’arrivée à OKC aux côtés de Ersan Ilyasova et Domantas Sabonis en l’échange du seul Serge Ibaka était critiquée par certains observateurs… avec la suite que l’on connait.

Le duo Westbrook/Oladipo n’est clairement pas la meilleure paire d’arrières de NBA. Mais Victor Oladipo s’appuie sur sa confiance en lui pour progresser, ce qui commence à porter ses fruits. Il parvient à nous rappeler que le backcourt d’OKC ne se résume pas à la seule machine à triple-double, ce qui n’est pas un mince exploit…

Source texte : SLAM Online


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