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Alexis Ajinca ne demande pas la lune, il veut juste jouer : situation compliquée pour le Frenchie

Alexis Ajinca

Forcément frustré par le peu de temps de jeu qui lui est donné, Alexis Ajinca s’est ouvert sur sa situation et n’a pas exclu l’idée d’un transfert dans une autre équipe. Compréhensible.

Trois minutes. Trois petites minutes. Voilà le temps de jeu que le pivot tricolore a reçu depuis le début de la nouvelle année. On ne parle pas de cette semaine ou des huit derniers matchs, mais bien depuis le 1er janvier 2017. Et encore, il faut remonter au 23 décembre pour voir une rencontre durant laquelle Ajinca a obtenu plus de 15 minutes, car depuis c’est le silence radio du côté d’Alvin Gentry. Gêné par des pépins physiques en début de saison, Alexis a fait son job en mettant sa machine dans les meilleures conditions possibles, sauf que son entraîneur n’a pas eu l’air intéressé par un scénario dans lequel le géant jouait. Vissé sur le banc des Pelicans, le Français est évidemment fatigué par sa situation mais il reste pro devant elle. Et lorsque des rumeurs de transferts de ce début de semaine l’ont mis sur le devant de la scène, notamment dans un potentiel deal concernant Jahlil Okafor ou Brook Lopez, l’intéressé n’a pas tourné longtemps autour du pot. Faire ses valises, ce n’est pas un énorme tracas, car tout ce que souhaite Alexis c’est de pouvoir taper la balle avec ses coéquipiers.

“Peu importe où je vais, tant que je peux jouer. Le contrat est bien, mais au final, je reste un compétiteur donc je veux juste jouer afin d’apporter ce que je peux à une équipe. Si cela peut être le cas ici, ce serait super. Mais si ce n’est pas le cas, et bien j’irai ailleurs. Je reste prêt. […] Tout ce que je peux faire, c’est rester professionnel. Si je joue aujourd’hui, peut-être que je n’aurai pas à courir davantage après le match. Si je ne joue pas, je courrai après le match et ferai mes sessions habituelles. Je ne peux pas contrôler ce qu’ils (les Pelicans) veulent faire. Tout ce qui m’importe, c’est ce que je peux contrôler, donc ma santé et le fait que je puisse rester en forme.”

Rester prêt, rester prêt, rester prêt, voilà une bonne attitude qui – on l’espère – sera récompensée, quelle que soit la forme du cadeau donné. Ce qu’il y a de plus frustrant, probablement, c’est le fait de voir New Orleans galérer autant sans avoir son mot à dire. Car si les Pelicans défonçaient la Conférence Ouest et étaient blindés de All-Stars à l’intérieur, on pourrait comprendre. Sauf que dans le cas actuel, non seulement la franchise de Louisiane est tout en bas du classement, mais elle est aussi remplie de géants qui sont loin d’être intouchables dans la peinture. Donatas Motiejunas ? Pourquoi pas. Mais Omer Asik et Cheick Diallo ? De l’eau gazeuse pour Alexis, qui pourrait au moins obtenir dix petites minutes de temps de jeu. Gentry s’est fait une idée fixe de ses rotations, aussi flinguées soient-elles, maintenant on croise les doigts pour qu’un transfert puisse avoir lieu, même à Philly ou à Brooklyn. Car comme le dit Ajinca lui-même, on ne parle pas d’être forcément titulaire et d’avoir sa tête en couverture de magazine, on veut juste une opportunité pour pouvoir s’exprimer.

D’ici une dizaine de jours, le sort du compatriote sera connu. Les Pelicans ont jusqu’au 23 février pour choisir ce qu’ils feront d’Alexis Ajinca, prions ensemble pour que le sublime management de la franchise décide d’offrir un peu de liberté au Frenchie.

Source : NBC Sports

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