Bucks

Le Michael Beasley Game a eu lieu cette nuit : 28 points sur les Spurs, direction le Hall of Fame

Après des mois passés à prier les dieux du basket et de la botanique, après des semaines passées à souhaiter que la prophétie s’accomplisse enfin, Michael Beasley a pris feu et permis aux Bucks de s’imposer à San Antonio (109-107).

Cela ne pouvait se passer qu’ainsi. Cela ne devait se passer qu’ainsi, d’ailleurs. Car le scénario était trop beau pour le laisser passer, le script était bien trop bancal pour ne pas se faufiler et réaliser un match parfait. Hier soir, Milwaukee se rendait chez des Spurs qui n’avaient pas perdu depuis belles lurettes à domicile. Hier soir, Milwaukee se ramenait avec un Giannis Antetokoumnpo à la fois présent en début de match puis absent après seulement neuf minutes de jeu, le Freak étant trop diminué physiquement pour pouvoir sérieusement aider les siens. Hier soir, Milwaukee envoyait Michael Beasley en sauveur number one aux côtés de Jabari Parker, alors que la légende vivante était annoncée incertaine pour la rencontre à cause d’un tibia douloureux. Autant dire que tout était rassemblé pour que les Bucks s’imposent à San Antonio, même si l’absence de LaMarcus Aldridge jouait quand même dans leur sens. Cependant, ce qu’on ne pouvait pas prévoir, c’est que l’équipe ultra-expérimentée du Texas allait galérer à finir contre un rookie, deux briques et Mike Beasley, ce genre de compo qui laisse souvent place à une exécution publique signée Gregg Popovich et Kawhi Leonard. Du coup, avec l’activité athlétique des Bucks et le culot des joueurs présents sur le terrain, c’est bien la franchise du Wisconsin qui gagnait à l’extérieur, une précieuse victoire dans la course aux Playoffs à l’Est.

Et comment pouvions-nous contenir notre joie, en voyant le gaucher enchaîner les filoches tout en distribuant les caviars lorsque la défense texane venait doubler sur lui ? Beasley avait peut-être sa tête habituelle de fêtard venant de sortir d’une GAV, mais c’est pourtant lui qui envoyait les Spurs au poste. Grâce à sa confiance inébranlable en attaque, des choix de tirs qui faisaient secouer la tête du banc de San Antonio mais un arceau qui grandissait de plus en plus dans la tête du shooteur, Michael prenait la relève offensive laissée par Giannis et s’offrait sa meilleure performance de la saison : 28 points à 11/18 au tir, 5 rebonds, 4 passes, 2 interceptions et 3 contres, du LeBron dans le plus grand calme. Et le plus beau, ou le pire selon les goûts de chacun, c’est que l’habituelle gâchette régalait dans le partage de balle, notamment dans le money-time lorsqu’il abreuvera Greg Monroe et Malcolm Brogdon de ballons cruciaux. Oui, on a bien écrit cette phrase en 2017, dans notre monde réel. Les Bucks ont bien géré leur fin de match chez les Spurs, grâce à l’altruisme de Michael Beasley et le sérieux de Monroe et Brogdon. Tout va bien dans le meilleur des mondes. Mais en même temps, il fallait bien que le génie vivant dans le vestiaire de Milwaukee s’exprime enfin au maximum de son potentiel, on espère donc le retrouver dans des standards habituels d’ici quelques jours, avec un match à 4 points et 20% au tir, en perdant la balle à trois reprises.

Des paniers trop clutch, des contres décisifs, une attitude de leader et une victoire exceptionnelle à San Antonio : cela fait des années qu’on demande une franchise rien que pour Michael Beasley, mais personne ne nous écoute. Continuez à le renier, vous subirez sa vengeance et celle-ci sera terrible.

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