Rockets

James Harden est juste intenable : 40 points, 10 rebonds, 11 passes, 8ème victoire consécutive !

En déplacement dans le Canada hier soir, James Harden a refusé de perdre face aux Raptors, mettant sa franchise une nouvelle fois sur son dos : 10ème triple-double de la saison, 8ème victoire de suite, la définition d’un MVP ?

Les Rockets ne savent pas voyager. Les Rockets ne savent pas défendre. Les Rockets ne tiendront pas de longues séries. Les Rockets se calmeront en 2017. Bla, bla, bla. Plus les doutes se présentent sur la table de Mike D’Antoni, plus les chances de voir son équipe l’emporter augmentent, tant ce groupe compétitif semble apprécier l’adversité au sein du même vestiaire. Ce dimanche, après quatre matchs consécutifs à domicile et donc quatre succès, les soldats texans se rendaient chez des Raptors qui avaient une belle emmerde à régler. Battus par les Bulls la veille, alors qu’ils menaient de près de 20 points en seconde période, Kyle Lowry et DeMar DeRozan devaient gérer le business. Sérieusement, sans se faire dessus, un boulot de bonhommes qui représente leur place au sein de la Conférence Est. Malheureusement… ce sont d’autres darons, aussi bien placés mais à l’Ouest, qui se sont chargés d’enfoncer Toronto dans leur galère actuelle. Menant la majeure partie de la rencontre et notamment de 4 points à l’entrée du dernier quart, Dwane Casey a vu ses hommes retomber dans leurs vilains défauts en isolation, offrant le profil idéal pour que Houston vienne l’emporter en déplacement. Davantage de discipline défensive (23 points seulement pour les Raptors dans les 12 dernières minutes), la même solidité en attaque, des copains qui s’encouragent pendant qu’en face on se croisait à peine du regard : le 34-23 était fatal pour les Dinos, victoire sérieuse de Houston, 129 à 122.

Et comme dans chaque succès des Rockets cette saison, qui était en haut de l’affiche, gérant aussi bien l’aspect statistique que celui du leadership au sein de son équipe ? James Harden, premier joueur de l’histoire à réaliser un… quadruple-double assez amusant au-delà des quarante unités : 40 points, 10 rebonds, 11 passes et 10 balles perdues. Le barbu était le premier à le dire en sortie de victoire, en possédant la balle 90% du temps entre ses mains, il y a de fortes chances pour que sa moyenne de gonfles rendues soit élevée. Cependant, et c’est là aussi qu’on voit toute la maturité dans l’évolution du gaucher, Harden ne voulait pas s’en arrêter là. Il voit du progrès, une possibilité de s’améliorer, de pousser cette équipe encore plus loin après seulement quelques mois passés ensemble. Ce dimanche, c’est bien évidemment dans la création que James a une nouvelle fois régalé, mais pas seulement. Contrant DeMar DeRozan dans le money-time, il montrait que son investissement défensif devait donner le ton pour son équipe. Plantant une flèche assassine avec une minute à jouer, il contenait sa célébration, conscient que la victoire était ce qu’il y a de plus important. Et nourrissant en abondance le trio Ariza – Harrell – Gordon (64 points), il évitait une isolation trop prononcée, qui se produisait justement de l’autre côté. Hier soir, James Harden aurait pu ralentir un coup, perdre ce dernier quart et mettre fin à sa série de succès… mais non.

Trop concentré, trop à l’aise dans son système, trop conscient de ses responsabilités et du potentiel des Rockets, le fabuleux gaucher a encore une fois prouvé qu’un bulletin de vote en sa faveur serait la meilleure des décisions à prendre. Non, pas pour le All-Star Game. Pour le titre de MVP.

couverture

Les visiteurs ont tapé :

Cliquez pour commenter

Répondre

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

To Top