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Les Nets s’offrent Indiana à la maison : du coeur, de l’envie, on sait se donner à Brooklyn

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Coucou.

Source image : @Nets

Pour ses premiers pas en tant qu’entraîneur principal des Nets en saison régulière, Kenny Atkinson a eu droit au plus beau des cadeaux devant son nouveau public : une victoire face aux Pacers, 103 à 94.

On l’a susurré, puis répété, puis commencé à le scander, avec le sourire. Certainement pas pour en faire une priorité dans la Conférence Est, mais simplement pour mettre les points sur les i et les barres sur les t. Arrivé à Brooklyn il y a quelques mois après plusieurs années d’expérience en tant qu’entraîneur dont les dernières aux côtés de Mike Budenholzer à Atlanta, Atkinson a tenu à imposer un état d’esprit qui devrait plaire aux fans et attirer le regard de pas mal de monde dans les alentours. Le principe ? Assez simple. On a peut-être un effectif de CFA, mais on va jouer avec une dalle de Ligue des Champions. Une détermination presque obligatoire pour survivre en NBA, surtout quand on voit la gueule du vestiaire des Nets et le nombre de randoms qui n’auraient probablement pas leur place dans cette Ligue. Mais ça, Kenny le savait. Et dès ses premiers mois à Brooklyn, comme on a notamment pu le voir hier soir, le stratège a tenu à faire respecter sa propre loi sur les parquets. Il y aura des défaites, et pas qu’un peu, mais si on doit perdre ce sera en donnant absolument tout sur le terrain. Une méthode à la Thibs qui a déjà fait ses preuves en seulement deux rencontres, la dernière étant ponctuée par une victoire.

Et ce sont les Pacers de Paul George, justement, qui sont tombés dans le piège local. Se ramener au Barclay’s Center en traînant des pieds cette saison ? Mauvaise idée. Car même si le manque de talent chez les Nets est flagrant au point de les imaginer s’auto-détruire dans le money-time, cette faim permanente peut leur permettre de gratter de la gagne aisément. Boston avait d’ailleurs eu droit à un mini-avertissement en ouverture de la saison, puisque Brooklyn n’avait rien lâché et se permettait même d’accrocher les Celtics jusqu’à la 48ème minute de la rencontre. Battus sur le fil, Lin et Lopez sont rentrés au bercail et sont restés discrets tout en respectant la demande de leur coach : suez, donnez, et vous verrez. Résultat, Jeremy et Brook ont profité de la nonchalance des visiteurs pour faire un carton plein (46 points, 14 rebonds et 10 passes), tout en comptant sur un Kilpatrick de feu à distance (4/4 pour 18 points au total) histoire de rendre la teuf encore plus belle. Et quand vous avez deux joueurs qui donnent le ton, des cols bleus comme Booker ou Hamilton qui vendent leur corps à la science, en plus d’un sniper déchaîné ? Vous obtenez une surprise comme on devrait en retrouver cette année chez les Nets. Une équipe qui ne vend pas de rêve, ne fera aucune couverture de magazine, mais base déjà sa réussite sur des principes exemplaires. L’effort, le collectif et la régularité. Parfois, c’est aussi simple que ça le basket.

One shot, comme dirait l’autre. Brooklyn s’offre Indiana à la maison, en grande partie grâce à la façon dont les Pacers ont abordé la rencontre. Cependant, ce genre de désinvolture devrait se reproduire au Barclay’s, et les Nets seront les premiers à se frotter les mains pour en profiter. Peut-être pas avec une win, mais au moins avec du coeur et du bon jeu. Et ça, c’est déjà une victoire.

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