One-on-One

LeBron James réalise enfin son rêve : ce soir, le King accrochera la plus belle de ses bannières au plafond

LeBron James vient à bout des Playoffs 2015 - 2016

Serre fort LeBron. On ne sait jamais.

Source : YouTube / NBA - ESPN

C’était le 1er novembre 2006, à l’orée de la saison 2006-2007. Lebron James était là, planté sur le parquet de la Q-Arena avec un peu plus d’une heure devant lui avant d’entamer un nouvel exercice – son quatrième – par la réception des Wizards. Les yeux pointés vers le plafond de cette salle qu’il chérit tant, le King eut ces mots : “Mec, il va falloir qu’on se mette à hisser des bannières là-haut.”… 

A l’époque, il n’y avait qu’une bannière au niveau des projecteurs de la Q-Arena : un titre de champion de division sur la saison 1975-1976. Une bannière accompagnée de seulement six jerseys retirés (Bingo Smith, Larry Nance, Mark Price, Austin Carr, Nate Thurmond et Brad Daugherty). C’est un plafond bien dégarni qu’avait donc Lebron sous les yeux, comme le symbole de la pauvreté de l’histoire des Cavs, comme un symbole de la tâche qui attendait l’enfant d’Akron. Une tâche tout aussi immense qu’à portée de main finalement car quand vous partez de zéro ou presque, il est toujours plus facile d’améliorer une situation, un palmarès. Surtout quand vous vous appelez BronBron. A l’époque, notre fameux LeBron n’avait pas encore 22 ans, il venait de goûter pour la première fois au doux parfum des Playoffs au printemps précédent. Des Playoffs qu’il avait entamés par un triple-double sur la bouche des Wizards de Gilbert Arenas. 32 points, 11 rebonds et 11 passes décisives, avec la victoire au bout. Pour une première fois, on peut dire que ce fut plutôt réussi. Et puis, le tour initial passé, James guida les siens avec une maturité et une force impressionnante pour pousser les Pistons – champions en titre – en 7 matchs. Une défaite oui mais avant-tout un avant-goût du succès pour LeBron le post-adolescent.

Dix ans plus tard, quasiment jour pour jour, LeBron James peut être fier du boulot accompli. Car, tout à l’heure, une fois que la bannière de champion sera accrochée en haut de la Q, ce sont neuf titres qui seront désormais représentés au plafond : 5 titres de Division Centrale, 3 de la Conférence Est et un titre de champion donc. Il y a fort à parier que les dirigeants de Cleveland ont dû se faire construire un joli meuble pour entreposer tous les trophées que LeBron James a ramené dans SA ville et à SA franchise. Et ce n’est pas fini, le King a bien l’intention d’en ramener d’autres, mais tout d’abord il compte savourer celui-ci :

Cela représente tellement pour moi, pour mes objectifs personnels. Et je sais que cela représente énormément pour tous les gens du Nord-Ouest de l’Ohio et tous ceux qui s’intéressent à l’histoire du sport à Cleveland.

Et puis, dans quelques heures, juste avant de recevoir les Knicks de son pote Melo, LeBron James va enfin voir une bannière de champion s’élever dans le ciel de la Q. Un moment qu’il attend avec impatience, un moment qui compte tout autant que le fait d’avoir une bague pour lui :

J’attends vraiment de voir cette bannière se hisser et dire à tous que nous sommes champions du monde. Et une autre pour la Conférence Est et une pour le titre de Division. C’est génial de voir tous ces accomplissements et d’en faire partie.

Lebron a tout compris. Il est vrai que les bagues donnent un côté spécial à un titre. Elles sont un peu comme le morceau unique que chaque joueur peut garder. Elles sont stockées, chéries, comptées, parfois vendues. Elles ont en fait tellement plus de valeur que l’or et les diamants dont elles sont faites. Les bagues sont un symbole mais un symbole personnel voire égoïste car elles ne peuvent pas être partagées. Les bagues ne trônent pas au plafond de la salle. Elles ne peuvent pas être pointées du doigt avec une fierté non dissimulée lorsque tout va mal. Les bannières – surtout celles d’un titre de champion – sont à tout le monde. Aux joueurs évidemment mais aussi aux fans, à la ville, à tout le staff, à chaque enfant qui naîtra dans une famille de supporters… Les bannières, plus que tout autre récompense, font et racontent l’histoire d’une franchise.

Pour toutes ces raisons, le fait de voir les couleurs or et bordeaux se hisser au plafond de SA salle, pour y représenter à tout jamais ce qui a été réalisé en cette saison 2015-2016, sera forcément un instant qui envahira LeBron James d’une grande émotion. Et ce sera pour nous une excellente occasion de nous rappeler qu’à seulement 32 ans, ce qu’a d’ores et déjà accompli le numéro 23 des Cavs est tout simplement monstrueux. Cette bannière sera, pour toujours, une façon de nous en souvenir.

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