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Les Coqs d’Outre-Atlantique – Episode 3 : Diaw s’éclate, Gobert en galère, De Colo de retour !

Françaises, Français ! Chaque dimanche sur TrashTalk, dans une ambiance qui sent bon la Liberté, l’Egalité et la Fraternité, retrouvez un récapitulatif complet des performances de nos chers compatriotes en NBA. Cocorico !

Hmmm… vous sentez cette odeur douce et suave ? Humez-vous la saveur du rythme NBA qui s’accélère, de la machine à highlights qui tourne, des enjeux qui s’éclaircissent ? La troisième semaine de compétition s’achève, et les français n’échappent pas à la pression des parquets. De ce côté, cette semaine est riche en surprises : derrière les  TP, Batum et Cie, on note le retour de Nando De Colo, la galère de Gobert et la renaissance de Boris Diaw. Top départ.

M. Le président : Tony ParkerSan Antonio Spurs v Memphis Grizzlies - Game Four

Hum.. un peu plus et ça va devenir du totalitarisme. La semaine de TP : 4 matchs, 4 victoires. 17,2 points, 6,5 passes, le tout avec classe, retenue, et métier. Des stats collectives et individuelles qui en disent long sur  la qualité des Spurs et de leur meneur vedette. Ce n’est pas cette année que le titre officieux de meilleur joueur français risque d’échapper à M.Parker.

Le Prix Poulidor : Nicolas BatumNicolas Batum a posté, samedi contre les Clippers, son second triple-double en carrière

Oui, on sait, c’est un peu redondant ; mais que peut-on y faire ? Parker et Batum sont sans conteste les deux meilleurs français cette semaine ; et Batman nous semble à deux doigts de monter sur le trône du Président. En effet, ses stats sont, comme d’accoutumée, plutôt élogieuses : 13 points, 5 passes, 4 rebonds. Batum est au four et au moulin chez les Blazers, tantôt ailier-shooteur, tantôt meneur de jeu. D’autre part, Portland réalise un très bon début de saison, avec 7 victoires, pour seulement 2 défaites. Un bilan dont Batum est l’un des principaux artisans. Mais, comme on dit, ‘presque n’est pas’ : ainsi, Nicolas nous semble encore en sous-régime, notamment au niveau de la réussite aux tirs (même pas 40% sur les 3 matchs), qui le plombe au scoring.  Allez pousse, Raymond ! Pousse !

Le French Kiss de la semaine : Babac’ et Tony, ou Chevallier-Laspalès au MSG

On a choisi cette petite action pour plusieurs raisons : d’abord parce qu’elle concentre deux français, et deux, c’est mieux qu’un ; ensuite, parce que la passe est franchement superbe, et qu’elle montre encore que Boris Diaw est un passeur extraordinaire ; puis parce que, s’il était encore besoin de le prouver : le maître du floater, c’est TP ; enfin, puisqu’elle est le symbole du collectif des Spurs qui a écrasé une équipe de New York franchement moche, à la qualité de jeu inversement proportionnelle au taux d’alcool dans le sang de Gérard Smith. CQFD.

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Les Mentions Spéciales de la semaine

 

Mention “Equipe de France de foot” :  Rudy Gobert et Utah Jazz

Heureusement qu’on n’a pas le même lien affectif avec Utah qu’avec l’EDF de foot ; le bilan du Jazz  nous paraît alors seulement risible (ou gênant, si vous êtes de nature sentimentale) : 10 matchs, 10 défaites. Ouïe. Et ça fait d’autant plus mal quand on sait que notre Rudy Gobert national se meut parmi cette belle bande de loosers, comme Paul Pogba parmi les Nasri, Benzema, Abidal et Compagnie. Alors, concernant sa petite personne, la semaine a été assez douce, mais convenable : en 3 matchs, 8 minutes, 2 points et 3,5 rebonds de moyenne. On espère juste que Utah gagne un match pour qu’on cesse de les chambrer (ou pas).

Mention “Blaise Matuidi” : Joakim Noah

Il est français ; il joue à un poste où on prend des coups ; il court, il saute, il transpire, il a faim : Mesdames Messieurs, le frenchie qui mouille le plus le maillot cette semaine s’appelle Joakim Noah, qui mène ses Bulls par les cornes. 3 matchs, 3 victoires (dont une de prestige contre Indiana hier soir) : en moyenne, 8 points, 8,5 rebonds, 3,5 passes en 30 minutes ; dont une pointe à 18 points et 9 rebonds contre Toronto ! Nice, Jooks.

Mention “Zinedine Zidane” : Boris Diaw

Eh oui, nous on est comme ça : la plus belle des mentions, celle de notre Capitaine, de notre Père à tous – j’ai nommé, Zinedine Zidane ; celle-là, donc, est remise à Boris Diaw, autre Capt’ain de talent, s’il en est. En effet, Boris est définitivement une pièce extrêmement importante des Spurs. Boris est partout : 4 matchs, 4 victoires, et surtout 11 points, 4 rebonds, 2 passes et 25 minutes en moyenne, avec une efficacité formidable : 70 % aux tirs ! Superbe.

A noter, enfin, deux joueurs qui passent à côté des mentions, mais qui n’ont pas démérité : Ian Mahinmi, d’abord. Tu t’es bien gavé de louanges, j’espère ! Eh oui, après 3 semaines de rêves, il faut redescendre sur terre : la défaite ( hier soir contre les Bulls, 110-94), vous allez aussi connaître, messieurs les Pacers. Si on l’évoque ici, c’est parce qu’il a sorti un de ses meilleurs matchs contre Memphis : en 24 minutes, 10 points, 6/6 aux LF, 2 rebonds. Oui d’accord, c’est pas non plus fantastique, mais que voulez-vous : on ne peut pas avoir que des TP.

 Ensuite, évoquons la bonne semaine de Evan Fournier :  sur 4 matchs, 3 victoires avec Denver, et de la présence au scoring avec 7,5 points par match en plus de 15 minutes. On ne va pas se jeter des fleurs, mais si vous lisez l’Episode 2 de la présente chronique, vous pourrez constater avec délice que nous avions parié que, lorsque Evan joue un peu avec les Nuggets, ces derniers gagnent, ce qui est plutôt bon signe. (Et vous pourrez aussi constater que, si on ne se jette pas des fleurs, c’est surtout parce que Denver a perdu hier soir contre Houston, 122-111, alors qu’Evan a fait un bon match…oups).

 Impossible n’est pas français : Nando De ColoDe colo

ALLELUIA ! Alors qu’il n’avait pas joué depuis le début de la saison ; alors que Patty Mills semblait avoir définitivement gagné sa place dans la rotation ; alors que, pour toutes ces raisons, on hésitait à lui retirer la nationalité française (pour motif de ‘contre-performance’), Nando De Colo a retrouvé des minutes pour s’exprimer ! En effet, le petit dernier des Spurs  a joué 3 matchs de suite, pour 10 minutes, 2,5 points, 2,5 rebonds et 1 passe. Il ne faut pas, cependant, se réjouir trop vite : la situation de Nando est vraiment précaire, et son terrain de jeu, c’est le garbage time. Connaissant le caractère du Popovich, on attendra un peu avant de chanter la Marseillaise. Cocorico ? Pas sûr, mais alors pas-du-tout.  

 

Ils sont français, eux ?!

Cette semaine, deux joueurs dans la liste noire de la République : Kévin Séraphin et Ronny Turiaf. Notre chère patrie se montrera clémente envers celui-ci : en effet, Ronny s’est blessé au coude, et est absent jusqu’à nouvel ordre. Il n’a joué que les deux premiers matchs  : c’est trop peu pour juger, même pour une nation exigeante comme la nôtre. Par contre, attention, en ce qui concerne le premier cité, nous ne trouvons aucune excuse. En effet Kévin Séraphin ne cesse de décevoir ; alors qu’il s’agissait pour lui d’une année charnière pour sa carrière, on ne voit qu’une piètre ligne de stats : 2 points, 2 rebonds, 7 minutes de jeu en moyenne et 4 défaites sur 4 matchs avec les Wizards. Sur ce point, la France ne remercie pas Randy Wittman.

La NBA est un monde difficile : symptôme du régime économique des Etats-Unis, les situations stables sont très rares. A côté des Parker, Batum, Noah, Diaw et Mahinmi (et encore), nos frenchies se battent pour s’offrir une vraie place dans leurs effectifs respectifs. Suite au prochain épisode.

Notre French-Five de la semaine : Parker-Fournier-Batum-Diaw-Noah


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