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Nate Robinson brise l’omerta à son tour : « La NBA a causé ma dépression »

Nate Robinson

Décidément, c’est le thème de l’année…

Source image : Youtube

Le meneur Nate Robinson, dans un entretien accordé à la reporter de Bleacher Report Mirin Fader, a concédé que ses onze années en NBA n’ont pas été faciles sur le plan mental. Considéré immature et ingérable par certains coachs, il a peiné à se faire sa place en NBA et a dû lutter contre sa nature.

Nate Robinson est une personnalité. Le genre de joueur unique qui nous fait aimer le basket pour ce qu’il est : un jeu. Passé par les franchises de New York, Boston, OKC, Golden State, Chicago, Denver, LA (Clippers) et New Orleans, le meneur de poche (175 centimètres) n’a pas ressenti que des good vibes à évoluer en NBA. Loin s’en faut. Le coaching à la dure des Larry Brown ou Mike D’Antoni aux Knicks puis d’un Tom Thibodeau chez les Bulls a fait perdre confiance à Nate, qui raconte notamment l’humiliation quotidienne d’un Larry Brown l’appelant « petite merde ». Et l’enfonçant encore plus quand Robinson avait osé venir lui confesser qu’il ne supportait plus le traitement qui lui était infligé. Si l’ancien coach a déclaré ne pas se souvenir d’avoir eu un tel comportement, le triple vainqueur du Slam  Dunk Contest n’a, lui, rien oublié. À 34 ans, deux ans après sa dernière apparition dans la Grande Ligue, celui qui ne désespère pas de retrouver une franchise avant la fin de sa carrière s’est mis à nu, dans la lignée du mouvement de libération de la parole autour des maladies mentales apparue depuis le courage de DeMar DeRozan. Le franchise player de Toronto avait souhaité s’exprimer sur Twitter en début d’année pour faire part de son état dépressif.

Nate Robinson et la NBA : deux philosophies de vie

On applique des systèmes, on prépare les joueurs à un poste ou un type de jeu bien précis, on cherche toujours l’extra-passe, on reste dans le rang. Pour Air Nate, l’exigence des coachs NBA était quelque chose d’invivable.

« J’essayais de changer. Personne ne connaît les réelles épreuves que j’ai dû affronter pour essayer d’être quelqu’un que je n’étais pas. Ça a été la chose la plus difficile de ma carrière. Pas le basket, pas la muscu. Pas mes enfants. Mais la chose la plus compliquée de ma vie, de mes 34 ans d’existence sur Terre, ont été mes onze années en NBA où j’essayais d’être quelqu’un que l’on (les coachs) voulait que je sois. »

Malgré son côté show et bonheur, la NBA ne pardonne pas le moindre écart de conduite même si, désormais, Nate trouve que la Grande Ligue se montre plus indulgente avec la jeune génération, se mettant pourtant plus aisément en danger, sur les réseaux sociaux notamment. Attendre des appels de franchises le cul sur son canap’, très peu pour Natus. Monté sur ressorts sur un terrain comme dans la vie, il est parti jouer en Israël, puis au Venezuela. En Amérique du Sud, dans un pays en proie à de grosses difficultés économiques, Robinson a pris cher : croche-pieds, coups dans les noix, mains au cul : « ils auraient fait n’importe quoi pour me faire sortir du match ». Mais, risquant de se faire confisquer son passeport à la moindre occase, le natif de Seattle ne bronche pas et pense à son plaisir avant tout.

« C’est comme ça que je vis. C’est comme ça que je joue. Je vais être moi. Je ne sais pas comment jouer et être n’importe qui d’autre que Nate Robinson. »

De retour chez lui, le vétéran a retrouvé le plaisir de jouer et estime juste « avoir besoin d’une chance« . Cette chance, dans un avenir proche, il la voit dans l’invitation à un training camp, cette off-season. En attendant, son discours à cerveau ouvert est à saluer, tant par sa pudeur que par son courage. Si les choses vont dans le bon sens avec la création d’un nouveau programme de santé mentale et de bien-être pour les joueurs par l’Association des joueurs NBA (NBPA) il y a quelques semaines, rien de tel qu’une langue supplémentaire qui se délie pour rassurer des joueurs en proie au doute. Après DeRozan, Love ou encore Oubre Jr qui se sont livrés sans retenue sur leurs problèmes, la voie du petit Robinson vient apporter un poids supplémentaire à un mal invisible mais destructeur pour un sportif de haut niveau : la dépression.

Si Nate Robinson a toujours dégagé une force étonnante, quasi électrique, sur un parquet, son moral en montagnes russes a sans doute contribué à l’irrégularité de ses performances au long de sa carrière. Sans se chercher d’excuses, Nate a tenu à raconter ce qu’il avait (mal) vécu. Un témoignage poignant qui a le mérite de remettre la cause chère à DMDR à l’ordre du jour.

Source : Bleacher Report

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