Celtics

Boston tape une nouvelle fois les Cavs : 107 à 94, on passe à 2-0 pour la grande maison verte !

marcus morris
Source image : NBA League Pass

Pour ce second match de la finale de conférence à l’Est, Boston n’a pas tremblé et a su prendre son temps pour finalement abattre les Cavs une deuxième fois en autant de rencontres : plus que deux petits succès pour retrouver les Finales NBA…!

Vous y croyez, à cette phrase ? Les Celtics, à deux matchs remportés de se retrouver sur le toit de l’Est, face à un LeBron pourtant au sommet de son art ? Oui, le King était attendu au rendez-vous ce mardi, et c’est peu dire si l’animal n’a pas déçu. Présent tôt à l’échauffement pour tendre son poignet, James était intenable dès le premier quart-temps et on sentait la mixtape personnelle prendre place : 21 points en 12 minutes, du matos de type all-time. Malheureusement pour les Cavs, c’est Jaylen Brown et sa clique qui tiendront le regard et refuseront de prendre un écart avec cette déflagration individuelle, Boston répondant du tac-o-tac pour ne pas se manger le « LeBron Game » tant attendu. Et quand LBJ se prend l’épaule de Jayson Tatum dans la mâchoire, c’est un match qui se met gentiment à basculer. Les Cavs tiennent bon, les Cavs comptent sur un gros Kyle Korver, mais les Cavs n’arrivent pas à se détacher de ces foutus Celtics dont l’apport collectif est considérable. De Smart à Baynes en passant par Morris ou Tatum, chacun y met du sien pour éviter que le navire tout vert prenne l’eau. Avec « seulement » 7 points de retard et un LeBron à 25 points à la pause, disons que Boston avait évité une grosse catastrophe. Ce qu’il fallait, c’était désormais resserrer le verrou et continuer à agresser les visiteurs, pour voir si leur propre rempart serait capable de tenir autant que celui du coin. Et la réponse, évidemment, on y a eu droit en deuxième mi-temps.

Le réveil de Terry Rozier, le hustle monstre de Marcus Smart, les actions pleines d’intelligence d’Al Horford couplées avec l’abandon psychologique global des Cavs fera de ce troisième quart-temps un véritable tsunami made in Massachusetts, un 36 à 22 redonnant l’avantage aux hôtes et un momentum à faire exploser le TD Garden. La bière coule à flots, les chants se multiplient, et si LeBron fait son job avec Kevin Love, le reste de l’effectif de Cleveland est aux abonnés absents. Pas de Gérard, pas de George Hill, pas d’adresse à distance après le break, pas de solutions pour des Cavs qui verront Tyronn Lue s’embourber dans ses décisions, ses prises de temps-morts et ses rotations. Au milieu de tout ce bordel ? James joue à moitié KO et termine tout de même avec des stats folles (42-10-12), mais à quoi bon ? Le travail colossal d’un homme ne peut rivaliser avec la pression de 8 en face, une logique dont les Celtics vont profiter pour définitivement enterrer les espoirs de victoire de Cleveland en déplacement. Derrière un Horford sensationnel dans le money-time et une défense redevenue irrespirable pour l’équipe de l’Ohio, Boston déroule son jeu, profite de l’instant, de l’ambiance et donc de cet incroyable duo de victoires pour démarrer ces finales de conférences. Oui, les Celtics mènent bien 2 à 0 et en ayant parfaitement géré ces deux premiers matchs. Un avec autorité, en menant de bout en bout, et un avec calme, en ne paniquant pas quand la marée numéro 23 a fait ses ravages. Direction Cleveland, avec plus de confiance que jamais.

Ces Celtics veulent la peau du King et celle des Cavs. Ils veulent secouer la hiérarchie, défier les pronostics, aller en Finales NBA et… qui sait ? Ne nous emballons pas, comme dirait Jaylen Brown. Deux grands matchs attendent ces soldats verts à Cleveland. L’objectif principal et premier a déjà été accompli, quitter Beantown avec deux succès. Next !

Couverture

3 Commentaires

3 Comments

  1. aurelien

    16 mai 2018 à 10 h 02 min at 10 h 02 min

    DINGUE! Lebron James fait un match énorme et pourtant ça me donne envie de dire : quelle contre-performance! Là où il aurait fallu que James soit le patron (c’est à dire exemplaire en défense, leader, mais du genre qui rend les autres meilleurs, qui les poussent à tout donner, qui les responsabilise, là il aurait fallu un James qui parle, sur le banc, dans les vestiaires, sur le terrain, un James qui ferait le boulot de Tyron Lue en somme), on a finalement un mec qui enfile son costume de berserker, les yeux dans ses godasses, lance le mode  »NBA Live – arcade », qui prend tous les shoots, fonce tête baissée, celui à qui on a envie de dire  »oh tu peux lever ton nez une fois de temps en temps au lieu de regarder tes appuis?? »… On dirait le genre de mecs qui arrivent sur les playgrounds et qui propose un 3 contre 1 à des gamins de 8 ans… ‘Allez, j’vous prends tous avec un main dans la poche arrière! »…

    Je me suis fait la réflexion dès l’entre deux : George Hill récupère la balle et aussitôt James est là, à la ligne du milieu de terrain, demandant le cuir. Celle-ci, on pourrait presque la compter dans ses steels!! A ce moment là, je me dis :  »ok, encore un solo game, c’est mal parti pour les cavs… » et au final, pas d’équipe ou presque et la stat collective qui tue, le ratio passes decisives/pertes de balles : 18/15 pour les perdants, 24/5 pour les vainqueurs…..

    • aurelien

      16 mai 2018 à 13 h 47 min at 13 h 47 min

      PS : Vous enlevez Lebron de l’histoire et vous mettez Kobe à la place, ça donne quoi? Un patron, un chef de meute, qui file des gros taquets dans le museau des collègues à l’entrainement, c’est des prises de tête à chaque temps mort, de l’embrouille dans les vestiaires, de l’engueulade façon « colonel autoritaire », ça cause sur le terrain, ça cause sur le banc, ça remet tout le monde à sa place aussi souvent que nécessaire, ça ne laisse pas tout le monde s’en foutre, ça pourrit ses coéquipiers jusqu’à ce que l’équipe entière fasse le taf des 2 côtés du terrain….

  2. Lucas CHENEAU

    16 mai 2018 à 23 h 50 min at 23 h 50 min

    Que c’est bon.

Répondre

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


To Top