Bucks

Eric Bledsoe tacle le meneur qui lui fait du sale depuis deux matchs : « Terry Rozier ? Je ne le connais pas »

Bucks pari - Giannis Antetokounmpo Eric Bledsoe Bucks

– « Giannis, c’était un peu con ce que j’ai dit, non ? »
– « Franchement ? Ooooouais. »

Source image : NBA League Pass

« T’aurais mieux fait de te taire », me disait ma maman quand je sortais une connerie étant jeune. Cette phrase, la mère d’Eric Bledsoe n’a pas dû suffisamment lui répéter. Le meneur des Bucks s’est permis une petite sortie qu’il aurait mieux fait d’éviter après la défaite du Game 2 contre les Celtics (106-120).

Another day, another loss pour les Bucks. Malmenés tout le Game 2 par le collectif ciselé des C’s, les daims reviendront à la maison avec deux défaites dans leurs valises, de quoi se poser beaucoup de questions. Des questions, le meneur bodybuildé de Milwaukee n’aime pas trop qu’on lui en pose, visiblement. Interrogé par Matt Velazquez, journaliste du Journal Sentinel suivant les Bucks, sur la prestation de son adversaire direct Terry Rozier, Mini-LeBron s’est vite agacé. En effet, quand on vient de se prendre 23 points, 3 rebonds et 8 passes à 57% au shoot dans les gencives, ça pique encore après la fin du match :

« J’ai demandé à Eric Bledsoe ce qu’il pensait du départ canon de Terry Rozier sur ce début de série, et s’il prenait cette confrontation personnellement. Il a répondu, ‘Qui ça ?’ J’ai dit ‘Terry Rozier’.

Bledsoe : ‘Je ne sais même pas qui c’est, putain.' »

Des gros mots, nous en France, on a le droit d’en dire. Par contre, ce qui devrait être interdit partout dans le monde, c’est de sortir des conneries pareilles après s’être fait balader deux matchs de suite par la doublure de Kyrie Irving. Pourtant, Bledsoe n’est pas un nouveau venu, et a fait une saison plus que correcte sur le plan statistique : 17,7 points à 47,3% au tir et 34,3% du parking, 5 assists, 3,8 rebonds. C’est plus dans l’impact que le guard a pêché. Il n’a jamais su complètement s’adapter à l’effectif des Bucks et compléter Giannis, ce qui se voit dans cette série, où il tourne à seulement 10,5 points à 36% au tir et 3 pertes de balle.

Si lui rate pour l’instant son entrée en matière, il y en a un autre qui compte bien profiter de ce trou d’air pour gagner du galon chez les grands. Pratiquement inconnu il y a encore un an, Terry Rozier a su s’affirmer en tant que patron de la maison verte. Beaucoup d’interrogations sont venues chez les Celtes après la blessure de leur franchise player, Kyrie Irving, mais Rozier a su pour l’instant les balayer, comme il balayera les Bucks en quatre matchs si ces derniers ne se bougent pas le cul. Sur deux rencontres, Rozier combine 46 points, 11 assists et surtout, SURTOUT, aucune perte de balle. Preuve que Bledsoe n’arrive pas le moins du monde à le titiller. Défense de fer, distribution, drives dans la peinture, tirs longues distances… bagage complet. Mais ce qu’on ne soupçonnait pas (autant), c’est bien son coté clutch et tueur. Resituez vous : Game 1, 10 secondes à jouer, 96 partout, balle Celtics. Rozier chope la gonfle, demande l’isolation, et comme un chef, se débarrasse de Bledsoe (déjà trop loin au départ de l’action) d’un cross assassin pour mettre ensuite son 3 points. Ce genre de tir clutch se retrouvera sans aucun doute dans le Top 10 des actions des Playoffs à la fin de l’année, tant elle est humiliante et pleine de sang froid. Tout cela n’aura toutefois pas eu le mérite de fermer la bouche du meneur des Bucks, qui aurait dû se re-mater une bonne douzaine de fois cette action avant de l’ouvrir. De son coté, Rozier n’en a que faire des punchlines de son vis-à-vis. Il fait preuve de maturité au micro de Yahoo! Sports, car il sait que l’ouvrir, ça se fait aussi sur un parquet, et que les années ou les muscles ne font pas tout :

« Je suis concentré sur la confrontation entre les Boston Celtics et les Milwaukee Bucks uniquement. S’il ne sait pas qui je suis, c’est très bien… Je ne trouve même pas ça drôle. Il dit peut-être cela car il a de la rancœur, je ne sais pas. »

Sortie pas très intelligente de Bledsoe, visiblement frustré de son mauvais début de série, martyrisé par son adversaire direct, qui lui en fait voir de toutes les nuances de vert. Il ferait mieux de se reprendre, car Milwaukee aura besoin de lui à son meilleur niveau pour espérer prendre un match à des C’s diminués, mais pour l’instant bien plus concernés.

Source texte : Journal Sentinel et Yahoo! Sports

1 Comment

1 Comment

  1. Frison

    18 avril 2018 à 18 h 09 min at 18 h 09 min

    Tout débute avec un « nice game Drew Bledsoe » de Rozier en conf d’après match, un peu de piment dans cette série qui n’en manquait pas, bonheur

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