Cavaliers

Coup de mou à Cleveland, quatrième défaite en cinq matchs : un petit remontant à la mène ?

LeBron James Cavs
Source image : NBA League Pass

Après Milwaukee, Golden State et Sacramento, c’est Utah qui a servi de tombeau pour une équipe de Cleveland qui aurait bien besoin d’un petit remontant : justement, c’est pas le timing parfait pour un coup de boost à la mène ?

Isaiah ci, Isaiah ça, Isaiah quand, Isaiah bientôt, Isaiah peut-être… On ne parle que de lui, et en même temps cela peut se comprendre quand on voit la difficulté avec laquelle les Cavs ont terminé leur année 2017. Auteurs d’un formidable redressement entre début-novembre et fin-décembre, les hommes de Tyronn Lue n’avait qu’à assurer deux ou trois déplacements pour conserver leur spot dans les hauteurs de l’Est et célébrer le nouvel an avec bonheur. Hélas, fatigue d’un groupe et limitations tactiques oblige, c’est sur une mauvaise note que 2018 démarrera, puisque Cleveland est sur quatre revers en cinq rencontres. Une petite victoire face aux Bulls, et encore c’était ric-rac ma p’tite dame. Le sentiment qui se dégage le plus en ce moment ? Une sorte de mini-flashback sur ce qui s’est passé en début de campagne, avec une défense nettement moins collective et un mouvement de balle à revoir. Soudainement – surprise – quand LeBron n’est plus en mode cyborg les défauts entrevus en octobre referaient surface ? Tiens tiens. Attention, on est loin d’être dans une situation où le torchon brûle et un team meeting s’impose. Disons qu’il s’agit davantage de fatigue, venant notamment d’un homme qui vient de réaliser trois matchs “humains” de suite, et qui ne peut se le permettre compte-tenu des besoins de son équipe. Mais face à ce début d’essoufflement, les solutions ne sont pas innombrables.

Un coup de boost est toujours le bienvenu, ce qui ne saurait tarder avec le comeback d’Isaiah Thomas. Aujourd’hui tournés autour et par LeBron, les Cavs sont un step en retard dans leur jeu, ce qui permet aux adversaires de se gaver avec plaisir. La faible défense de J.R. Smith sur Donovan Mitchell, le banc tabassé par celui des Kings, les faibles qualités athlétiques globales mises en avant par les Warriors. Sur chaque rencontre récente, la poussière qui faisait tousser de nombreux fans il y a deux mois est revenue sur le palier et il va falloir ressortir les balais pour nettoyer tout ça. C’est notamment en cela que les débuts d’IT avec les siens devraient régler quelques problèmes en surface. Oui, en surface, car on reste sur une équipe de Cleveland qui se moque ouvertement de son efficacité défensive (29ème de la NBA), et qui va scorer à outrance pour battre l’adversaire. Cela marchait la plupart des soirées de novembre et décembre, en partie grâce au meilleur joueur au monde qui jouait à son level et le step-up général des anciens, mais trois breaks en famille et deux bûches englouties et vous retrouvez vos vieilles habitudes. Là est la marge extrêmement faible dont dispose Lue, déjà qu’il n’est pas avantagé par son propre playbook. En possédant un groupe majoritairement âgé, le moindre pied posé à terre se ressent immédiatement et la jeunesse d’en face en profitera gaiement. L’impératif des Cavs est donc de relancer la machine, pour qu’aucun orteil ne touche le sol et que la bécane remarche de plus belle. L’avantage ? C’est que Thomas pourra apporter ce déclic. L’inconvénient ? Six des huit prochains matchs en déplacement, le huitième à domicile face… aux Warriors.

Allez, ce n’est que passager, n’est-ce pas ? On va retrouver Isaiah, LeBron qui chauffe, l’adresse des remplaçants et tout ira bien. Enfin, du moins, c’est ce qu’on croit. Car si cette vilaine série se prolonge, on ne voit pas quelle carte va nous sortir Tyronn Lue de sa poche. Fingers crossed, à toi de jouer King James.


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