One-on-One

Monsieur Kris Dunn : on a trouvé le meneur de la Providence à Chicago, et c’est pas Cameron Payne

Kris Dunn
Source image : NBA League Pass

Débarqué de Minnesota dans le trade de Jimmy Butler cet été, Kris Dunn semble avoir finalement lancé sa carrière NBA, du côté de Chicago. Et si le retour du one two punch le plus violent de la NBA est pour beaucoup dans la récente dynamique de l’équipe, l’excellente forme du meneur n’est pas étrangère aux très bons résultats des Bulls, qui restent sur 9 victoires lors de leurs 11 dernières rencontres.

Après avoir chèrement gagné sa place de titulaire, et ce malgré l’immense concurrence à son poste, entre « Cameron meneur du futur Payne » blessé et Jerian Grant, Kris Dunn semble désormais faire figure de titulaire NBA solide. Si ce sont ses capacités défensives qui lui ont permis de briller depuis son passage en NCAA à Providence, c’est un autre visage du meneur qui se dévoile avec cette jeune équipe des Bulls. Celui d’un joueur polyvalent. Toujours aussi bon défenseur (sur l’homme, et également opportuniste avec 2 interceptions par match cette saison) mais surtout gestionnaire de plus en plus solide, Dunn régale alors que ses responsabilités ont clairement augmenté. Plutôt meneur de type pass first, il tourne à presque 6 passes décisives par match cette saison et permet aux nombreux snipers de l’équipe de shooter dans un fauteuil.

Comme chaque rookie sous Tom Thibodeau, Dunn avait, l’an passé, souffert du manque de temps de jeu et surtout d’un rôle trop peu défini. Ricky Rubio à la barre, Tyus Jones en concurrence, paye ton ambiance. Mais cette année, sous la houlette de Fred Hoiberg – qui, à défaut d’avoir effacer tous les doutes qui pèsent sur ses qualités de coach, a encore une fois prouvé sa capacité à faire progresser des jeunes -, il a particulièrement progressé au shoot et c’est le niveau de confiance traduit en l’augmentation du temps de jeu qui peut en partie expliquer cela (de 17 à 28 minutes par soir). Si les sophomores étaient considérés dans la course au MIP ? Le gamin serait parmi les favoris : meilleure progression aux points de la ligue (+9,3 points par match), des pourcentages en hausse (43% au shoot contre 37% l’an dernier, 33% derrière l’arc en deux tentatives par match)… Une tendance qui, à force de se reproduire, pourrait devenir une base attendue : Kris Dunn est en passe de devenir un vrai bon joueur NBA, et il n’a peur de personne. Demandez à Alec Burks par exemple.

En décembre, c’est même plus de 15 points et 8 passes par match qui ont été amenés à la table chaque soir, mais surtout une attitude de chien de garde prêt à sauter sur chaque ballon, de quoi rappeler le dernier Bull à avoir fait rugir les travées du United Center de la sorte. Un indice, il est Français, gagne 17 plaques l’année en jouant autant de minutes que toi et moi, et faisait partie de l’équipe new-yorkaise venue s’incliner… dans l’Illinois justement cette nuit. Bref, plus que le niveau affiché et les chiffres proposés, c’est la compatibilité de Dunn avec l’ADN de la franchise qui saute aux yeux, et qui laisse présager de beaux lendemains à Chicago. Maintenant on connaît la suite, entre hype de décembre et valeur sûre tout au long de l’année, il y a un sacré pas. Un que Kris semble vouloir franchir dès aujourd’hui avec ces Bulls.

D’abord assimilé à un « bonus » en complément du package Lavine + 7ème pick récupéré par les Bulls, le meneur a montré suffisamment en 30 matchs pour que se pose la question la suivante : et si finalement Kris Dunn n’était pas la pièce surprise de ce trade côté Bulls ? Pour ça, il va falloir donner le temps à Markkanen de poursuivre sa trajectoire encourageante et attendre le retour de Zach Lavine, mais quoi qu’il en soit, Chicago pourrait enfin avoir trouvé son meneur du futur. N’en déplaise à Cameron Payne.

Source texte : K.C. Johnson

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