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Donovan Mitchell explose les Pelicans : 41 points pour le rookie, fallait le respecter un peu plus !

Embourbé dans un match difficile à domicile face aux Pelicans, le Jazz a pu compter sur son rookie Donovan Mitchell afin de réduire l’écart en poussières et finir par l’emporter : 41 points pour le sniper, on appelle ça un message bien envoyé.

Car oui, il y avait bien un message caché derrière cette immense performance. Et pas n’importe lequel. Quelques heures avant le début de cette rencontre, Mitchell avait appris comme tout le monde quels rookies avaient été récompensés par la NBA, avec les titres de meilleurs jeunes sur le début de saison. Un combo octobre-novembre qui voyait logiquement Ben Simmons représenter l’Est… mais Kyle Kuzma dominer l’Ouest. Et disons que pour l’ami Donovan, ce genre d’information était particulièrement chauffante après les récents exploits du gamin dans le cinq majeur du Jazz. Déjà bien bouillant sur les sorties précédentes, le bonhomme comprenait rapidement la différence de traitement qu’il pouvait y avoir entre Los Angeles et Salt Lake City à certains moments de l’année. Non pas que Kuzma ne mérite pas ses louanges, très loin de là, mais en manque d’exposition médiatique l’ami Mitchell se disait qu’il devait clairement faire les choses à sa façon. Et contre New Orleans, avec un retard conséquent dans le troisième quart, c’est un rookie possédé qui mettra la franchise sur son dos, prenant littéralement la mène afin de punir des Pelicans orphelins d’Anthony Davis, blessé pendant la rencontre. Seize pions de retard dans le troisième quart, même à domicile tu commences à transpirer dans le bas du dos. Sauf qu’apparemment, Donovan est plutôt couillu au point de boire ses adversaires dans ces moments-là.

Quelques 29 de ses 41 points après la pause, un comeback parfaitement mené avec Derrick Favors et Alec Burks, un public sous le charme et un gamin qui ne peut s’empêcher de se marrer sur la ligne des lancers. C’était beau à voir, comme image : à 39 unités et les Pelicans au bord du gouffre, Mitchell n’avait qu’à planter ses deux shoots gratuits pour rentrer dans le club quarante. Et il le savait. Du coup, un large sourire s’affichait sur son visage, quand bien des rookies trembleraient dans des situations pareilles. Tout un symbole, toute une image, celle qui représente à merveille le début de saison tonitruant du joueur formé à Louisville. 41 points à 13/25 au tir ? Record de franchise battu pour un rookie, premier joueur depuis Al Jefferson à en planter 40 à Utah, et entrée dans un groupe bien sélect. Car oui, on ne voit pas tous les jours un copain aussi jeune claquer la barre du kadzéro, le dernier étant un certain Blake Griffin. Mais ce n’était pas qu’un simple coup de chaud, venant d’un joueur qui retombera dans l’ombre d’ici après-demain. Non, cette performance, c’était un peu une sorte de point d’exclamation, sur l’alignement des étoiles du début de campagne et qui met Mitchell en avant. Manque de scoring et de création à Utah, Gobert qui se blesse, Hood décalé sur le banc, que pouvait-il demander de plus, une mixtape de son cousin Eddy ? La NBA, en tout cas, a bien capté le message du gamin. La prochaine fois, il faudra récompenser un autre rookie du mois.

Et dans la course au titre de Rookie de l’Année, qui sait…? Pour le moment, Ben Simmons est deux têtes au-dessus de la concurrence, sauf que si l’ami Donovan Mitchell poursuit sur son rythme, il pourrait y avoir de la concurrence. Enfin, si la NBA prend Salt Lake City en compte.

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