Warriors

La formule du succès chez les Warriors : du talent certes, mais du hustle aussi et beaucoup d’effort

Andre Iguodala
Source image : CSN Bay Area

Souvent glorifiés pour leurs stars et leur jeu offensif exceptionnel, les Warriors sont avant tout une machine de guerre qui pense aux petits détails : c’est ça, notamment, qui fait le succès de la franchise californienne.

On en a connu, des équipes avec du talent à chaque poste, des possibilités folles des deux côtés du terrain et un avenir brillant devant elles. Mais ce qui sépare celles qui dominent de celles qui échouent, c’est dans le respect du jeu et des efforts à produire dans la victoire. On peut en effet remporter certains matchs de basket avec un ou deux gros cartons individuels, qui permettront de planter plus de pions que l’adversaire un soir. Mais on ne devient pas une équipe imbattable sur la durée en se basant sur ce type d’approche, une réalité bien captée et qui a permis aux Warriors de créer un mini-dictature en NBA depuis trois ans. Après l’année du titre en 2015 et ses 67 victoires, les Dubs ont enchaîné avec 2016 et ses 73 wins à 144 48 minutes d’un back-to-back, avant de boucler la dernière régulière par 67 matchs remportés et des Playoffs pour le moment finger in ze nose. Du coup, dans un très bon papier signé Lee Jenkins chez Sports Illustratedla formule pas du tout secrète de Golden State a été révélée en pointant du doigt un aspect majeur du jeu des Warriors : le hustle. Dans toutes les catégories statistiques qui pointent l’effort, les hommes de Steve Kerr sont leaders sur ces Playoffs, ce qui peut expliquer les branlées quotidiennes imposées par Draymond Green et sa bande. Premiers de la Ligue en ballons déviés par match (18,7), premiers en balles perdues sécurisées (7,7), deuxièmes en tirs bien contestés (68,4), des indicateurs qui rendent fier l’aboyeur d’Oakland car il sait que la victoire passera par là.

“On serait bons sans tout ça. On serait même très bons. Quand vous regardez au sein de la Ligue, il y a un paquet de stars qui ne font pas ces efforts, et ils ont quand même de bonnes équipes. Mais elles ne cherchent pas à atteindre l’excellence, alors que nous, si. Et on comprend que ces actions sont celles qui séparent les stars qui gagnent des stars qui perdent. Donc quand vous combinez toutes ces petites choses que l’on fait avec notre technique, notre talent global et notre scoring, tout à coup vous avez un putain d’animal que vous ne pouvez pas stopper.”

Sur ces Playoffs, Curry est 2ème de la NBA en ballons sauvés, pendant que Draymond est 2ème en tirs contestés. “Mais il faut que je le fasse ! Steph n’a pas à le faire. Tout ce que vous entendez, c’est “Ohlala, Steph Curry, le meilleur shooteur au monde ! Klay Thompson, 60 points en trois quart-temps ! KD, monstre de la nature, gros crossover et un dunk en transition !’ Et je comprends, tout ça est bien sexy, donc on est forcément attiré par ça. Mais il y a du sexy partout en NBA, n’oubliez pas les raisons qui font notre succès.”

Il parle fort, il dérange, mais il est pertinent le Draymond. Car l’attaque des Warriors a beau être fabuleuse à regarder et à critiquer, il ne faut pas oublier qu’on parle d’une des trois meilleures défenses de toute la NBA cette saison. On parle d’un groupe où les micros sont souvent tendus vers Curry, KD et Green, mais le travail de l’ombre fait par Zaza Pachulia, Andre Iguodala et Shaun Livingston est tout aussi important. La combinaison du talent et de l’effort des deux côtés du terrain, voilà ce qui fait le succès des Dubs depuis tant de temps. C’est ce qui fait que, quel que soit le match joué et quel que soit le moment de l’année, affronter Golden State sera un calvaire car les joueurs ne prendront pas le match à la légère. C’est dans leur sang, sur leur CV, des mecs comme Klay, Draymond et Iguodala n’arrivent tout simplement pas à jouer un match amical en traînant des pieds. Maintenant, face à eux se trouveront aussi des probables adversaires en finale qui ont compris la formule. En effet, les Cavs sont certes très talentueux, mais eux aussi suivent un leader qui refuse la moindre baisse d’effort au quotidien. Une semaine de repos entre un tour et le suivant ? Zéro excuse, si on peut sweeper les Raptors, on le fait. Voilà ce qui sépare Golden State et Cleveland du reste de la Ligue, car soit les autres équipes ont moins de talent (coucou Utah), soit les autres équipes ont moins de discipline (coucou Washington).

Rendez-vous attendu dans quelques semaines, pour le choc des équipes qui ont certes des stars, mais sont aussi reines dans les détails du jeu. Comme quoi, on peut bosser son crossover ou sa détente, mais rien ne vaut un bon joueur qui se casse en huit pour aider son équipe à l’emporter, des deux côtés du terrain.

Source citations : Sports Illustrated

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