Spurs

LaMarcus Aldridge, à côté de ses pompes : l’intérieur des Spurs a vécu le pire match possible

LaMarcus Aldridge

Dans la lourde défaite des Spurs hier soir à domicile, aucun joueur de San Antonio n’a semblé plus perdu que LaMarcus Aldridge : attendu au taquet sur cette série, le vétéran a démarré son duel avec les Rockets de la pire façon possible.

On en parlait depuis quelques jours, avec une pointe d’optimisme. Mieux, c’était carrément un des axes discutés dans la preview Apéro de ce duel 100% texan, pour confirmer à tel point sa place était importante sur ces deux prochaines semaines de compétition. Avec un rôle particulièrement difficile à gérer au quotidien, celui de plaque intérieure qui doit laisser à Kawhi Leonard la place pour briller tout en ne loupant pas ses opportunités, LaMarcus vivait un premier tour compliqué. Mais en même temps, avec du client comme Marc Gasol ou Zach Randolph en face, on offrait un joker au numéro 12, qui devait nettement plus se régaler face aux Rockets. Rythme rapide, espaces pour opérer là où bon lui semble, capacité à switcher sur les extérieurs adverses et surtout historique positif contre Houston, Aldridge était obligé de nous offrir un élément rassurant ce mardi. Pas un 50-10 au bas-mot, mais quelque chose qui puisse nous conforter dans l’optique collectivement dessinée autour de cette série, celle d’un joueur fabuleux à l’intérieur, qui allait retrouver des standards d’excellence.

Et bien, non.

Et tout le contraire d’ailleurs.

Non seulement LaMarcus a vécu une soirée individuelle cauchemardesque face aux Rockets, mais il a en plus été le plus fort symbole de perdition des Spurs sur cette rencontre. Littéralement hors-rythme sur l’intégralité de la partie, Aldridge a semblé à des kilomètres de pouvoir contribuer, Houston prenant le large pendant qu’il était sur le terrain. Alors, bien évidemment, un Game 1 reste un Game 1. C’est-à-dire qu’on ne va pas commencer à tirer de trait définitif, dresser une conclusion hâtive ou éliminer le garçon de la série. Il suffit de regarder l’an passé face au Thunder, pour se rappeler que le garçon peut offrir deux visages totalement différents en l’espace de 15 jours. Seulement, il fallait qu’on parle de ce premier match, de ce sentiment d’inconfort, quelle que soit la situation. Dos au panier, il n’arrivait pas à poster Ryan Anderson. Sur pick and pop, alors qu’il était ouvert, LaMarcus réfléchissait trop et refusait un tir automatique pour une passe forcée. Et pas assez musclé pour dompter Clint Capela, le vétéran n’arrivait pas à imposer sa taille dans la peinture. Ajoutez à cela le fait que le même Anderson le bombardait à distance en défense, que les couvertures défensives et rotations étaient sanctionnées par les Rockets, et vous obteniez la déprime totale. Vingt-cinq minutes en apnée, impossible pour les Spurs de concevoir la moindre victoire si Kawhi est seul à abattre le boulot offensif. Il faut que LMA retrouve confiance, ose, tire, se loupe, enchaîne et persévère, pour s’en sortir. Ce n’est pas en hésitant et en voulant trop bien faire qu’il y arrivera : Houston en a profité une fois, et la deuxième les tentera ce mercredi.

Quatre petits points, six rebonds et deux balles perdues plus tard, LaMarcus Aldridge avait l’air d’un fantôme, comparé au All-Star de ces dernières années. Gregg Popovich va devoir réaliser un tour de magie pour que son joueur se reprenne, et vite, car en face les Rockets seront les premiers à vouloir le conserver dans sa zone… d’inconfort.


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