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Allen Iverson et le dress code, tout va bien : “Il devrait aussi y en avoir un pour les gars d’aujourd’hui”

Allen Iverson

Trop de flair.

Source image : YouTube

Avoir vécu pendant l’ère d’Allen Iverson, c’est avoir non seulement connu un immense joueur mais aussi une icône vestimentaire de son époque : le lutin s’est exprimé sur la NBA d’aujourd’hui.

C’est en étant invité par Complex et l’émission Sneaker Shopping que le Hall of Famer a pu donner son avis le plus sincère sur cette histoire de dress code. Oui, le dress code, cette gentille petite loi mise en place par David Stern en octobre 2005, qui imposait aux joueurs de devoir respecter certaines lignes vestimentaires dans leur façon de se rendre au terrain. Pour un type comme Iverson qui était unique, original et attendu au quotidien par ses fans, cette nouveauté était pris bien plus que pour une simple bombe médiatique. C’était aussi un majeur directement fixé vers son visage, le boss de la NBA voulant donner une image plus lisse de son joujou, dans la continuité de sa politique des dernières années. Sachant qu’on était sorti de quelques mois après la baston du Palace d’Auburn Hills, ce grand nettoyage n’était pas facile à assumer pour AI. Car c’est lui qui était visé en premier, lui et ses fourrures, lui et ses du-rag, lui et son hip-hop transpirant naturellement, qui devait faire grincer Stern dans sa baignoire. Seulement, près de 10 ans plus tard, on est bien plus open-bar en NBA, avec un Adam Silver qui laisse chacun faire faire faire, ce qui lui plaît plaît plaît. Extrait de l’interview, en mode modèle pour toute une génération.

Ils ont changé tout ça à cause de moi, c’est vrai. Ils ont tout changé à cause de moi, je n’était pas content de voir l’arrivée de ça (le dress code) parce que je voulais m’habiller comme je le souhaitais. Et je pensais pas que ce que je faisais était mal, tout le monde commençait à s’habiller de la même façon. Mais quand on voit la NBA aujourd’hui, il devrait aussi y avoir un dress code, pour les trucs que les gars portent actuellement ! Je suis à la fois stupéfait et confus, de voir qu’un code est mis en place pour ce que je portais, alors qu’il n’y en a pas vraiment pour ce que les joueurs d’aujourd’hui mettent. On en voit avec des tresses, des tatouages, d’autres trucs du genre… J’ai pris la fessée pour tout le monde on va dire, mais au final je suis content d’avoir eu ce rôle car cela a aidé ces gars de nos jours.

On peut imaginer la frustration d’Iverson quand on voit les défilés de mode que représentent les entrées des joueurs aujourd’hui. Russell Westbrook, qu’on adore pour son authenticité, repousse souvent les limites en mettant des chasubles de photographes et d’autres pépites du genre. Dwyane Wade, roi de sa catégorie également, n’hésite pas à faire péter les couleurs fluos, les lunettes de soleil en plein intérieur et tout ce qui va avec. Depuis quelques années, les conférences de presse sont carrément devenues des rendez-vous immanquables pour quiconque souhaitant savoir ce qu’on portera dans 5 à 10 ans, les joueurs actuels prenant très au sérieux leur rôle et leur impact d’un point de vue stylistique. Maintenant, est-ce que Silver devrait être plus carré, pour garder la ligne mise en place initialement par David Stern ? Non. Mais peut-on taper dans le dos d’Iverson, pour lui témoigner notre compréhension lorsqu’on voit un tel double-traitement ? Oui.

T’en fais pas, Allen. D’ici quelques mois, Westbrook va exploser les limites en se ramenant juste avec un panneau de signalisation sur l’engin, et Silver interviendra sèchement… à moins que ce soit son genre.

Source : Complex

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