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Damian Lillard s’offre les Spurs en dessert : 36 points pour le sniper, grosse victoire des Blazers

En déplacement à San Antonio cette nuit, Damian Lillard a refusé de s’incliner une nouvelle fois et a porté ses Blazers jusqu’à la victoire, 110 à 106 : dans ce mode-là, difficile de défendre sur le garçon.

Quoi de plus logique. Quoi de plus logique, de plus symbolique dans la saison de Portland, de plus incompréhensible et en même temps de… prévisible. La gueule du scénario ? Infernale. La veille, ce mardi donc, les hommes de Terry Stotts jouaient à New Orleans et se prenaient une gifle signée Jrue Holiday et ses potes (100-77). On se disait donc, tout à fait naturellement, que le voyage en back-to-back à San Antonio serait particulièrement périlleux. Surtout que, cerise sur le gâteau, les Spurs recevaient la bonne nouvelle de la semaine en apprenant que LaMarcus Aldridge pouvait retourner sur les terrains sans soucis cardiaques. Sur le papier donc, une victoire facile pour Portland, n’est-ce pas ? Plus sérieusement, on pensait enfiler notre casque et nos kevlars avant cette rencontre, jusqu’à ce qu’on réalise quel jour nous étions. Forcément, punition des dieux oblige, il fallait bien que les Blazers jouent à San Antonio lors d’un Mercredi Panzani. On retournait donc gentiment le script pour le donner dans les mains de Damian Lillard, et le meneur de l’Oregon gérait la suite sans sourciller.

Déjà bien en chaleur en Louisiane, le rappeur envoyait une deuxième mixtape en 24h mais cette fois-ci dans le Texas, et avec la victoire. Bouillant dès le premier quart-temps, sérieux pour tenir le regard avec Kawhi Leonard, magique en seconde période avec des paniers cruciaux, Damian était déterminé à hisser les siens jusqu’à la case winner et c’est ce qu’il réalisait dans une fin de match assez étouffante. Les Blazers aux commandes de la rencontre, un enchaînement de catastrophe, et soudain on se retrouve aux lancers avec un Manu Ginobili qui doit faire 1/2 pour récupérer le rebond offensif. Manque de chance pour les Spurs, et bonheur évident pour Portland, l’Argentin fera la totale en loupant son premier essai et en rentrant son second après avoir touché tous les recoins de l’arceau. Ce genre de petit plus qu’il fallait pour quitter San Antonio avec la gagne, et effacer la désillusion de la veille à New Orleans. Oui, Portland aurait pu enchaîner à Atlanta avec un nouveau revers dans les dents, mais pour Lillard c’était hors de question. Aidée par McCollum, Vonleh, Nurkic et Crabbe, la gâchette claquait 36 points à des pourcentages sérieux face aux Spurs (12/22 au tir, 3/8 de loin, 9/9 aux lancers). Parfait pour rester dans le rétroviseur des Nuggets à la huitième place de l’Ouest, nickel pour rappeler qui est le patron dans l’Oregon.

Mine de rien, c’est une – mauvaise ? – habitude à laquelle Damian Lillard nous a habitué depuis quelques années. Calme en début de saison, l’animal prend feu après le All-Star Break et emmène les siens le plus loin possible. Y arrivera-t-il encore une fois ? La réponse sur les quatre prochaines semaines de compétition.

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