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Nikola Jokic a marché sur les Knicks : 40 points à 17/23 au tir, balade au Madison Square Garden !

Nikola Jokic

Orphelins de Danilo Gallinari, Emmanuel Mudiay et Kenneth Faried, les Nuggets devaient affronter Carmelo et ses Knicks cette nuit. Qui a pris la relève ? Le futur, évidemment : Nikola Jokic s’est amusé au Madison Square Garden.

Le contexte était assez particulier. On le connaissait, tous, car il était difficile d’éviter les dernières merdes new-yorkaises en suivant un minimum la NBA. Charles Oakley qui se fait bouncer du stade, James Dolan qui le traite d’alcoolique, Phil Jackson qui envoie des tweets apaisants et Carmelo Anthony espérant valider une victoire pour calmer la tempête, on savait que ce match comptait beaucoup pour les Knicks. D’ailleurs, dès le début de la rencontre, les chants rendant hommage à Oakley commençaient à s’entendre vivement, le speaker du Garden ayant du mal à couvrir le bruit malgré tous ses efforts. Le seul problème, c’est que si au début les décibels étaient créées pour témoigner une affection commune envers une ancienne légende, la suite fût réservée pour des Knicks hués et totalement à la ramasse, défensivement parlant. Démarrant pourtant bien la rencontre, avec un banc productif et énergique, les hommes de Jeff Hornacek ont malheureusement flingué leur troisième quart et le peu d’effort défensif ne put être rattrapé par les exploits de Melo dans le money-time. Un ping-pong dangereux qui a pénalisé les hôtes et permis aux visiteurs de valider une belle victoire à l’extérieur.

Après le gadin à Atlanta ? Il fallait se reprendre, utiliser la méforme new-yorkaise pour se faire plaisir, et bombarder le secteur intérieur avec une pépite serbe au centre des opérations. Faisons simple : Nikola Jokic a fait la totale à Kristaps Porzingis et les intérieurs de Gotham, claquant 40 points (record en carrière) à un incroyable 17/23 au tir. Affirmer que la ballerine aux allures de skinhead s’est marré pendant 37 minutes est un doux euphémisme, quand on revoit ce que Niko a fait subir à la peinture adverse. Beaucoup trop en confiance, responsabilité et technique pour être arrêté, Jokic savait qu’il allait devoir envoyer du bois pour tenir les siens dans la rencontre. Habituellement, c’est dans le jeu de passes qu’il préfère dominer, et l’intéressé obtenait tout de même des situations lui permettant de se régaler sur cet aspect offensif. Mais quand on ne peut être contré, contesté et tout simplement défendu par l’armée d’en face, pourquoi se priver ? Distance, mi-distance, drive, hook, Magic Jokic a fait sa balade dans le Garden et les Knicks ne voulaient pas répondre avec un minimum d’intensité défensive. Bien aidé par les exploits de Jameer Nelson et Will Barton dans le dernier quart, l’intérieur aux mains d’or s’offrait une première partition rêvée à New York, la deuxième plus productive dans l’histoire des Nuggets au MSG (David Thompson, 41). Score final ? Match très défensif, comme vous pouvez l’imaginer, 131 à 123…

La Serbie a marché sur la Lettonie hier soir, voilà ce qu’on peut dire concernant deux des intérieurs les plus prometteurs de la NBA pour les années à venir. Et quand bien même on pourrait juste se baser sur du chiffre, il fallait voir la douceur de sa performance pour esquisser un évident sourire. Nikola Jokic, l’amour du basket simple.

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