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James Harden assomme les Celtics à sa sauce : 37 points dont un énorme trois en plein money-time

Face aux pitbulls de Boston, le gaucher a réalisé un match plein et a mené les siens vers une victoire de justesse au finish : 107 à 106, ça s’est joué à quelques poils de barbe cette affaire…!

Pauvre Al Horford, qui doit encore penser à ce foutu lay-up raté pour la gagne. Alors que l’intérieur vert réalisait un match plein et qu’il faisait tourner idéalement le jeu de Brad Stevens, son ultime tentative ricochait sur l’arceau. Pourtant, son équipe se battait bien pendant la majeure partie de la rencontre, n’arrivant pas à provoquer autant de lancers que le All-Star local, qui faisait la totale sur la ligne (18/18 pour Harden). Devant au score et bien dans ses pompes, le pivot était magnifiquement accompagné par le boulot habituel d’Isaiah Thomas, Avery Bradley et Marcus Smart, mais c’est surtout la défense collective qui faisait le job en respectant le plan de jeu de l’entraîneur. Laissons Harden mettre son bordel, tant qu’on arrive à limiter la production des autres. Une technique qui commençait à montrer son efficacité en voyant seulement Eric Gordon et Trevor Ariza véritablement produire aux côtés du barbu, jusqu’au dernier quart durant lequel le public du Toyota Center poussa suffisamment pour que les soldats de leur coeur se réveillent. Un run entamé évidemment par le numéro 13 mais bien suivi par ses coéquipiers, la défense de Houston s’adaptait enfin et limitait les pions encaissés, ce qui permettait à Mike D’Antoni de se retrouver dans une situation idéale : fin de match serrée à domicile, avec le ballon dans les mains de sa star.

Et même si Marcus Smart ou Avery Bradley tentaient tout en leur pouvoir afin de gêner le barbu, ce dernier trouvait constamment la faille dans la défense de Boston pour gratter du point, rester accroché au score et mettre la pression sur les visiteurs afin de les faire craquer. Mettre les Celtics dans la pénalité, aller chercher les lancers, distribuer efficacement et venir aider au rebond ou dans une action hustle importante, Harden était devant son clavier et appuyait sur chaque touche au bon moment, faisant notamment basculer la rencontre dans les toutes dernières minutes grâce à une succession de séquences épuisantes pour Boston. Comme ce trois-points assez fou rentré sur le pauvre Marcus Smart, avec une minute à jouer et seulement 4 points de retard côté Celtics. Pressé par le pitbull qui avait notamment contribué à faire perdre 10 ballons au maître de maison, James se redressait derrière l’arc et décochait une flèche limpide qui claquait la ficelle tout comme le coeur des visiteurs. Une concentration à un tel moment du match qui en disait long sur la sérénité du joueur, suivie par un petit coup de pouce de l’arceau maison. Car en laissant Al Horford driver tout seul vers le panier au buzzer, les Rockets s’apprêtaient à voir l’intérieur des Celtics punir leur équipe pour leur faible protection intérieure, mais le pauvre géant se prenait la tête à deux mains en voyant la balle définitivement quitter le cercle. Ball game, de justesse mais ball game quand même.

Avec 37 points, 8 rebonds et 8 passes, Harden en a chié pour décrocher cette victoire, Boston a fait un match complet et fera quelques cauchemars en visualisant la bête sur la ligne des lancers, mais voilà aussi qui montre la beauté offensive de James : quand c’est bloqué en face, il y a toujours un moyen de scorer.

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