Timberwolves

Kevin Garnett prend officiellement sa retraite : clap de fin pour un immense copain

Kevin Garnett

Merci pour tout, KG.

Source image : Twitter - Timberwolves

L’information est tombée ce vendredi, comme une pétale de rose fanée sur nos coeurs meurtris. En s’accordant avec les Wolves pour ne pas rejouer cette saison, Kevin Garnett a mis un terme à une carrière d’exception.

On se demandait quelle serait la manière, la façon, la méthode employée. Car la date était déjà bien avancée, sachant que le joueur et sa franchise étaient en discussions sérieuses autour de ce buyout, résultant en l’absence de KG des troupes locales et donc la fin de son illustre parcours. Finalement, c’est via son compte Instagram que le vétéran a tiré sa révérence, plongeant la planète basket dans une nouvelle vague de nostalgie profonde, quelques mois après les premières salves signées Kobe Bryant et Tim Duncan. Oui, c’est bien un troisième joueur légendaire qui a quitté les parquets en l’espace d’un été, trois icônes pour de jeunes fans, des ados boutonneux ou des initiés qui découvraient le basket avec eux. Le départ de Garnett, c’est un point d’exclamation sur 21 saisons passées à aboyer sur les parquets, à défendre quasiment tous les postes, à se tabasser le pectoral gauche avant chaque match, à martyriser les attaquants adverses en contrat leurs tirs même après le coup de sifflet. Son héritage est immense, comme ses deux copains de la cuvée (holy fuck) du Hall of Fame 2021, et son palmarès impose le respect.

Un des 4 joueurs de l’histoire à avoir été élu MVP et Défenseur de l’Année dans sa carrière (Jojo, Amiral, Hakeem), 15 sélections au All-Star Game, 12 sélections dans les All-Defensive Teams dont 9 rien que dans la première, titré en 2008 avec Boston, meilleur rebondeur défensif de l’histoire de la NBA (11,453), 26,071 points en carrière, 50,418 minutes jouées pour une place sur le podium, 1,462 rencontres enregistrées, et la liste pourrait continuer pendant des heures. Mais se poser uniquement sur ses statistiques et ses trophées serait presque vécu comme un manque de respect, surtout pour le travail accompli au fil des années. Les gueulantes lors des temps-morts, ses cris sur les vidéos de présentation, cette passion pour le jeu qui fera de lui un des moteurs les plus intouchables de l’histoire du basket, cette régularité dans l’effort, cette loyauté pour sa première franchise, à en chialer des conférences de presse tant il galérait à emmener son équipe au niveau supérieur. Ces protections aux doigts, ce bouc impérial, ce regard de tueur qu’on voudrait aussi bien croiser qu’éviter, cette gueule de rêve qui aboyait sans cesse. Kevin était l’intérieur du passé, du présent et du futur, ce sera très certainement un des ailiers forts les plus acclamés et respectés de l’histoire. Car même si son total de bagues ne s’arrêtera qu’au chiffre 1, il servira très certainement de miroir pour ce qui est du classement des intérieurs les plus polyvalents que le jeu ait connu. KG, c’était tout ce dont un coach et un coéquipier pouvaient rêver, et tout ce qu’un adversaire devait redouter. Son chemin s’arrête là, un peu du notre aussi : en terme de trash-talking, c’est un pilier de notre fondation qui s’en va…

Le timing n’était peut-être pas parfait, ou idéal, mais c’était le moins pire. Face aux événements dramatiques de ces 12 derniers mois, notamment marqués par le décès de Flip Saunders, Kevin Garnett a donc décidé de mettre un terme à sa carrière. Le remercier serait trop simple et loin de l’amour qu’on lui porte, donc on tapera trois fois notre pectoral gauche avec la même force que lui, au réveil aujourd’hui. Thank you, KG.

To be continued…

Une vidéo publiée par Kevin Garnett (@tic_pix) le

Source : ESPN

2 Commentaires

2 Comments

  1. Martin Audebert

    24 septembre 2016 à 9 h 40 min at 9 h 40 min

    Trois coups sur la poitrine, c’est fait… a bientot KG !!

  2. *

    24 septembre 2016 à 17 h 01 min at 17 h 01 min

    KG c’est les posters, les maillots, les fonds d’écrans, les heures de jeux vidéo de mon adolescence, tout un symbole qui s’en va

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