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Brandon Jennings rêve encore de NBA : réaliste, il se contentera de l’Europe si tel est son destin

Brandon Jennings

Terminer sa carrière en enfilant des vodkas avec Depardieu, ça n’a pas l’air de déranger Brandon.

Source image : YouTube

Brandon Jennings est un cas un peu à part dans la Grande Ligue. Pour l’atteindre, il n’a pas utilisé le même chemin que tous les autres. Pourtant, il y parvient à ses 20 ans, en 2009, où il est choisi par les Bucks en dixième position. Plutôt pas mal pour un mec qui a zappé la fac et commencé sa carrière professionnelle en Europe. C’est d’ailleurs là où il est reparti cet été, et éventuellement où il pourrait terminer sa carrière.

On ne peut s’empêcher d’avoir un petit sourire en coin lorsque l’on pense à Brandon Jennings. Le mec est un cas vraiment particulier. Parfois raillé pour son manque de culture et de QI basket, le meneur est un précurseur. Ouaip, il s’agit d’un des premiers qui a décidé de s’exiler à la sortie du lycée. Alors qu’il était sous la lumière des projecteurs avec son lycée de Oak Hill, étant un des meilleurs prospects du pays, il s’apprêtait pourtant à aller jouer pour la fac d’Arizona. Mais l’université a limogé deux des assistants coachs qui l’avaient recruté. Là où certains se seraient raisonnés, le gaucher en a eu sa claque, et a choisi l’exode vers l’Europe. Direction Lottomatica Roma pour le jeune de 19 ans, qui ne connaît pas plus du basket européen que de la démographie du Bangladesh. Il y passe une saison, où il jouera l’Euroligue pour faire ses armes. Alors que l’avenir est parfois incertain pour des joueurs qui sortent du circuit classique, comme Emmanuel Mudiay ou Terrance Ferguson, BJ n’a pas eu peur, et malgré des statistiques peu éclatantes lors de sa saison en Italie, il est sélectionné en dixième position de la Draft 2009 par les Bucks. De là, il enchaînera six bonnes saisons à plus de 15 points de moyenne, quatre avec Milwaukee et deux avec Detroit. Le Ptérodactyle paraît ainsi bien installé dans la Grande Ligue. Mais patatras, tout commence à partir en sucette à partir de l’été 2015. Il va connaître quatre équipes (Pistons, Magic, Knicks et Wizards) en deux ans, sans parvenir à s’imposer dans aucune franchise, malgré quelques coups d’éclat, notamment au Madison Square Garden. C’est ainsi qu’à l’été 2017, Brandon Jennings quitte les parquets de la Grande Ligue, pour aller jouer en CBA avec les Shanxi Brave Dragons. Il tente et réussit un comeback avec sa première franchise la saison dernière, mais se fait couper par les Bucks début août. Difficile de rebondir après cela, le meneur choisit alors une destination inattendue, Saint-Pétersbourg, afin de retourner à ses premiers amours, qui pourraient bien également être ses derniers d’après ce qu’il a raconté au site internet serbe MVP Portal.

« J’ai commencé ma carrière en Europe. Je sais comment jouer le basket européen et c’est là où je pourrais finir ma carrière. Retourner en Europe est mieux pour moi parce que je sais comment jouer ici. […] J’espère que je le ferai [retourner en NBA, ndlr]. Mais si je n’y retourne pas, je finirai ma carrière en Europe et je serai satisfait de cela. »

Bah alors Brandon, tu nous quittes déjà ? Est-ce que une déclaration sincère ou bien a-t-il simplement envie de se gaver de bortsch et de vodka pour le reste de ses jours ? Le fantasque teubé gaucher a toujours le désir de venir jouer en NBA. En même temps, on peut présumer qu’à 28 printemps, il a encore quelques belles années de basket devant lui. Et ouais, pépère a déjà neuf saisons dans la Grande Ligue derrière lui, mais est dans l’âge qui correspond régulièrement à l’entrée des joueurs dans leur prime. Ainsi, il y a fort à parier qu’une ou plusieurs franchises souhaitent l’engager en tant qu’agent-libre autour de mi-février afin de renforcer un roster en vue de Playoffs. Certes, Brandon Jennings est un croqueur, qui dégoupille parfois, qui peut bouffer une feuille de match. Ceci dit, de par son talent, il peut aussi éclabousser une rencontre et tout bonnement la remporter à lui tout seul dans le money-time. C’est sûr, s’offrir les services de BJ, c’est à double-tranchant, mais il devrait bien y avoir quelques candidats prêts à prendre le risque de le ramener du Vieux Continent pour le rapatrier chez l’Oncle Sam. Bah ouais, quand on est capable de poser 55 points lors de son septième match NBA, ou de taper du 20-20 avec les Pistons, y a quand même un petit peu de talent au bout des doigts du bonhomme qui réalise cette performance. Malgré tout, le meneur reste prudent, et sait que sa cote est plus faible qu’il y a quelques années. De fait, il va essayer de réussir sa saison avec sa nouvelle équipe en VTB League et en Eurocup, afin de s’épanouir au nord-ouest de la Russie, mais également dans l’espoir de signer un contrat aux States. Parce que revenir à ses premières amourettes, c’est mignon, mais si le Ptérodactyle déclare savoir comment jouer au basket à l’européenne, il n’y a passé qu’une saison, ce qui n’est peut-être pas suffisant pour maîtriser cela. Surtout, on connaît l’animal, croqueur un jour, croqueur toujours.

Si ça arrive, tant mieux, si ça n’arrive pas, tant pis. Brandon Jennings est prêt à accepter son sort, et les deux cas de figure, retourner en NBA ou rester en Europe, lui conviennent. Finir sa carrière sur le Vieux Continent, c’est envisageable pour le gaucher. Mais qu’on se rassure, chez nous ou aux Etats-Unis, à seulement 28 ans, on n’a pas fini d’entendre parler des frasques ou des éclairs de génie du Ptérodactyle.

Source texte : MVP Portal

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