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Manu Ginobili fête ses 41 ans : focus sur ces quadragénaires qui ont pesé sur les parquets NBA

Manu Ginobili

#SuperPapys

Source image : YouTube

Malgré ses 41 ans, Manu Ginobili fait toujours forte impression sur les parquets du championnat nord-américain. En effet, l’Argentin sort d’une saison pleine de 65 matchs. Utilisé en sortie de banc par Gregg Popovich, il s’est très vite imposé comme un élément essentiel à la création et au scoring de la second unit. Parfois laissé sur le terrain pour conclure les matchs, la présence d’El Manu a toujours un impact sur le sort des matchs. Comme lui, d’autres quadragénaires ont également conclu leur carrière en beauté avant de rejoindre la maison de retraite. C’est pourquoi TrashTalk vous propose de vous remémorer certains papys légendaires ayant continué à faire de la résistance.

Parmi eux se trouve évidemment Robert Parish. Après ses débuts du côté de Golden State, le pivot a fait les beaux jours de Boston pendant 14 saisons. Aux côtés de Larry Bird, Kevin McHale ou Cedric Maxwell, l’ancien joueur de l’Université de Centenary a rempli l’armoire à trophées en remportant trois titres. Néanmoins, le nonuple All-Star n’a pas terminé son immense carrière du côté du Massachusetts. Après un passage chez les Hornets, l’intérieur s’est permis une dernière pige chez les Bulls à 43 ans. Bien lui en a pris puisque dans le sillage d’un Michael Jordan injouable, Chicago remportera le championnat en terrassant Utah en finale 4-2. Ironie du sort, les deux hommes prendront leur retraite en même temps à l’issu du sacre. Enfin presque … On y reviendra.

Drafté par les Denver Nuggets en 1991, Dikembe Mutombo a également eu une carrière bien remplie. Connu pour ses qualités défensives et sa fameuse force de dissuasion près du cercle, le Congolais a brillé par sa longévité. Brillant à ses début à Denver puis chez les Hawks, son maillot floqué du numéro 55 sera retiré dans les deux franchises. Malgré ses multiples sélections au All-Star Game et ses 4 titres de DPOY, il ne parviendra jamais a remporter la moindre bague. Il échouera en finale en 2001 avec les Sixers en jouant les lieutenants d’un Allen Iverson au sommet de son art. Il ralliera avec moins de succès les New Jersey Nets puis les Knicks par la suite. En 2004, il s’offre un dernier défi chez les Rockets avant de prendre sa retraite en 2008 après 18 saisons passées dans la Grande Ligue.

Considéré comme un monstre sur les terrains de basket, Kareem Abdul-Jabbar est également une bête de longévité. Avec 20 saisons au compteur, le roi du sky-hook a martyrisé les défenses du championnat jusqu’à ses 42 ans. Après un début de carrière formidable chez les Bucks où il remportera un titre en 1971, il prendra le chemin des palmiers et des Lakers à l’issue de la saison 1974-75. Formé à UCLA, le New-yorkais détenteur de 6 trophées de Most Valuable Player remportera 5 bagues de plus sous la tunique purple and gold. La dernière datant de 1988, soit une petite année avant de raccrocher définitivement les baskets.

John Stockton a couru après sa bague jusqu’à ses 41 ans. Fidèle à sa franchise d’Utah, le petit meneur formait avec Karl Malone un binôme intérieur-extérieur intraitable chez les mormons. Malheureusement, il n’a jamais réussi à atteindre le Graal, la faute encore et toujours à un certain Michael Jordan. Toutefois, Stockton compte 10 sélections au All-Star Game et deux apparitions dans la All NBA First Team. Une belle petite carrière mamène.

Comment évoquer John Stockton sans parler de Karl Malone ? D’abord associé à l’ex-meneur de Gonzaga, l’ailier-fort n’est pas parvenu à ramener un titre avec Utah. C’est d’ailleurs ce monsieur qui perd la balle au poste bas lors du fameux match 6 des finales 1997. La suite tout le monde la connait. Michael Jordan remonte la balle, élimine Bryon Russell et plante un jump shot mythique en tête de raquette. Malgré cette terrible désillusion, le double MVP et 14 fois All-Star rejoindra en 2003 à 40 ans les Lakers de Kobe, Shaq et Papa Payton. L.A filera jusqu’en finale avant de chuter face aux Pistons. Quand ça ne veut pas, ça ne veut pas.

Malgré une carrière qui s’annonçait brillante à ses débuts, les blessures ont miné Grant Hill jusqu’à ce qu’il ne raccroche définitivement les baskets. Incroyable sous le maillot de Duke, il remporte deux titres NCAA. Par la suite, il fait d’abord les beaux jours de Detroit à son arrivée en NBA. Il partira ensuite du côté du Magic. Malheureusement, sa cheville ne tiendra pas le coup et le coupera dans son élan. 7 fois All-Star, 1 fois All NBA First Team mais jamais titré, le nice guy prolongera le plaisir jusqu’à 40 ans aux Suns puis chez les Clippers sous le soleil californien.

Dans la catégorie des doubles MVP, je demande Steve Nash. Le Canadien né en Afrique du Sud a régalé la NBA en faisant tourner le plus grand show des années 2000. En effet, avec ses associés Shawn Marion et Amar’e Stoudemire, Steve Nash a terrorisé les défenses sous le maillot de Phoenix entre 2004 et 2012. Injouable sur pick and roll, le numéro 13 a brillé pour ses talents de passeur, glanant à 5 reprises le titre de meilleur caviardeur de la ligue. Finalement, il choisira les Lakers pour poursuivre sa carrière. Dans une « pseudo superteam » aux côtés de Kobe et Dwight Howard, son physique devenu fragile l’empêchera de s’exprimer. Il prendra sa retraite à 41 ans.

Également connu pour ses qualités de passing, Jason Kidd a lui aussi poussé l’aventure jusqu’à ses 40 ans. Champion NBA en 2011 sous les couleurs de Dallas, le meneur a auparavant éclairé le jeu de Phoenix et des Nets. Il atteindra d’ailleurs la finale aux face aux Spurs, aux commandes des Nets. 10 fois all-star, il finira tranquillement sa carrière dans la Big Apple, aux Knicks, avant se lancer dans une carrière de coach.

Si certains ne veulent toujours pas y croire, Michael Jordan a bel et bien rechaussé les sneakers pour une ultime aventure en NBA sous les couleurs des Wizards de 2001 à 2003. On l’avait quitté sur un game winner face aux Jazz pour clôturer la saison 1997, mais le GOAT est sorti de sa retraite pour la deuxième fois pour aller dépanner l’équipe de la capitale au poste 3. Au final, MJ enverra des saisons à plus de 20 points de moyenne avant de gentiment repartir pour de bon. Une légende jusqu’au bout.

La retraite ça sera pour plus tard. Encore présent à 41 ans, Vince « Air » Carter a décidé de rempiler pour une année avec les Hawks. Alors que tout le monde attendait avec impatience son comeback chez lui, à Toronto, le roi du dunk file finalement à Atlanta. Il aura évidemment un rôle de mentor auprès des jeunes pousses comme John Collins, Taurean Prince ou Trae Young. Néanmoins, malgré 8 franchises au compteur, Vinsanity n’aura pas l’occasion de goûter au bonheur d’un titre NBA.

A 41 ans, Manu Ginobili rejoint donc un cercle très fermé. S’il n’a plus ses jambes de 20 ans, nul doute qu’il pourra encore apporté sa grinta et ses qualités de scoring en cas de prolongation du côté de San Antonio.

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