One-on-One

Élie Okobo a un vrai coup à jouer chez les Suns : ça a quel goût un Cactus au camembert ?

Elie Okobo

Vazy Élie, c’est bon
Vazy Élie, c’est bon bon bon

Source : NBA League Pass

Les Suns  avaient déjà bien bossé – entre la Draft et le tout début juillet – pour mettre en place un effectif très sérieux et enfin à même de laisser penser que le succès ne va pas tarder à revenir dans l’Arizona. Pour autant, ils viennent de peaufiner tout cela sur les deux derniers jours avec deux échanges et des confirmations de contrats. Sauf autre mouvement de joueur (pas impossible !), le roster est au complet et parmi les questions qui se posent autour de ces Cactus, il y en a un qui nous intéresse particulièrement : quelle sera la place dans cette rotation pour le petit nouveau de la French Connection en NBA, Élie Okobo ?

Hier, Jared Dudley a fait ses valises (avec un tour de Draft) direction Brooklyn en échange de Darrell Arthur qui ne devrait pas tarder à être coupé. Dans la foulée, les Sixers acceptaient d’envoyer Richaun Holmes dans l’Arizona contre du cash. On apprenait également, via Scott Bordow du Arizona Republic, que le contrat du sophomore Davon Reed allait être garanti et que les Suns était partis pour garder le meneur Shaquille Harrison. Deux joueurs qui viennent de proposer des performances très solides en Summer League et qui vont donc se voir attribuer les deux derniers spots de l’effectif actuel qui compte désormais 15 joueurs répartis comme suit et dont il faut bien avoir en tête l’équilibre avant de se concentrer sur le poste 1 afin d’évaluer la situation d’Okobo.

(Par ordre de salaire)

  • Meneurs : Brandon Knight, Élie Okobo, Shaquille Harrison
  • Arrières : Devin Booker, Troy Daniels, Davon Reed
  • Ailiers : Trevor Ariza, T.J. Warren, Josh Jackson, Mikal Bridges
  • Ailiers-forts : Dragan Bender, Marquese Chriss, Richaun Holmes
  • Pivots : Tyson Chandler, Deandre Ayton

Sans parler du fait que Devin Booker puisse être appelé à tenir beaucoup le ballon, à créer pour lui et pour le reste de l’équipe pendant qu’une triplette Jackson – Bridges – Ariza (par exemple) s’occupe des postes 2, 3 et 4, il y a donc trois joueurs dont le poste naturel est à la mène dans l’effectif des Suns. Mais quel peut-être la place d’Élie le rookie là-dedans ?

Il est clair que Brandon Knight semble prêt à jouer après avoir passé l’entièreté de la saison dernière à l’infirmerie à cause d’une déchirure des ligaments croisés. Il sera certainement positionné en tant que starter par Kokoskov étant donné son expérience et sa capacité à scorer. Mais Knight n’est pas un grand distributeur, encore moins un gestionnaire de haut niveau. Et, il faut le reconnaître, c’est un peu faible derrière. Sans faire offense à Okobo ou à Harrison, on peut se poser des questions sur leur apport dès la saison prochaine. Harrison a été bon en Summer League car il est agressif et énergique des deux côtés du terrain mais il manque clairement de toucher en général et d’un jumper régulier en particulier pour pouvoir prétendre à tellement plus que des miettes. Okobo lui, a réalisé un très bon premier match lors de la ligue d’été puis il a eu plus de mal à exister. Rien d’anormal, l’adaptation au jeu US dans le bazar ambiant du jeu de la Summer League n’est pas évident. Toujours est-il que le Français a eu du mal à contribuer (2,3 points de moyenne en 15 minutes, avec 2 rebonds et 3,5 passes décisives) face à des meneurs dont la plupart sont voués à être au mieux des remplaçants en NBA. Alors l’imaginer face à Stephen Curry ou Russell Westbrook est encore un peu prématuré. Et encore une fois, c’est bien normal car tout est nouveau pour lui et il doit s’adapter.

L’ami Élie n’a pas encore 21 ans, il les aura le 23 octobre prochain. Il a sûrement plus de potentiel que Shaquille Harrison qui aura 25 ans en octobre, mais moins d’impact à court terme. La question est de savoir si le management des Suns va chercher à rajouter un meneur vétéran à la rotation pour prendre pas mal de minutes derrière Knight et ensuite voir à qui filer les miettes entre Harrison ou Ekobo. OU, si les dirigeants vont se dire qu’il faut y aller comme ça : Knight titulaire, du Booker pour tenir la balle par séquences et sur d’autres, on teste Harrison et Okobo. Les Suns ne jouent pas non plus le titre. Ils peuvent avoir envie de développer un jeune à la mène en se disant que, de toute façon, Brandon Knight ne les emmènera pas au paradis des Cactus. Ryan McDonough et son staff n’ont pas bougé sur les cas Isaiah Thomas, Rajon Rondo et Marcus Smart qui étaient tous les trois agents-libres et dans les moyens de Phoenix au vu des contrats qu’ils ont signés. Cela veut-il dire que la rotation au poste 1 va rester telle quelle ? Et ainsi donner une vraie opportunité de gratter du temps de jeu pour Okobo. Cela veut-il dire que les Suns chercheraient un autre type de joueur ? Un Patrick Beverley par exemple, et qu’il leur faudrait du coup monter un trade. Ils ont ce qu’il faut pour car tout le monde ne pourra pas avoir des minutes sur les ailes et, du coup, un gars comme T.J. Warren (ou un autre des ailiers) peut faire figure d’appât. Tout comme Marquese Chriss ou Dragan Bender peuvent eux aussi être utilisés dans un échange qui permettrait de ramener un meneur de qualité.

En attendant, vu que les Suns se sont empressés de faire signer un contrat de quatre ans (dont trois garantis) à Élie Okobo, on ne peut douter du fait qu’ils croient en lui et qu’ils ont l’intention de l’aider à se développer. Pour cela, il faut du temps de jeu. Et c’est ce qui attend très probablement notre gaucher bleu-blanc-rouge, un rôle de troisième meneur, soit derrière Knight et aux côtés d’Harrison, soit derrière Knight et un vétéran de qualité. A moins que le plan ne soit de faire un peu jouer Brandon Knight pour ensuite le proposer en échange d’un vétéran d’un autre style (plus défensif et gestionnaire) mais de garder les deux jeunes pour tourner sur 15 minutes par soir… Rien n’est impossible avec ces Suns maintenant que les bases paraissent de plus en plus solides. Ce bon Élie a les armes pour convaincre. Il sent le jeu, il peut rentrer des tirs, il est rapide et peut distribuer de l’offrande dans tous les sens.

A lui de saisir les chances qui vont lui être données ! A lui de montrer qu’il peut apporter de la vitesse, de l’intensité et de la fluidité au jeu lorsqu’il est sur le parquet. A lui de prouver qu’il peut peser en NBA, être le meneur du futur de cette équipe jeunes joueurs. La Grande Ligue lui a entrouvert sa porte, il doit maintenant mettre le pied pour ne pas qu’elle se referme puis pousser afin de l’ouvrir en grand. Ou tout simplement la défoncer et tout casser. On prend aussi. En tout cas, on va suivre les péripéties d’Élie avec beaucoup d’enthousiasme et d’envie de le voir réussir ! 

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