Spurs

Les Sixers auraient dû lâcher Simmons ou Embiid pour Kawhi Leonard : autant dire que c’était le goulag et rien d’autre

Gregg Popovich

Winter is coming Kawhi.

Source image : Youtube

On ressent comme un soulagement de connaître enfin la fin du feuilleton Leonard, qui nous aura tenu en haleine depuis de nombreuses semaines. Parmi les équipes régulièrement évoquées dans les destinations probables, les Sixers semblaient bien placés. Cap space conséquent, manque au poste 3, envie répétée d’attirer une star cet été pour compléter le Process, etc etc etc. Mais Zach Lowe, le très informé reporter d’ESPN, explique l’échec d’un accord entre les deux franchises par l’exigence démesurée des Spurs, qui ne juraient que par Ben Simmons et Joel Embiid.

Si le trade de Kawhi est acté, rassurez-vous, on n’a pas fini d’en entendre parler. Au moins, les infos devraient arriver plus facilement maintenant que les négociations avec les Spurs ne sont plus à l’ordre du jour. Mais l’ont-elles au final réellement été avec les Sixers ? Car les deux managers avaient des positions on ne peut plus claires, selon Zach Lowe.

Bah ouais, faut pas leur faire à l’envers aux Sixers. C’est pas parce qu’ils sont encore à la recherche de leur nouveau GM qu’ils vont se faire plumer à l’expérience. Non pas que l’on affirme que Ben Simmons et Joel Embiid sont de meilleurs joueurs que Kawhi Leonard, mais les deux espoirs de Philadelphie incarnent à eux-seuls l’avenir de la franchise. Et leur contrat coure sur plusieurs années, contrairement à celui du nouvel ailier des Raptors, free agent l’été prochain. En outre, il aurait été illogique de dire Oh Simmons ciao au rookie de l’année, qui a déjà montré un potentiel impressionnant sur sa seule saison NBA et semble disposer d’une marge de progression qui ferait presque peur. Joel Embiid, lui, EST le Process. L’un des pivots les plus dominants de la ligue cette saison a pris son temps avant de tout péter avec la franchise qui l’a drafté en troisième position en 2014. Pas énervé pour deux sous par le tanking, lui qui de toute façon était blessé pendant les deux saisons qui ont suivi. Jojo a pris le rythme de la NBA crescendo et sort d’une saison très aboutie, avec 23 points, 11 rebonds, 3 passes et près de 2 contres de moyenne en 30 minutes, sur 63 matchs. Ajoutez à cela une postseason du même acabit lors de laquelle Philly a sorti le Hea,t notamment grâce à la domination du Camerounais sur Whiteside, et vous avez un joueur qui remplit tous les critères pour ne pas être tradé. Si un Kawhi Leonard (en forme bien sûr) aurait évidemment fait du bien à une jeune équipe comme celle des Sixers, qui a encore beaucoup de problèmes en défense et manque d’expérience, le risque de le voir partir au bout d’un an réduisait à néant toute offre incluant l’un de leurs deux plus beaux bébés.

Et un trade avec Markelle Fultz ?

Là encore, pas touche. Brett Brown et son staff tiennent à leur numéro 1 de la dernière Draft, bien qu’il n’ait disputé que 14 matchs la saison dernière, la faute à des problèmes physiques divers et variés, et trois bouts de matchs de Playoffs. Les fans de Philly sont patients, et la franchise en profite pour prendre son temps avec ses jeunes pousses. Si le résultat est le même qu’avec Joel Embiid, on criera au champion. Mais le Process est dans sa phase finale et les Sixers auront besoin de leur meneur sur les parquets dès l’année prochaine s’ils veulent franchir un cap. Si Markelle Fultz ne répond jamais vraiment aux (grandes) attentes placées en lui en juin dernier, les rouge et bleu pourraient bien s’en mordre les doigts de ne pas avoir proposé un deal aux Spurs incluant le joueur de 20 ans. Ceci dit, si l’on sait que les Sixers ne voulaient pas se séparer de leur dernier jouet, personne n’est en mesure d’assurer que les Spurs étaient intéressés par Fultz de toute manière. Ce qui est sûr, c’est que le package incluant Robert Covington, Dario Saric et le premier tour de Draft du Heat de 2021 proposé par la franchise de Pennsylvanie n’a pas fait sourciller le front office texan, qui ne souhaitait pas se lancer dans une reconstruction pour les dernières années de coaching de Gregg Popovich. En optant plutôt pour le deal des Raptors, les Spurs renforcent leur ligne arrière, avec DeRozan, au détriment des ailes (ah si, ooon a Dante Cunninghaaaaaaam). Mais, dans la raquette, aussi prometteur qu’il peut être, Jakob Poeltl nous fait moins bander que Dario Saric, qui aurait pu prendre le poste 4, décalant LMA en 5. C’est notre côté amour du beau jeu. De toute façon on étudie ça au point de vue du basket mais ça n’a peut-être rien à voir cette décision. Les Spurs ont voulu kicker Kawhi le plus loin possible, quoi de mieux alors que le Grand Nord pour perdre un joueur ?

Si un deal semblait largement envisageable entre Sixers et Spurs au vu du nombre de joueurs à forte valeur ajoutée dans l’effectif de Brett Brown et des picks de Draft de la franchise, les positions étaient trop figées pour pouvoir parvenir à un accord. Les Spurs voulaient du All-Star et rien d’autre en échange de Kawhi Leonard. Pas sûr que ce soit la meilleure solution à long-terme mais au moins Pop va pouvoir s’amuser. En tout cas, l’exigence des Spurs a visiblement fait marrer les Frenchies fans des Sixers…

Source : ESPN

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