One-on-One

Un récent Top 3 de Draft agent libre et personne sur le coup ? Ooooon a Jahlil Okafoooooor

Jahlil Okafor

Il sort de nulle part, un boule de bâtard, on a Jahlil Okafoooor.

Source image : Youtube

S’il est extrêmement compliqué de faire son trou en NBA, garder sa place l’est tout autant. Jahlil Okafor l’a appris à ses dépens. Espoir du millésime 2015 de l’usine à talents de Duke, le pivot est le troisième joueur à choper une casquette ce soir-là, celle des Sixers. Loin d’être un bust, il confirme même son potentiel lors de sa saison rookie et termine dans la All-Rookie First team. On ne le savait pas encore mais l’ascension allait s’arrêter là pour Jahlil, en chute libre depuis deux ans. Même les Nets n’en veulent plus. Agent libre cet été, il va avoir du taf pour convaincre.

Brooklyn cherche encore son franchise player. Jahlil Okafor avait pourtant déclaré en janvier dernier vouloir devenir « la pierre angulaire » des Nets, pour les aider à aller loin en Playoffs. Ne rigolez pas, au moins cet homme a de l’ambition. Mais ambition doit toujours s’accorder avec raison, et il fallait déjà raison garder en écoutant les propos du Jah en début d’année. On sait les fans des Nets désespérés mais on imagine qu’ils se sont un peu moins emballés que leur désormais ancien joueur après ses premiers matchs en noir. Et ils ont bien fait. Car ce qui semblait être une bonne pioche s’est rapidement révélé être un trade moche. Enfin au moins ça, ils en ont l’habitude les Nets depuis quelques temps. Il faut dire que Kenny Atkinson n’a jamais donné réellement sa chance à Jahlil Okafor. Guère plus de 12 minutes par match dans lesquelles le garçon parvenait tout de même à planter 6 pions et gober 3 rebonds, avec une adresse à 57%. Ramenez ces chiffres sur des bases de 30 minutes et vous n’êtes pas loin du meilleur niveau du garçon en NBA. Une sortie de banc plus que convenable qui aurait mérité plus de temps de jeu dans une fin de saison sans enjeu, ni de PO (ahah) ni de tanking pour les Nets. Niet, ooohh dja dja ne sera même pas le tube de l’été à New York, Sean Marks ayant préféré mettre fin au pari Okafor en ne prolongeant pas le joueur, arrivé à la fin de son contrat rookie. Sa situation préoccupe forcément le microcosme de la NBA et l’un de ses experts sur TNT, David Aldridge, qui nous donne des nouvelles.

« Okafor travaille cet été avec l’entraîneur Idan Ravin pour développer son Q.I. basket, essayant de montrer aux potentielles équipes intéressées qu’il est conscient de devoir s’améliorer à mi-distance. Ravin a reconstruit le jump shot d’Okafor et amélioré son adresse pour marquer sur des face-ups et sans dribbles. Personne ne dit qu’Okafor n’a pas été une déception depuis qu’il est professionnel. Mais dans une ligue où il y a tellement de mauvaises équipes, c’est étonnant que personne n’ait encore donné un vrai coup d’œil au joueur de tout juste 22 ans. »

On valide. Car ça paraît insensé de croire qu’un jeune de 22 ans, capable du meilleur il y a encore deux ans, soit devenu un des plus mauvais pivots de la ligue maintenant. Blessé, il est vrai, à de nombreuses reprises au ménisque droit (son surpoids n’ayant pas aidé), Big J semble être revenu à un bon niveau physique, ayant perdu 8 kilos et travaillant d’arrache-pied sur ses moves à Miami ces derniers mois avec deux entraîneurs : Idan Ravin donc, mais aussi David Alexander, le coach perso de Victor Oladipo également. Sa présence en Floride avait fait naître une rumeur l’envoyant au Heat, si celui-ci parvenait à monter un trade pour Hassan Whiteside. La piste semble au point mort depuis. Mais Sean Deveney, de Sporting News, nous a donné hier des nouvelles rassurantes de Jahlil Okafor. Le pivot a effectué des workouts pour quatre équipes mercredi dernier à Las Vegas. Aucun nom n’a fuité. Cependant, le journaliste précise que ni les Pacers ni les Bulls, des franchises qui s’étaient pourtant montrées intéressées par le dossier en début de free agency, ne faisaient partie des observateurs. On a presque l’impression que l’autre Okafor, le vétéran Emeka, revenu de nulle part avec New Orleans cette saison et agent libre également, a désormais plus de hype que son jeune collègue pivot. Qui pouvait dire ça en 2016 sans se faire démonter ?

Patience et travail sont désormais les maîtres mots pour Little Sully, qui espère décrocher un contrat avant les training camp de septembre. Jahlil a peut-être été rassuré par son ancien coéquipier à Philly Nerlens Noel, qui vient d’être recruté par OKC malgré une trajectoire de carrière similaire. Vous avez 20 ans, vous avez la vie devant vous, et cette vie n’appartient qu’à vous. Ne laissez personne vous la prendre. Ne laissez personne écrire votre histoire à votre place, personne ! Compris ce qu’a dit le petit bonhomme messieurs ?

Sources : TNT, Sporting News

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