Bucks

Jabari Parker est toujours disponible, on répète, Jabari Parker est toujours disponible

Jabari Parker

Il a pourtant travaillé sa photo Tinder.

Source image : Youtube

Il faisait partie de notre Top 5 des ailiers disponibles dans cette free agency, mais Jabari Parker est snobé par le marché pour le moment. Ses pépins physiques semblent refroidir la Ligue, tout comme les sous qui se font maigres. Pourtant, le potentiel est grand et le prix sans doute peu élevé, ce serait donc dommage de ne pas tenter le coup. Surtout que les Bucks auront du mal à matcher une belle offre.

C’est l’histoire d’un mec bon… gentil hein… mais toujours blessé. On exagère… un peu. Car le numéro 2 de la Draft 2014 a tout de même un beau début de carrière de poissard. Performance : deux ruptures des ligaments croisés, au même genou en plus. En quatre saisons, avouez que c’est à saluer, ou à pleurer. On penche pour la deuxième réaction, car qu’est-ce que le garçon est talentueux quand la santé est bonne ! Si vous l’avez déjà vu à l’oeuvre, vous savez de quoi on parle. Et dans le cas contraire imaginez un peu : un gros bébé de 203 centimètres pour 113 kilos, à l’aise aux postes 3 comme 4, scoreur, adroit proche de la raquette et en progrès constant derrière la ligne des 7,23 m. Ajoutez à cela un bon placement au rebond et une défense plus que correcte quand il active le bouton « motivation » et vous avez le prototype. Mais comme tout prototype, on ne le voit que rarement à plein régime. Car au-delà de l’impact physique causé par ses graves blessures, l’impact psychologique est également à prendre en compte pour mieux comprendre l’état d’esprit et l’évolution du jeu du garçon. Stoppé par deux fois en pleine bourre, on imagine l’ascenseur émotionnel qu’a dû subir le joueur de 23 ans.

Première fois dès sa saison rookie, une des années les plus formatrices pour un joueur NBA, seconde fois au beau milieu d’une troisième saison de tous les records pour JP12 (20 points, 6 rebonds et 3 assists en 34 minutes), où il faisait partie des cadres en puissance de l’équipe de Jason Kidd avec Giannis Antetokounmpo. On peut être fort mentalement, ça fout quand même un sacré coup. Surtout quand on ne retrouve pas sa place dans le cinq à son retour, alors qu’un nouveau coach appréciant moins votre potentiel a été promu entre temps. Mais contrairement aux apparences, Mike Budenholzer doit apprécier de potentiellement compter encore dans ses rangs le talentueux Jabari, qui a fait le taf sur les 24 minutes par match lui étant allouées en fin de saison dernière. Le General Manager des Bucks, Jon Horst, était interrogé sur NBA TV en marge de la Summer League de Vegas, et ce dernier a en tout cas fait savoir que les Bucks n’avaient pas oublié leur jeune daim, et qu’ils se tenaient prêts à répondre au marché. Comprenez, prêts à matcher une offre… raisonnable.

« Évidemment Jabari est un agent libre restreint, nous l’avons rendu tel quel parce que nous l’apprécions et voulons avoir la capacité de le garder et travailler avec lui et son agent. Nous avons eu de bonnes conversations, nous sommes en contact chaque jour. Je pense que le marché va dicter une partie de la suite, mais nous allons continuer à travailler et nous verrons comment ça se terminera. »

Adeptes de l’auto-régulation du marché, allez donc dîner avec ce bon vieux Horst, vous devriez vous entendre. En gros, le front office des Bucks se tient prêt à répondre à d’éventuelles offres mais ce dernier dispose d’un cap space restreint, et n’offrira sans doute guère plus que les 7 millions que touchait Jabari Parker récemment. En voilà une affaire bien bonne à tenter pour de nombreuses franchises. Si les Kings semblaient sur les tablettes un moment, force est de croire qu’ils ont compris que ce n’était pas vraiment le poste qui leur manquait. Une autre franchise habituée à tanker sans faire exprès est intéressée par le pari Parker, il s’agit de Brooklyn. Les Nets et leur équipe de gentils anonymes ont bien chipé Ed Davis à Portland, mais le meilleur pote de Lillard a plus une tête de back-up que de titulaire. Disposant d’un espace salarial pouvant permettre d’offrir un contrat à hauteur des 10 patates à Jabari, Sean Marks pourrait bien remporter son futur bras de fer avec Jon Horst. On connaît un grand Grec qui va bouder sur ses frites s’il perd son poto.

Jabari Parker constitue un des profils les plus intéressants encore disponible dans cette free agency. Soyez sympas, les GM, faites-lui au moins une offre. Sinon on connaît des cervidés en costard qui vont s’en frotter les bois.

Source : NBA TV

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