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Pas de hiérarchie chez les meneurs des Knicks : David Fizdale va « les laisser se battre »

Frank Ntilikina

C’est Hunger Games le délire.

Source image : Youtube

Nommé coach des Knicks en mai, le jeune David Fizdale (44 ans) est pour le moment la star du mercato new-yorkais. Succédant à un Jeff Hornacek auteur de deux saisons moyennes sur le banc de Big Apple, il porte l’ambition d’un retour progressif des Knicks au plus haut niveau. Mais dans les mois qui viennent, faute d’identité claire, l’équipe sera encore en rodage.

Quel entraîneur ne rêverait pas d’avoir un tel choix dans son roster ? Trois Top 10 de Draft des cinq dernières années en concurrence sur un même poste, et pas des moindres, celui de meneur. S’ils n’ont pas (encore) confirmé tout le potentiel qui était placé en eux lors de leur Draft, les garçons sont encore jeunes et pourraient bien nous sortir une grosse saison d’une année à l’autre. Avec Trey Burke, Emmanuel Mudiay et Frank Ntilikina, Coach Fizdale possède trois postes 1 très talentueux, chacun dans un registre particulier. À ces trois mousquetaires s’ajoute un Ron Baker semblant bien décroché dans la course au cinq majeur. Néanmoins, David préfère repartir de zéro avec ses gars, qui vont devoir gagner leur place et gratter leurs minutes à la sueur de leur front, comme il l’a confié à Marc J. Spears, journaliste de la chaîne ESPN.

« J’aime ça ! Régler ça en se battant. Je vais juste faire rouler la balle et les laisser se battre entre eux. Celui qui gagne obtiendra une place dans le cinq majeur mais je vois aussi une autre option dans laquelle tous ces gars jouent parce que j’aime la rapidité et le playmaking et le fait d’avoir plusieurs joueurs capables de faire ça. C’est un luxe pour moi d’avoir cette bataille. »

Un Trey Burke plus expérimenté (25 ans), apportant un scoring très correct : 13 points à 50% au tir l’an dernier. Ajoutez à cela cinq passes de moyenne en 22 minutes et vous avez un meneur de poche (1,85 m pour 86 kilos) qui fait le taf. Cas suivant : Emmanuel Mudiay. Transféré en cours de saison dans la Grosse Pomme l’année dernière, Manu n’aura joué que 22 bouts de rencontres avec les bleu et orange. Les statistiques ne parlent donc pas pour lui pour le moment mais l’ancien de Denver a montré de belles choses sur le parquet du Madison Square Garden. Septième choix de la Draft 2015, il pourrait bien relancer une carrière en déclin sous les ordres d’un nouveau coach, et pourquoi pas comme arrière ? Pour notre Frenchie, le bilan est positif à la sortie de sa saison rookie. Pas dans la course au ROY, certes, mais un temps de jeu plus que correct (22 minutes de moyenne en 78 matchs). Et autant dire que Frank Ntilikina n’a pas passé le plus clair de celui-ci à regarder ses adversaires attaquer. Véritable teigne défensive, le combo-guard tricolore pâtit de sa débauche d’énergie dans son shoot, affichant des pourcentages trop faibles (36% au général et 32% du parking). Complet et disposant d’une marge de progression bien plus importante que celle de ses coéquipiers, Franky pourrait bien tenir la corde. Chose qu’il fait d’ailleurs très bien actuellement à Las Vegas avec l’équipe de Summer League, dans laquelle il est titulaire à la mène, aux côtés du nouveau venu Kevin Knox, sur l’aile, déjà prometteur dans son rôle de 3&D. L’ancien Strasbourgeois y travaille notamment une agressivité offensive lui faisant cruellement défaut.

Pas d’a priori pour l’ancien assistant d’Erik Spoelstra, qui attend sans doute la fin du training camp afin de se faire une idée bien précise des différents schémas de jeu dans lesquels il pourra intégrer au moins deux de ces joueurs sur le parquet dans son starting five. On a un petit penchant pour Frank Ntilikinamenbert, qui semble représenter l’avenir de la franchise, en compagnie d’un Kristaps Porzingis et d’un Kevin Knox. Défenseur hors pair, le sophomore, avec une saison complète dans les pattes, risque d’en faire chier plus d’un. Après LeBron, on attend un trashtalking avec DMC la saison prochaine, ça ce serait une réelle progression.

Disposant d’autant de meneurs que de boutons sur sa braguette,  David Fizdale va devoir dealer avec des problèmes de riche la saison prochaine. Tout du moins à la mène, car pour ce qui est du reste, la concurrence est en carton. Un Trey Burke meneur avec un Frank Ntilikina à côté de lui sur la ligne arrière, on signe direct.

Source texte : ESPN

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