Old-School

Tony Parker chez les Spurs en 9 grands moments : la Draft 2001, là où tout a commencé

S’il est loin d’avoir pris sa retraite, Tony Parker a quitté les Spurs ce weekend après 17 années de bons et loyaux services. L’occasion idéale pour revenir sur ses grands moments, sous la tunique noire et blanche de San Antonio. Comment ne pas commencer par la Draft de 2001, celle où tout a commencé pour lui ? 

Certains s’en souviennent encore, sourire en coin. La douce nostalgie, d’un grand coup réalisé par le management des Spurs, déjà, à l’époque. Alors qu’il n’est pas forcément annoncé dans les plus hauts prospects de sa cuvée, Tony décide de frapper un grand coup en démontant le Hoop Summit de 2000. Sauce française, 20 points et 7 passes, des accélérations à couper le souffle. « J’ai pu jouer devant la télévision américaine, maintenant ils me connaissent, » répétait Parker avec le sourire. Il faut dire que le plan pour rejoindre San Antonio est assez bien mené. Suite à cette belle performance, TP rentre en France pour continuer son boulot au PSG Basket, et étant d’ailleurs la doublure d’un certain Laurent Sciarra. Autant dire que ce statut changera rapidement, Tony brillant de mille feux et réalisant une première grosse saison avec les clés du camion entre ses jeunes mains. L’impression laissée pendant le Hoop Summit est suffisamment puissante pour que la bataille se joue en fin de premier tour. Boston, en 21ème position, semble plus charmé que jamais par ce frenchie au culot séduisant. Les Celtics avoueront, quelques années plus tard via le meneur français, qu’ils avaient prévu de le prendre à ce spot. Que penser de ce que la carrière de Tony aurait pu donner, s’il avait porté les couleurs des Celtics plutôt que celles des Spurs ? Son palmarès, ses accomplissements, sa relation avec Gregg Popovich ou Tim Duncan, la suite avec Boris Diaw ?

Toutes ces questions peuvent être posées aujourd’hui, mais la réalité est bien là, en ce 27 juin de l’an 2001. Les équipes font leurs sélections, et Parker a bien senti le coup. Avec une Draft majoritairement dominée par les intérieurs, le Français a plus de chances d’être choisi au premier tour et sent bien son coup à partir de la 20ème place. Cleveland… Brendan Haywood. Boston… Joseph Forte. Orlando… Jeryl Sasser. Houston… Brandon Armstrong. Utah… Raul Lopez. Sacramento… Gerald Wallace. Plus que 5 places, la transpiration monte en flèche, comme la température. Philadelphie… Samuel Dalembert. Memphis… Jamaal Tinsley. Merde, un meneur avant Tony, ça craint. Nous sommes à la 29ème place, en ce jour ensoleillé de 2001, et les Spurs font leur choix : with the 28th pick in the 2001 NBA Draft, the San Antonio Spurs select… Tony Parker, of Racing Club Paris, France. Cette phrase semble anodine, courte et insignifiante, mais elle va créer le début d’une aventure magique. L’aventure du plus grand meneur français de l’histoire, l’aventure du meilleur meneur des Spurs de l’histoire. Heureux comme un gosse le soir de Noël, la gueule de minot rayonnante, TP serre son père dans ses bras et enfonce sa casquette sur le crâne. Les émotions se mélangent mais impossible d’effacer ce sourire. Il a réussi, lui, le gamin qu’on voyait potentiellement aller loin. Maintenant il va falloir s’imposer, dans sa propre équipe comme dans sa Ligue. La suite, on la connaît…

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