Jazz

Grayson Allen a pris ses marques avec le Jazz : un peu de basket, un peu de boxe et déjà beaucoup d’amour

Grayson allen

Welcome in the 90’s !

Source image : Youtube

S’il y a un joueur de cette Draft qui agit en sous-marin mais qui pourrait bien être l’une des pépites de cette Draft, c’est bien lui. Grayson Allen, arrière tanké sélectionné en 21ème position par le Jazz, véritable mascotte de Duke depuis quatre ans et nouveau garde du corps de Donovan Mitchell.

Si vous tapez Grayson Allen sur YouTube, vous tomberez très rapidement sur ces quelques expressions : dirty plays, fights, technical fouls. Bienvenue dans les années 90 frère. Grayson Allen c’est ce visage de gendre parfait américain, celui dont toutes les meufs sont amoureuses dans les navets qui passent chaque après-midi sur TF1 ou M6. Sauf qu’à l’intérieur Grayson est une teigne, un type qui aime le sang et la bagarre et qui ne peut s’empêcher d’embrouiller quiconque le regarde de travers. Un anachronisme à l’heure où un pet peut vous valoir une flagrant foul, mais le genre de mecs que l’on va forcément adorer regarder dans un roster du Jazz qui doit se féliciter d’avoir récupéré un peu de méchanceté à la Draft. Le premier à avoir goûté à la mauvaise humeur de l’ami Grayson ? Trae Young. Le potentiel phénomène des Hawks avait déjà goûté au cross légendaire d’un autre Trey (Lewis, celui de Bourg-en-Bresse si si) quand il s’est frotté au non-moins légendaire tempérament de Grayson. Tente une clé de bras sur moi et tu te prendras un coup de tête bélier, c’est comme ça et pas autrement.

Double technique et bienvenue chez les fous, Grayson Allen n’aura donc mis que trois matchs de Summer League pour créer un premier attroupement et quelque chose nous dit que ce n’est pas fini. Le meilleur dans cette histoire ? Si Grayson Allen risque d’alimenter les débats dans la catégorie des badass, le sniper n’est pas le genre de mecs à n’avoir que ses poings comme spécialité. 2/13 au tir face aux Hawks mais 9 points, 6 rebonds, 8 passes et 3 steals, puis 11 points, 8 rebonds et 7 caviars face aux Spurs, avec néanmoins une nouvelle orgie de tirs ratés. L’envie de canarder à tout bout de champ comme beaucoup de ses jeunes copains au mois de juillet, mais déjà l’assurance que le gosse est un genre d’homme à tout faire, même (surtout) les tâches de l’ombre.

Si vous aimez le basket à la dure, les bourre-pifs et… les suspensions, vous avez trouvé votre homme. Lui a toujours l’air de dire qu’il n’y est pour rien, poke Kevin Garnett, mais la flamme dans ses yeux nous promet de sacrées mêlées à chaque fois ou presque qu’il sera sur les parquets. Et dans une NBA de plus en plus aseptisée, mon dieu que c’est rafraichissant.

 

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