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Officiel : Derrick Favors reste à Utah pour 2 ans et 36 millions, on ne change pas une équipe qui passe un tour de Playoffs

Derrick Favors

Hum… (fait mine de réfléchir), ok je signe.

Source image : Youtube

Au beau milieu du chaos général causé par les Californiens, le staff du Jazz s’est assuré de retrouver son ailier-fort titulaire en octobre. Signant pour un beau pactole, Derrick Favors va pouvoir continuer de faire du sale avec Rudy dans la raquette. Enfin une bonne nouvelle.

Il était une fois une petite contrée mormone du nom de Salt Lake City, qui abritait une gentille équipe de basket-ball. Il se murmure que, là-bas, on fait confiance aux créatures les plus étonnantes : un n°13 de Draft petit mais puissant, un Gaulois à l’envergure d’un condor, un pèlerin qui passait par là ou encore un bon vivant tout droit sorti de la NBA des années 90′. Le numéro 13, plus communément appelé Donovan Mitchell, s’est révélé être un heureux coup du sort en jouant au rookie de l’année, le Gaulois du nom de Rudy Gobert vient d’être élu meilleur défenseur de l’année, l’Australien Joe Ingles, au petit trot, a mis tout le monde d’accord et s’est vu offrir 52 millions sur 4 ans l’an dernier, suffisamment pour inviter l’équipe dans son PMU fétiche à chaque cinquième quart-temps. Et enfin, let’s talk about Derrick Favors. L’histoire d’amour entre un gros morceau de viande (208 centimètres pour 120 kilos) comme lui et la NBA actuelle des Freaks semblait impossible, mais c’était sans compter sur un Jazz qui ne supporte pas les discriminations, et lui a donc donné sa chance, à lui aussi. Ça fait huit ans que ça dure, et ce n’est pas prêt de s’arrêter. On prolonge la belle histoire pour deux ans encore, enfin un et on se revoit l’été prochain pour parler de la suite, car la deuxième année du nouveau contrat de Derrick n’est pas garantie. Il touchera 18 millions dès la première année, de quoi inviter la team de choc au restau’, comme lui ont ordonné Donovan Mitchell et notre Rudy national. Bon courage pour déloger Joe de la taverne de Moe.

Bon, plus sérieusement, les fans du Jazz peuvent se satisfaire de la prolongation d’un pilier de la franchise, abattant un taf considérable dans l’ombre du meilleur défenseur de l’année. Ses stats : 12,3 points, 7,2 rebonds, 1,3 assist et 1,1 block en 28 minutes (56% au tir dont 22% du parking) en 77 matchs. Et prendre 7 rebonds quand t’as Rudy en pivot, c’est pas une mince affaire. Très propre pour les finitions dans la peinture ou pas trop loin, Favors perd pied derrière la ligne des 7,23 m. Un intérieur, un vrai on vous dit ! Enfin, il est bon de rappeler que l’inspecteur, malgré sa carrière déjà longue comme les bras de Gobzilla, n’a que 26 ans, et peut donc encore élargir sa palette de basketteur. Bon, soyons honnêtes, on pense au shoot surtout, car personne n’est prêt pour voir le bébé crosser comme Uncle Drew. Alors que la liste des ailiers-forts free agents avait une belle gueule cette année, la folie des premiers jours de free agency où les signatures se sont enchaînées a été plus dévastatrice pour le marché que les premiers jours des soldes. On vous laisse checker notre top 5 et faire le compte, il n’en reste plus qu’un… mais c’est le meilleur, no spoil. Il ne fallait donc pas perdre de temps pour Dennis Lindsey avec Derrick Favors. Et il l’a visiblement bien compris en offrant ce juteux contrat 1+1 au fidèle parmi les fidèles chez les mormons. Malin est le GM en ne garantissant pas la deuxième année du contrat, s’offrant ainsi une flexibilité salariale en prévision de la grosse free agency 2019. Mais malin est l’intérieur également car il aurait eu du mal à toucher plus ailleurs (askip un All-Star c’est 5 patates maintenant) et, en outre, Favors pourra éventuellement tester le marché de nouveau l’été prochain.

Le cas Derrick était un gros devoir de vacances pour le staff du Jazz, et il n’a pas été bâclé. On connaît l’importance pour une franchise peu sexy de conserver ses meilleurs éléments pour avoir une chance d’attirer des gros poissons prochainement. C’est chose faite avec Derrick Favors. La belle équipe de Quin Snyder est prête à repartir sur les mêmes bases que l’année dernière… pour le même résultat, une demi-finale de conf’ ? Ce serait déjà un exploit quand on voit ce qui se trame chez leurs voisins de l’Ouest.

Sources : The Undefeated, Yahoo! Sports, The Salt Lake Tribune

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