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NBA Flashback 2017-18 #3 : quand Ben Simmons lâchait son premier triple-double, le premier… d’une longue série

Ben Simmons

Salut, j’ai 21 ans et quasiment autant de triples-doubles en carrière.

Source image : NBA League Pass

Les anciens en ont pris l’habitude et les petits nouveaux vont le découvrir, les deux mois d’été sur TrashTalk sont chaque année l’occasion de dormir un peu de vous faire revivre le meilleur de la saison écoulée. Perfs individuelles, séries de Playoffs, posters de cannibale, game winners ou patates de forain, il y en aura pour tous les goûts et ce jusqu’au 31 août prochain. Allez, mode rétroviseur enclenché, parce qu’elle était vraiment pas mal cette saison 2017-18…

Nous sommes le 23 octobre 2017 et les Sixers sont à 0-3. Nouvelle saison cauchemar pour Philly ? Dans la lignée des horreurs offertes depuis quelques années ? Lol.

Un an au frigo, mais le petit n’a pas mis longtemps à chauffer

Car ces trois défaites initiales (à Washington et Toronto puis face à Boston) ne seront cette fois-ci qu’un faux départ. Car la saison 2017/18 des Sixers a bel et bien une sacrée belle gueule. Grâce à un roster enfin compétitif, grâce à un coach qui peut enfin compter sur de vrais joueurs et qui peut donc faire son travail correctement, grâce évidemment à Joel Embiid (on y reviendra dans cette chronique), mais – surtout ? – grâce à Ben Simmons. First pick de la Draft 2016, obligé de vivre une saison blanche dans la foulée, le jeune australien a ainsi imité Blake Griffin en 2011, lui aussi au frigo durant un an avant de tout écraser pour sa saison rookie et d’être élu par la même occasion Rookie Of the Year, n’en déplaise à Donovan Mitchell et Ivan Rabb. Et c’est donc le 23 octobre, pour son quatrième match chez les grands, que Ben Simmons se présenta officiellement à la NBA, à domicile et face aux Pistons.

21 points, 12 rebonds et 10 passes, premier triple-double d’une série qui en compte désormais (et déjà) … treize

En soit, la performance n’a rien à envier à un soir de diarrhée pour LeBron James, mais ce triple-double est le premier et en revêt donc le côté symbolique. Déjà de la passe dans le dos, déjà des drives de tonton, pas encore de tir du parking mais l’assurance d’un vétéran alors qu’il affiche seulement 21 printemps au compteur. Six mois plus tard ? 52 victoires pour les Sixers, soit quasiment autant que lors des… trois dernières saisons. Benny ? Respiration. Treize triples-doubles, douze en saisons régulières, et la deuxième place all-time des rookies dans l’exercice, derrière l’intouchable Oscar Robertson et ses 26 TD. 15,8 points, 8,2 rebonds et 8,1 passes en SR, une série de daron face au Heat mais les armes qui tombent en demi-finale de Conférence face aux Celtics d’un autre rookie en forme. Respiration.

Et maintenant ? Sky is the limit, et on ne parle pas de whisky

Mais que peut bien nous réserver un mec qui tourne quasiment en 20/10/10 en Playoffs pour sa première saison chez les adultes ? Un mec qui n’a encore jamais… inscrit le moindre panier du parking dans sa carrière ? La marge de progression est aussi énorme que son talent déjà entrevu, une équation qui pourrait bien faire de Ben Simmons un potentiel MVP dans quelques années, le genre de gars capable d’emmener ses Sixers vers le titre. Une franchise redevenue tellement hype depuis les arrivées de Benny, Jojo and co. que son éminence LeBron James en personne fut un temps pressentie pour se laisser tenter cet été. Comme quoi le Process, il fallait se laisser le temps d’y trust

Un triple-double qui en annonçait tant d’autres, et le meilleur qui reste – évidemment – à venir, voilà ce que nous a offert et ce que nous réserve donc Ben Simmons pour la suite. Dans la course au successeur de LeBron James ? On a peut-être trouvé le favori.

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