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LeBron James aux Lakers : le défi qui pourrait faire du roi un GOAT ?

LeBron James Lakers GOAT

Bêêêêêêêêêêêê !

Source image : Public Domain Pictures

Parmi toutes les questions qui entourent le séisme sur la planète NBA que vient de provoquer LeBron James en annonçant sa signature chez les Lakers, il y en a une qui brûle beaucoup de lèvres : le King fait-il une erreur ou est-il en train de se mettre en position de relancer une nouvelle fois l’éternel débat autour du GOAT ? Si tant est qu’il y ait un débat et que James en fasse partie bien sûr… En tout cas, on peut s’interroger sur ce que l’enfant d’Akron a vraiment à gagner ou à perdre en tant que futur Angelino.

Ce 2 juillet 2018 fera clairement partie des dates qui vont rester gravées dans les mémoires de fans NBA car LeBron James a envoyé une véritable bombe la nuit dernière. Les Lakers ! Cela commençait à se sentir puisque de plus en plus de rumeurs faisaient état du fait que le King penchait pour un déménagement du côté la Cité des Anges. Maintenant que c’est officiel, les avis fusent de tous côtés pour essayer de comprendre la décision du roi, d’expliquer où il veut en venir et où il pense pouvoir aller avec un tel choix. Pour certains, cette signature n’a aucune saveur soit parce que LeBron change encore de franchise, soit parce qu’ils auraient voulu le voir ailleurs. Pour d’autres, c’est un coup de poker incroyable, un challenge fou. Et pour les fans des Lakers, c’est une bénédiction qui marque le début d’une nouvelle ère. La première chose qui saute aux yeux, c’est la durée de ce contrat. Quatre ans, c’est du long terme pour la NBA et son dernier très gros contrat (en tant que joueur). Par cette durée, LeBron envoie un vrai message : non seulement il va chez les Lakers mais il va se poser pour un moment à Los Angeles. Voilà qui sent bon la décision prise en fonction de sa femme, de ses enfants et de ses projets d’après carrière (devenir président des US, stopper la faim dans le monde, le trafic de stupéfiants et les guerres). En clair, James va s’installer à L.A. et pourrait bien ne plus en bouger jusqu’à raccrocher ses sneakers car quand ce contrat se terminera, il sera en route vers ses 38 ans et pourra alors éventuellement rajouter une ou deux saisons à pas cher chez les pourpres et or pour finir en beauté auprès de sa famille. Mais nous n’en sommes pas là. Pas du tout !

Outre la vie californienne que LeBron a toujours dit adorer et l’aspect business indéniable de cette signature qui va lui permettre de doper sa marque à travers l’énorme marché que représentent les Lakers, le King se lance ici dans un challenge sportif assez fou. Car si vous pensez que James a pris cette décision parce qu’il n’est plus trop motivé par l’aspect terrain et sportif de sa carrière, qu’il veut juste vivre tranquille avec sa famille là où ils ont choisi de le faire… Détrompez-vous ! Il va peut-être sur ses 34 ans (en décembre prochain) mais il sort de ce qui est très probablement sa meilleure saison en carrière, sur le plan individuel bien sûr. 82 matchs pour la première fois depuis qu’il est en NBA. 27,5 points à plus de 54% au tir. Meilleure marque en carrière égalée au rebond avec 8,6 de moyenne et 9,1 passes décisives par soir, ce qui est pour le coup son record en carrière. Ensuite, il a porté son équipe du début à la fin des Playoffs qu’il finira avec 34 points, plus de 9 rebonds et 9 caviars de moyenne en 22 rencontres à presque 42 minutes de temps de jeu. Oui, il y a eu un sweep au bout mais rappelons que ce n’est pas passé loin du tout au match 1 des Finales et surtout que cela ne diminue en rien le côté titanesque de la régulière et des Playoffs réalisés par King James. Cela nous rappelle également que le bonhomme est encore le meilleur joueur de notre ligue, jusqu’à preuve du contraire et qu’à ce titre, il peut être considéré comme capable de changer le visage d’une équipe quelle qu’elle soit.

LeBron vient d’accepter le challenge de la Conférence Ouest alors qu’il lui était reproché d’avoir un chemin trop facile vers les Finales qu’il squattait chaque année depuis 2011. Après 15 ans à écumer les parquets de la Grande Ligue, BronBron décide d’aller s’attaquer directement aux monstres de l’Ouest avec les Warriors en tête mais aussi les Rockets ou d’autres. Nous verrons et analyseront plus tard les renforts de chacun mais ce qui est sûr c’est que quand on voit le nombre de très gros joueurs qui évolueront à l’Ouest la saison prochaine, il est assez aisé de se rendre compte de la montagne au pied de laquelle LeBron va se trouver en octobre. On l’a très souvent attaqué sur le fait qu’il était à l’Est, au sein d’une Conférence d’un niveau plus faible que sa frangine façon west coast. James a donc décidé de prendre le taureau par les cornes et il est clair qu’il ne va pas chez les Lakers en pré-retraite, du moins pas tout de suite. Il peut se planter bien sûr. Il peut se retrouver dans une équipe qui ne fonctionne pas malgré son talent et s’y user petit à petit, voyant le poids des ans finir par le rattraper et les critiques s’abattre sur son incapacité à régner ailleurs qu’à l’Est. Et attention car cela n’est pas à omettre, surtout sous le soleil de L.A. L’équipe n’a pas de vraies bases, enfin pas encore. Même si Kawhi Leonard venait à débarquer dans le cadre d’un échange avec les Spurs, il faudrait voir qui est envoyé au Texas en contrepartie et comment Luke Walton réussit à travailler autour d’un duo de stars très impressionnant sur le papier mais qui auront tout à construire ensemble en créant un vrai collectif autour d’eux. Bref, tout est à faire : faire venir une autre star, trouver le bon équilibre pour jouer avec les Lance Stephenson, JaVale McGee ou Kentavious Caldwell-Pope qui viennent de signer avec les Lakers pour la saison prochaine, laisser de la place à Luke Walton pour coacher, etc…

En revanche, si ça prend. Mieux, si ça se met à gagner. OH MAMA ! Quelle que soit l’équipe autour de lui, si LeBron James parvient dans un premier temps à ramener les Lakers en Playoffs puis à en faire des contenders sérieux, il aura montré une nouvelle facette de sa capacité à construire une franchise, même à l’Ouest. Ce serait une première victoire pour lui mais cela ne suffira pas. Pour que ce soit magistral, pour que ce soit un vrai gros plus pour l’héritage qu’il est en train de laisser au monde de la balle orange, il faudrait qu’il soit à la base d’un run qui emmène l’équipe du Staples Center vers son 17ème titre (histoire d’égaliser les Celtics tranquillement). C’est donc un challenge en deux voire trois saisons qui attend certainement LeBron : rendre les Lakers de nouveau compétitifs puis aller chercher une bague. Rien que ça. Oui ça parait fou mais on ne peut s’empêcher d’y penser. On ne peut s’empêcher de se dire qu’au delà du confort de sa famille et de la prospérité de son business, James a des envies de grandeurs sportives. Des envies d’aller chercher les plus grands, de les dépasser en faisant des choses qu’ils n’ont jamais faites comme être champion dans trois franchises différentes en étant MVP des Finales. Ce serait légendaire, surtout s’il réussit avec le numéro 23 sur les épaules dans une salle où flottent notamment au plafond les jerseys de Kareem Abdul-Jabbar, Magic Johnson et Kobe Bryant.

Avec cette signature LeBron James vient donc de s’offrir un challenge un peu fou qui nous montre qu’il n’a peur de rien et surtout pas de son avenir en tant que sportif ou de la façon dont sera perçu l’héritage qu’il laissera derrière lui. Les risques sont bien présents car ce pari comporte des incertitudes et va se dérouler dans un environnement toujours plus concurrentiel alors que le King n’est plus tout jeune. Mais si ça se passe bien, l’aventure peut être magique et les résultats tout simplement légendaires…

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3 Commentaires

3 Comments

  1. VinceR

    2 juillet 2018 à 19 h 30 min at 19 h 30 min

    Franchement pour le moment avec ces Lakers là…. ça pue le flop.

    • Sam

      2 juillet 2018 à 22 h 06 min at 22 h 06 min

      Enfin du nouveau dans la planète basket, de quoi attendre les matchs de lakers avec impatience et donc du championnat NBA tt court ! Le maillot avec flocage à son effigie va se vendre comme des petits pains !

  2. gimmickgui

    3 juillet 2018 à 7 h 23 min at 7 h 23 min

    Le vrai GOAT ne serait-il pas celui qui arrive à s’imposer n’importe où, à s’adapter coûte que coûte et à finalement défier le temps et l’âge (sans petites pauses) ??? À suivre…

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