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Top 5 des ailiers-forts à aller chercher sur la Free Agency 2018 : Beasley is in the building !

Michael Beasley

Venez me chercher, n’ayez pas peur…

Amateurs de sensations fortes, c’est le moment de s’accrocher ! Car dimanche prochain, le marché des agents-libres ouvre ses portes en NBA, et ça risque de faire pas mal de vagues. On grossit petit à petit et on fait le point sur la crème de la crème des ailiers-forts dispos à la free agency à partir du 1er juillet, vous ne pourrez pas dire que vous ne saviez pas.

# Aaron Gordon (Orlando Magic)

  • Statistiques en 2018 : 17,6 points, 7,9 rebonds, 2,3 assists et 1 interception en 33 minutes (43% au tir dont 34% à 3-points) en 58 matchs.
  • Salaire en 2018 : 5,504,419$
  • Situation contractuelle : Restricted free agent*.

Un Gordon bleu la saison prochaine ? Rien n’est moins sûr. Au sortir d’une saison (encore) compliquée pour son équipe du Magic d’Orlando, Aaron Gordon se retrouvera, comme la plupart de ses collègues de la Draft 2014, agent-libre le 1er juillet. Si des petits pépins physiques (hanche, commotion cérébrale) lui ont fait louper une vingtaine de matchs de régulière (faut-il le préciser avec Orlando…), l’agent double 0 a rarement failli lorsqu’il était sur le terrain, réalisant les meilleures stats de sa courte carrière cette saison. L’homme volant marque plus, prend plus de rebonds, fait plus de passes, plus de steals et a amélioré son pourcentage du parking. Agent non protégé, il dispose d’une qualifying offer de 7,260,330$, pouvant lui permettre de prolonger l’aventure d’une saison en Floride avant de tester le marché libéré, délivré, non-protégé l’été prochain. Mais c’est sans doute l’hypothèse la moins probable dans ce dossier. On ne voit pas l’intérêt pour Gordon de ne pas tester le marché dès cette année, alors qu’il devrait recevoir des offres bien supérieures. Mais au final, c’est le Magic qui aura le dernier mot, pouvant proposer le max au meilleur ami de Zach LaVine (146 millions de dollars sur 5 ans) alors qu’une offre extérieure ne pourra dépasser 107 plaques sur 4 ans. Lui a déclaré vouloir le max, et donc rester à Orlando. La nouveau front office mené par John Hammond cédera-t-il aux exigences de son espoir de 22 ans ? On se mouille et on dit oui, la paire d’intérieurs qu’il pourrait former avec le nouveau drafté Mo Bamba pourrait être carrément effrayante.

# Julius Randle (Los Angeles Lakers)

  • Statistiques en 2018 : 16,1 points, 8 rebonds et 2,6 assists en 27 minutes (56% au shoot dont 22% de loin) en 82 matchs. Le compte est bon.
  • Salaire en 2018 : 4,149,242$
  • Situation contractuelle : Restricted free agent.

Encore un garçon de la Draft 2014 (7ème choix) qui est monté crescendo depuis son arrivée en NBA. Une terrible fracture du tibia dans son premier match avec les grands le tiendra en dehors des parquets tout au long de son année rookie. Depuis ? Julius Randle n’a plus le time de louper des matchs : seulement neuf sur les trois dernières saisons et aucun en 2017-18. Devenu presque un cadre de la jeune équipe des Lakers depuis l’arrivée des Ingram, Ball et autre Kuzma, l’intérieur semble pouvoir encore élargir sa palette, lui qui a déjà montré plus de mobilité cette saison. Parlant de l’avenir et des négos avec Rob Pelinka et Magic Johnson, JR30 semble favorable à un nouveau contrat en Cali. Lui qui a répété à l’envie vouloir disputer rapidement les Playoffs l’aurait profond de ne pas se faire prolonger à L.A. pour qu’une superteam naisse. Il y a fort à parier que la direction des Lakers sacrifie Brook Lopez et Channing Frye avant un Randle apprécié du Staples Center.

# Derrick Favors (Utah Jazz)

  • Statistiques en 2018 : 12,3 points, 7,2 rebonds, 1,3 assist et 1,1 block en 28 minutes (56% au tir dont 22% du parking) en 77 matchs.
  • Salaire en 2018 : 12,000,000$
  • Situation contractuelle : Unrestricted free agent**.

Un vieux de la vieille dans le pays mormon, ce Derrick Favors. Drafté par Brooklyn en n°3 en 2010, il ne jouera dans le New Jersey qu’une partie de sa saison rookie avant de s’envoler vers un Etat moins excitant mais visiblement au goût de Derrick : l’Utah. Depuis huit ans, le gros bébé de 208 centimètres pour 120 kilos fait le taf sans broncher… et sans se blesser ou presque. Une régularité remarquable au fil des saisons mais un plafond qui semble atteint. Si sa polyvalence (il peut jouer 5 en l’absence de Rudy) est appréciable pour Coach Snyder, son gabarit atypique pour un poste 4 dans la NBA des freaks est préjudiciable. DF15 gagnerait à bosser son tir de loin, enfin ses lancers-francs ce serait déjà pas mal, car le gars affiche un sale 65% sur la ligne, Joakim Noah n’a qu’à bien se tenir. Interrogé par le Salt Lake Tribune sur sa situation contractuelle cette semaine, Derrick, en vieil inspecteur qu’il est, a sorti la baratin habituel. « Je sais qu’ils (Jazz) veulent que je revienne, et je veux revenir. Mais c’est un business et un jeu de chiffres, donc nous allons voir. » On n’en saura pas plus donc, mais le divorce n’est pas consommé avec sa franchise de cœur, en pleine ascension grâce au phénomène Donovan Mitchell arrivé l’an dernier notamment. On verrait bien Derrick Favors à Washington, pour renforcer un secteur intérieur toujours plus démuni après le départ de Marcin Gortat, ou bien à Milwaukee en cas de départ de Jabari Parker, qui pourrait bien faire le chemin inverse. Faites vos offres messieurs, l’agent est libre comme l’air !

# Thaddeus Young (Indiana Pacers)

  • Statistiques en 2018 : 11,8 points, 6,3 rebonds, 1,9 assist et 1,7 interception en 32 minutes (49% au tir dont 32% du parking) en 81 matchs. Fainéant.
  • Salaire en 2018 : 12,921,348$
  • Situation contractuelle : Player option***.

Les saisons se suivent et se ressemblent pour Thaddeus Young à Indiana. Parti du merdier des Nets il y a deux ans, l’athlétique ailier-fort sort de deux saisons en 11-6-2, et deux premiers tours de Playoffs disputés. Ça c’est pour le côté purement individuel, car en ce qui concerne le collectif, quel pied on a pris en regardant jouer les Pacers cette année ! Le trade George-Oladipo a été plus bénéfique à Indiana qu’à OKC, WTF ? Un Vicky monstrueux qui a tiré tous ses coéquipiers vers le haut et l’élimination au premier round de postseason contre les Cavs (4-3) s’en trouve nettement plus prometteuse que celle de 2016-17 (4-0) avec un PG sur le départ. Le mal-nommé Young, 30 ans, s’enflammait même début mai en déclarant : « le ciel est notre seule limite« . Bois frais garçon, il y a les Warriors avant. L’idylle qu’il partage avec les Pacers semblait vouée à continuer mais, ne souhaitant pas activer sa player option de 13 millions de dollars, Thaddeus sème le trouble parmi les Amish fans d’Indiana. Selon Adrian Wojnarowski d’ESPN, ce serait simplement pour s’offrir un bail longue durée, alors que son option ne valait qu’une année de plus. On mise sur un contrat long à prix raisonnable pour TY, il faut faire des sacrifices pour espérer toucher le ciel.

# Michael Beasley (New York Knicks)

  • Statistiques en 2018 : 13,2 points, 5,6 rebonds et 1,7 assist en 22 minutes (51% au shoot dont 39% à 3-points) en 74 matchs.
  • Salaire en 2018 : 2,116,955$
  • Situation contractuelle : Unrestricted free agent.

Il y a donc deux GOAT sur le marché ! Numéro 2 de la Draft 2008, devant Russ West et Kéké Love tout de même, Michael Beasley a depuis connu la carrière que son tempérament laissait prédire : instable. Mais il faut avouer que, cette année, B-Easy a fait le taf dans la Big Apple, remplaçant au pied levé le pauvre Kristaps Porzingis, gravement blessé au genou. Une association avec Kanter qui fonctionne, même si Supercool Beas a connu des passages à vide, où on sentait carrément que ça le faisait chier de jouer. Il faut dire que l’entente avec Jeff Hornacek ne semblait pas top, tout le contraire de celle qu’il a avec le nouveau coach des Knicks, David Fizdale, qu’il avait connu à Miami en tant qu’assistant. Il se murmure dans les colonnes du New York Post que Beasley pourrait accepter la mid-level exception de NYC, qui ne pourra dépasser 8,6 millions de dollars l’année, pour évoluer sous les ordres de Fizdale. Les Hawks et les Suns sont sur l’ailier et pourraient lui offrir un salaire à plus de 10 plaquettes. Mais, si MB8 se sent bien chez les Knicks et que l’amour est réciproque, on le voit bien faire une croix sur quelques millions supplémentaires ailleurs et s’offrir un peu de stabilité. Le gars a amassé assez de thune en Chine pour voir venir.

# Mentions honorables

Moins hypés que les monstres cités plus haut, ils feraient le bonheur de pas mal de franchises :

  • Luc Mbah a Moute (Houston Rockets – Unrestricted FA)
  • Ersan Ilyasova (Philadelphia Sixers – Unrestricted FA)
  • Montrezl Harrell (Los Angeles Clippers – Restricted FA)
  • David West (Golden State Warriors – Unrestricted FA)
  • Trevor Booker (Indiana Pacers – Unrestricted FA)
  • Ed Davis (Portland Trail Blazers – Unrestricted FA)
  • Jeff Green (Cleveland Cavaliers – Unrestricted FA)
  • Jerami Grant (Oklahoma City – Unrestricted FA)

Pas forcément des noms très clinquants sur le marché des postes 4, mais de bons joueurs sur lesquels parier à un prix raisonnable. Le chantier des « petits intérieurs » est souvent celui où les meilleures affaires… sont à faire justement.

* L’équipe peut s’aligner sur toute offre qui sera transmise à son joueur

** Le joueur est libre comme l’air

*** Le joueur a la main pour rester ou tenter d’aller gratter plus d’argent ailleurs.

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