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Kyrie Irving botte en touche lorsqu’il parle de son avenir à Boston : pas l’heure d’en discuter

Kyrie Irving
Source image : NBA League Pass

On en parlait avec un sourcil froncé la semaine passée, Kyrie Irving va gentiment se retrouver dans l’oeil du cyclone lors des prochains mois, lui qui sera très probablement agent-libre en juillet 2019. Pas de panique pour autant chez le meneur, on reste évasif sans faire paniquer qui que ce soit.

Il suffit d’une situation contractuelle un poil touchy pour que le Massachusetts crame. On l’a vu par le passé avec Isaiah Thomas, puis probablement cet été avec Marcus Smart, dès qu’un copain a un deal bientôt terminé on se retrousse les manches et on essaye de voir ce qui est concevable dans la grande maison verte. Il faut dire que, historiquement parlant, Danny Ainge est capable de tout faire avec son effectif. Ultra-mobile, le boss des Celtics n’hésite pas à couper certains joueurs s’ils ne rentrent pas dans ses plans sportifs comme financiers à l’avenir. Du coup, s’il a été récupéré il y a seulement 9 mois, Kyrie Irving va lui aussi devoir passer par le jugement de la muerte lors de la saison à venir puisque son deal arrive à sa fin. Une player option à 21 millions de dollars pour la campagne 2019-20, peu de chances qu’Uncle Drew la prenne. Il suffit que le All-Star claque une saison convenable sans trop se blesser pour que sa cote augmente sur le marché et qu’il demande un peu plus de sous à ses supérieurs. Du coup, si vous suivez notre regard, refuser cette option ferait de Kyrie un agent-libre totalement disponible en juillet 2019, de quoi filer des sueurs froides à Danny Ainge. Conserver l’ancien bras-droit de LeBron semble être une priorité, mais rien n’est encore acté. Et quand l’équipe du New York Times tend le micro au joueur en off pour lui demander s’il se voit à l’avenir avec le maillot vert, c’est un joli petit clin d’oeil stratégique qui est envoyé par Irving avec le sourire.

“Je sais que cette question sera posée plusieurs fois dans les mois à venir, en connaissant simplement ma situation contractuelle. Le moment d’y répondre viendra, et quand ce sera le cas, je pense que j’aurai une réponse bien plus claire et concise pour de nombreuses personnes qui se poseront cette question. Je dois simplement aborder la chose en étant membre des Boston Celtics actuellement. Et préparer la saison à venir avec pour objectif de remporter le titre.”

Plus politiquement correct, tu meurs. On appelle ça un mini-non-réponse, histoire de laisser le flou sur ses intentions et ne pas dévoiler toutes ses cartes. Il faut aussi dire que Kyrie n’est pas le dernier des petits malins. Certes, nombreux seront ceux qui tomberont dans sa théorie-troll de la terre plate, mais le meneur est un fin-stratège qui sait où il souhaite mener son bateau, et le paysage est parfaitement dessiné à Boston. Donner son jeu et ses envies à Danny Ainge, c’est s’enfermer dans un potentiel corner qui ne vous laissera aucune marge de manoeuvre. Oui, le patron des Celtics est un chouette architecte qui sait sentir les coups fins, mais il est aussi capable de prendre votre situation à son avantage. Affirmez que vous voulez garder la tunique verte, et vous aurez probablement droit à une extension au rabais. Affirmez que vous avez des doutes sur votre suite sur place, et vous terminerez dans un obscur transfert envoyé par le Woj en pleine nuit. C’est notamment pour ça que Kyrie Irving a raison de garder ses cartes planquées sur la table de jeu : difficile de savoir ce que Boston va faire dans les prochains mois. Quid de Macus Smart ? Puis Terry Rozier dans un an ? Et on fait quoi d’Al Horford, qui aura lui aussi une grosse option à prendre en 2019 (30 millions la saison suivante) ? Tu gardes Tatum, Brown et Hayward sur tes ailes ? Les Celtics ont des soucis de riches, ce qui est à la fois plaisant et stressant. Mais une chose semble tout de même actée, ce n’est pas pour marchander Kyrie Irving dans quelques mois que le monumental transfert d’août 2017 a été mis en place. Tout est possible avec Ainge, mais quand même…

On préfère toujours entendre qu’un joueur veut prolonger à tel ou tel endroit, mais la NBA reste un business où dévoiler son jeu n’est pas la plus intelligente des idées. Accrochez-vous à Boston, car la dernière saison contractuelle de Kyrie Irving va bientôt démarrer.

Source : NY Times

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