Playoffs NBA

Flashback Finales NBA 2015 – Game 4 : Steve Kerr joue son joker et Andre Iguodala ramène les Warriors à égalité

Andre Iguodala

Tenir le King à 7/22 au shoot, ça vaut bien une petite célébration.

Source Image : Youtube

Avant ce match, les Cavs avaient réussi à aller prendre un avantage de 2-1 face à Golden State à la surprise générale. Orphelin de Kevin Love et de Kyrie Irving, tout deux blessés, LeBron James accomplissait un boulot monstre épaulé par de bons roles players, tels que Matthew Dellavedova ou Timofey Mozgov pour ne citer qu’eux. Il fallait bien que la machine s’enraye un jour, pâtissant d’un talent insuffisant…

Les Dubs en pleine maîtrise

Quatrième opposition dans une Quicken Loans Arena chauffée à blanc, et pour cause : leurs gars, s’ils remportaient ce match, prendraient un avantage quasi impossible à rejoindre de 3 victoires à 1 (pas si impossible, quand on regarde l’année d’après…). C’est donc le couteau entre les dents que Cleveland abordait ce match, et voulait se mettre dans une position plus que favorable. Mais ça, c’était sans compter le réveil de l’armada californienne, qui laissera rarement la chance à ses adversaires d’espérer. Après un premier quart-temps serré, la Dub Nation repartira au vestiaire avec un avantage de 12 points. Les gars de l’Est essaieront tant bien que mal de revenir, poussés par la Q et par un King en mode distributeur. En témoigne sa no-look pass magique derrière la tête pour Timofey Mozgov. Un retour entrepris après la mi-temps qui ne suffira cependant pas à inquiéter les hommes de Steve Kerr, beaucoup trop impliqués défensivement ce soir-là. Ils finiront le match à 103 points, tout en permettant à leurs rivaux de n’en planter que 82, grâce notamment à un joli run dans les cinq dernières minutes orchestré par Steph et Iggy, au cours duquel les Cavaliers ne réussiront à mettre que trois petis points.

Les origines de la Death Lineup

Si cet écart a été rendu possible, c’est car toute la clique de Curry s’est retroussée les manches en défense, notamment en cadenassant LBJ, qui finira avec un pauvre ratio de 7/22 au shoot pour « seulement » 20 points. En clair, s’il y a bien un match à regarder pour déterminer si Andre Iguodala mérite son titre de MVP des Finales cette année-là, c’est bien ce Game 4 où Steve Kerr réalise un ajustement tactique en alignant son Death Lineup d’entrée de match avec l’ancien joueur des Sixers dans le cinq à la place d’Andrew Bogut. Suffoquant sur l’homme, dissuadant chaque tir, se mettant en travers de chaque drive, Iggy a ce soir-là montré pourquoi il faut le considérer dans la discussion des meilleurs défenseurs extérieurs all-time, et lui donner le crédit qu’il mérite dans le titre 2015 de ses Warriors. Le pire, c’est qu’il a en plus fait le taff offensivement tout au long de la rencontre, finissant meilleur marqueur de son équipe avec 22 points, ex-aequo avec Steph. De l’autre coté, le record en carrière de Timofey Mozgov (28 pions) et les tentatives de distributions de LeBron pour cacher sa maladresse n’auront pas suffi, et les absences d’Irving et Love se sont trop faites ressentir.

Retour à égalité dans cette série, après une victoire référence de la part de Golden State. Impliqués des deux cotés du terrain, les Guerriers de la baie n’ont laissé aucune chance à la franchise de l’Ohio chez eux, avant de revenir à Oakland, et de ne plus jamais perdre jusqu’à la fin de la série.

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