Heat

Udonis Haslem est sûr d’une chose : retraite ou pas, il ne se convertira pas au coaching

Udonis Haslem
Source image : NBA League Pass

S’il ne sait pas encore quoi faire concernant une potentielle 16ème saison en carrière, Udonis Haslem ne suivra certainement pas la voie de certains anciens qui troquent le short pour le costard : s’il y a retraite, pas de conversion sur le banc des entraîneurs.

On en a vu plus d’un, notamment à Miami, quitter les parquets et faire immédiatement transition dans le monde du coaching. Juwan Howard et Chris Quinn sont des exemples locaux qui nous rappellent qu’une fois les pompes délacées pour de bon, des vétérans à la belle compréhension du jeu aiment prendre ce type de voie vers le banc. Il faut dire que, souvent, le chemin est assez court puisque la transition est préparée et discutée avec les entraîneurs en place. Cependant, tout le monde n’est pas fait pour le job d’entraîneur, que ce soit en tant que principal ou assistant. La pression quotidienne, les apparitions publiques, le manque de véritable reconnaissance, à chacun son égo et donc chacun sa méthode. Après tout, on en voit bien basculer directement vers le monde de la téloche, n’est-ce pas KG et Shaq ? Du coup, concernant Haslem, il n’y a pas le moindre doute sur ce qu’il veut faire après sa carrière de joueur. Ou plutôt, disons qu’il n’y a pas le moindre doute sur ce qu’il ne veut pas faire. S’asseoir aux côtés d’Erik Spoelstra et gueuler des systèmes en ayant le cul posé sur le banc, très peu pour Udonis qui, par contre, se voit bien rester dans la très stable franchise de Miami, via un poste de management que Patoche Riley lui filera sans cligner des yeux.

« Je ne veux pas faire de coaching, ce n’est pas fait pour moi. En étant dans le vestiaire et en gardant cet aspect un peu cru, celui de pouvoir parler de façon totalement honnête aux joueurs sans avoir à utiliser des pincettes ou jouer la carte du politiquement correct, je garde cette liberté pour pouvoir communiquer alors que ce ne serait pas possible en tant que coach. […] Je souhaite faire partie de cette franchise, plus que jamais. On n’a pas encore défini quel poste mais je serai membre de cette organisation. C’est très important de transmettre la culture aux bons gars. D’Eddie Jones et Alonzo Mourning à Dwyane Wade et moi, la culture s’est transférée et c’est mon job de le faire aujourd’hui. »

Heat lifer, comme ils disent là-bas. Udonis Haslem n’est peut-être pas un des meilleurs scoreurs de l’histoire de Miami, il n’a peut-être pas tapé un seul All-Star Game dans sa carrière, mais il représente bel et bien l’âme de la franchise gérée par Pat Riley. Le hustle, la discipline, l’autorité, l’abnégation, le travail avant tout, UD est le symbole humain de toutes ces valeurs et c’est en cela qu’il n’a jamais été envisagé de le voir ailleurs. C’est cette réalité qui permet au vétéran de se voir aussi facilement dans la franchise à l’avenir. Riley avait déjà pris Mourning à ses côtés pour assurer le maintien de la culture de bosseurs en Floride, il est clair et net qu’Haslem fera tout aussi bien en costard. Maintenant, c’est le type de rôle qu’il faudra définir, entre assistant au développement des joueurs, assistant à la distribution de tartes dans la gueule des rookies, ou assistant aux intérieurs pour apprendre à boxer au rebond efficacement pendant 15 ans. On vient de voir Nick Collison partir après toute une carrière passée dans la même franchise, c’est un autre monument de loyauté qui pourrait partir cet été.

Udonis Haslem peut dormir tranquille, ce n’est pas demain que le Heat va soudainement lui fermer ses portes. Futur membre de la familia gérée par Riley, l’intérieur peut préparer la suite avec sérénité. Et c’est peu dire si c’est mérité.

Source : Sun Sentinel

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