One-on-One

En progression toute la saison, Jaylen Brown fait la misère aux Cavs : il a vraiment 21 ans ce mec ?

Jaylen Brown

Ce regard de tueur…

Source image : NBA League Pass

Déjà auteur d’un Game 1 bien sale face aux Cavaliers, Jaylen Brown a remis le couvert la nuit dernière lors de la deuxième manche, pour le plus grand bonheur de son équipe de Boston. Le sophomore des Celtics, âgé de seulement 21 piges, réalise un début de série remarquable qui symbolise parfaitement sa belle progression cette saison.

23 points dans le premier match, rebelote dans le second, le tout à 53 % au tir dont 46 % du parking, et avec 7,5 rebonds de moyenne en prime. Les statistiques parlent d’elles-mêmes, Jaylen Brown fait très mal à Cleveland. Alors oui, si Boston mène aujourd’hui deux manches à rien face aux Cavaliers, c’est d’abord grâce à un super collectif, mais difficile de ne pas mettre en avant les performances individuelles du numéro trois de la Draft 2016. Avant la série, Brown avait déjà donné le ton. Il avait clairement fait comprendre à tout le monde qu’il n’avait pas la tremblote à l’idée d’affronter LeBron James et ses Cavs. Ils sont beaucoup à dire ce genre de choses derrière les micros, mais ils sont peu à assumer sur le terrain. Brown fait aussi partie de la deuxième catégorie. En effet, le jeune arrière des Celtics a posé ses couilles sur la table lors des deux premières rencontres. Très agressif, il a beaucoup attaqué le panier, que ce soit sur demi-terrain ou en transition. Il a constamment mis la pression sur la « défense » de Cleveland, qui n’a pas vraiment trouvé de solution pour le ralentir. De plus, il n’a pas hésité à prendre ses shoots extérieurs (13 tirs primés tentés sur les deux matchs), avec une vraie réussite. Et puis de l’autre côté du terrain, il a eu son impact habituel. En homme-à-homme ou au niveau des rotations défensives, il a fait du bon boulot, à l’image de l’ensemble de l’équipe. Bref, on parle d’un vrai two-way player qui représente déjà une pièce essentielle des Celtics. Mais au final, ce qui est peut-être le plus impressionnant chez lui, c’est qu’il joue avec une énorme confiance, sans la moindre timidité, sans se poser 36 000 questions. Il connaît ses qualités (athlétiques notamment) et les exploite à merveille. Pour un joueur de 21 ans qui est dans sa deuxième saison et qui dispute les Finales de Conférence face à un cyborg comme LeBron, c’est spécial, très spécial.

Ce début de série contre les Cavaliers est parfaitement dans la lignée de sa très belle campagne 2017-18. On s’en rappelle, tout a commencé à… Cleveland, quand la nouvelle recrue Gordon Hayward s’est pété la jambe dès les premières minutes du match inaugural de la saison régulière. Malgré le traumatisme, cette blessure a incontestablement ouvert des portes à Jaylen Brown. Plus de temps de jeu, plus de responsabilités, et surtout plus d’opportunités pour progresser. Au niveau des chiffres, cela se traduit par des moyennes de 14,5 points en 30,7 minutes, avec 70 titularisations. En tant que rookie, dans un rôle beaucoup plus limité, il tournait à 6,6 points par match en un peu plus de 17 minutes. Vous voyez un peu la différence ? Mais outre les statistiques, c’est surtout la manière qui est impressionnante. Une première saison est toujours difficile. Il faut s’adapter au rythme, à la vitesse du jeu, au physique NBA. Brown est passé par là, sauf qu’il a très vite franchi les paliers à partir du moment où il en a eu l’occasion. Dès cette première rencontre contre les Cavs, il a montré qu’il pouvait devenir un maillon fort des Celtics en faisant un match plein versus le King et sa bande. Il a ensuite confirmé cela durant toute l’année en réalisant de très belles choses. On pense notamment à ce sommet face aux Warriors en novembre, où il a tout donné pour son meilleur pote décédé quelques heures auparavant, ainsi qu’à ce game-winner dans la salle du Jazz. Et puis évidemment, il y a ses performances en Playoffs. Durant le premier tour contre les Bucks, il est devenu le plus jeune joueur de l’histoire des Celtics à claquer 30 points en postseason. C’était le 17 avril dernier, lors du Game 2. Pas rien tout de même ! Cinq jours plus tard, il en a remis une couche avec 34 unités à Milwaukee. Bref, du lourd. Il a fallu une blessure aux ischio-jambiers pour le refroidir un peu, mais cela ne l’a pas empêché d’apporter une solide contribution face aux Sixers en demi-finale de Conférence.

En plein boom actuellement, Jaylen Brown est plutôt du genre à garder les pieds sur terre, mais son excellent niveau de jeu mérite une vraie reconnaissance. En attaque comme en défense, il est aujourd’hui l’un des piliers du collectif Celtics. Le mec est entré dans une nouvelle dimension, et ce n’est sans doute que le début. Flippant !

6 Commentaires

6 Comments

  1. arthuragone

    16 mai 2018 à 16 h 15 min at 16 h 15 min

    Pour moi, il peut se rapprocher d’un Butler dans le genre 2 way player.

    Je l’apprécie beaucoup, autant sur qu’en dehors du terrain il est classe.

  2. Jaylen Abdul JaBrown

    17 mai 2018 à 0 h 27 min at 0 h 27 min

    Il va être meilleur que Butler, à l’aise.
    En 2 ans, il est déjà meilleur que la moitié des postes 2 titulaires de la ligue.
    Son plafond c’est Kobe et MJ. (sans déconner)

  3. Kévin Amour

    17 mai 2018 à 14 h 06 min at 14 h 06 min

    « Au niveau des chiffres, cela se traduit par des moyennes de 14,5 points en 30,7 minutes, avec 70 titularisations. En tant que rookie, dans un rôle beaucoup plus limité, il tournait à 6,6 points par match en un peu plus de 17 minutes. Vous voyez un peu la différence ? »

    Pas trop. Ramené au même temps de jeu que sur la saison 2017-18, il aurait planté 11,9 points de moyenne sur la saison 2016-2017. Ca fait pas non plus une si grande différence. C’est très bien que Brown ait plus de temps de jeu, il me régale. Et attention je trouve ça toujours bien d’être enthousiaste mais il y a des moments ou je me demande si vous ne vous foutriez pas un peu de nos gueules ?

    • Nicolas Meichel

      17 mai 2018 à 15 h 30 min at 15 h 30 min

      En étant l’auteur de l’article, je me permets de répondre.

      Quand je parle de différence, ce n’est pas uniquement au niveau des points. Pour moi, c’est très important de montrer la différence qu’il a eu au niveau du temps de jeu. Passer de 17 à 30 minutes d’une saison sur l’autre, avec 70 titularisations (contre 20 en tant que rookie), c’est carrément un nouveau rôle et de toutes nouvelles responsabilités. C’est en ce sens que la différence est importante.

      Après, en effet, si l’on se limite aux points par rapport au temps de jeu, la hausse est plutôt proportionnelle…

      • Zarokh

        18 mai 2018 à 9 h 26 min at 9 h 26 min

        Il a quand même profiter des blessure de l’effectif, mais ça n’enlève rien à son talent qui est énorme. L’année prochaine les Celtics vont être très flippant et déjà si ils sortent les cavs c’est une perfomance presque historique.

        • Nicolas Meichel

          18 mai 2018 à 10 h 24 min at 10 h 24 min

          « Malgré le traumatisme, cette blessure a incontestablement ouvert des portes à Jaylen Brown. »

          C’est ce que je dis :)

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