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Sans rancune pour Dwane Casey : une lettre d’adieu bien classe à la ville de Toronto et sa franchise

dwane casey - coach
Source image : Benoit Carlier TrashTalk

En attendant la Draft qui aura lieu le 21 juin au Barclays Center de Brooklyn et l’ouverture de la free agency le 1er juillet, c’est une véritable jeu de chaises musicales qui a débuté pour les entraîneurs NBA. Le dernier à avoir fait les frais d’un licenciement n’est autre que Dwane Casey. L’ancien coach des Raptors a d’ailleurs signé une belle lettre pour rendre hommage à la ville et ses habitants. Un geste classe.

Le changement était inévitable du côté de Toronto. Et c’est par le poste de head coach que Masai Ujiri a voulu commencer son chantier. Bonne ou mauvaise nouvelle pour les Raptors ? Toujours est-il qu’il fallait que les choses bougent au Canada. En trois ans, les Dinos ont échoué par deux fois en demi-finale de Conférence (2017 et 2018) et une autre en finale de l’Est (2016). Chaque année, c’est toujours le même cyborg qui s’est occupé de l’extinction de l’espèce préhistorique : LeBron James. Malgré un parcours parfait, le King a éclaté les Canadiens, 4-0. En effet, c’était la première fois que les Raptors finissaient en tête de leur Conférence (59 V pour 23 D) grâce, notamment, à un combo attaque-défense dans le Top 5 de la Ligue et un Dwane Casey enfin entreprenant et qui faisait confiance aux jeunes. Bref, rien à voir avec l’aventure précédente qui rimait avec jeu en iso et un banc très peu impliqué. Seulement voilà, c’est bien en Playoffs que l’on attendait Toronto. Et ce n’est certainement pas le sweep infligé par les gars de Tyronn Lue qui allait sauver la peau de coach Casey puisque le GM a décidé de le licencier la semaine dernière. Après sept années de service au Canada, c’est sans rancune que le produit des Wildcats de Kentucky s’est saisi de sa plume pour adresser une lettre remplie d’amour à la franchise qui lui faisait confiance depuis 2011 dans le Toronto Sun.

« Cher Toronto,

Merci.

Merci à tous les fans de basket à travers la ville et le pays qui soutiennent les Raptors et qui ont accueilli ma famille à bras ouverts pendant 7 ans. Merci à tous les fans qui nous ont encouragés au Air Canada Centre pendant que l’on faisait de la franchise un candidat crédible aux Playoffs, d’avoir rempli Jurassic Park même quand il faisait froid et qu’il pleuvait, d’avoir regardé les matches de chez vous, et nous avoir offert un soutien indéfectible lorsque nous jouions à l’extérieur.

Merci d’avoir enseigné à toute notre famille américaine la manière de vivre à la canadienne. Être courtois et prévenant envers l’autre reste la meilleure des manières. Cette diversité est quelque chose qui doit être appréciée et louée. Ce temps pris à apprendre les cultures de chacun est le moyen le plus sûr de trouver des points communs et la compréhension.

Merci de faire en sorte que nos enfants se sentent en sécurité, mis en valeur et à l’aise avec leur propre couleur de peau. Les mots manquent pour expliquer combien c’est important de bâtir les fondations de ce que sont nos enfants en tant qu’êtres humains dans un pays qui montre, à travers ses mots, ses actes et ses lois que tout le monde mérite des droits de l’homme fondamentaux et une chance d’atteindre ses buts à travers l’éducation et le travail. »

Ne vous faites pas trop de souci pour l’ami Casey. Si l’on s’est pas mal moqué de lui et de ses Raptors sur les réseaux sociaux après le balayage reçu par les Cavs, il ne faut pas oublier que Dwane Casey a réalisé un gros travail avec les gamins du groupe. Des talents de formateur indéniables qui devraient lui permettre de recevoir quelques textos de la part de GM en recherche de coach. Actuellement trois franchises n’ont pas de head coach (sans compter Toronto) pour la saison prochaine : Orlando, Detroit, et Milwaukee. Parmi celles-ci, la destination la plus probable pour Dwane est surement les Pistons qui viennent de dégager Stan Van Gundy. Mis à part le parc Disney, il n’y a pas grand chose d’attirant du coté du Magic. De plus, l’ex-coach des Raptors ne devrait pas poser ses valises dans les forêts du Wisconsin puisque les Bucks semblent plus intéressés par Mike Budenholzer et Becky Hammond. Dans tous les cas, si vous êtes à la tête d’une franchise qui ne compte pas battre BronBron et qui a des jeunes joueurs à développer, vous feriez bien de contacter Dwane Casey.

Bon coach avec les minots, capable de produire du beau jeu en impliquant tout le monde, Casey ne devrait pas rester au chômage très longtemps. En ce mois de mai, il reste peu de franchises attrayantes en quête de coach. Une année sabbatique peut être une bonne idée pour l’ancien des Raptors en attendant qu’un poste se libère l’année prochaine.

Source texte : Toronto Sun

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