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James Harden a rendez-vous avec son histoire : la régulière c’est bien, conclure c’est mieux

jc dusse

Interdiction de se faire dessus dans cette série, son image en dépend.

Source image : Youtube

On l’attendait depuis le 17 octobre, voilà enfin cette fameuse Finale de Conférence entre les Warriors et les Rockets. Et s’il y en a un qui ne doit pas nous décevoir à partir de ce soir, c’est bien James Harden. Après une régulière de MVP, le barbu doit tenir son rang au moment le plus important de la saison.

Si vous avez un peu suivi ce qu’il s’est passé en NBA cette année, vous savez que James Harden est le grandissime favori pour recevoir le titre de MVP en fin de saison. Certes, BronBron fait une saison de mammouth avec ses 27,5 points, 8,7 rebonds et 9,1 assists de moyenne par match, mais ce serait cruel de pas donner ce titre au franchise player de Houston. Déjà passé à un poil de barbe de la récompense individuelle ultime l’année dernière, l’ancien du Thunder avait seulement été devancé par Russell Westbrook et son triple-double de moyenne sur l’édition 2016-17. Mais aujourd’hui cela ne fait presque plus aucun doute, celui qui a tourné à 30,4 pions, 5,4 rebonds et 8,8 caviars de moyenne par rencontre lors de la régulière sera enfin récompensé de ses efforts. Il est le meilleur joueur de la meilleure équipe de la Ligue… CQFD ! Bravo Chef, tu as fais une régulière énorme mais c’est l’heure des Playoffs. Et quand on est (a priori) Most Valuable Player, interdit de se faire caca dans le froc dès que l’on se rapproche du mois de juin et des tant attendues Finales NBA. Alors le mec qui a inscrit le premier triple-double de l’histoire à plus de 60 patates fin janvier devra montrer qui est le patron face aux Warriors.

Sans manquer de respect au Jazz qui n’a jamais lâché le steak face à Houston, les gars de Golden State sont d’un tout autre calibre que les Mormons. Pas forcément dérangé par Joe Ingles (quoique, l’homme de la petite maison dans la prairie a fait un carton à 27 points) ou le rookie Royce O’Neale, Harden devrait un peu plus souffrir des petits systèmes mijotés par Steve Kerr pour isoler The Beard en défense sur KD ou Curry. Mike D’Antoni, à toi de jouer, il faudra cacher ton franchise player en défense même s’il a nettement progressé dans ce domaine cette année. Si le troisième choix de la Draft 2009 prendra quelques paniers sur la truffe, il devrait également en coller quelques un en contrepartie. Face à un des meilleurs des chiens de garde sur les postes extérieur du pays, voire le meilleur, Ramesse devra taffer. Mais on voit mal celui qui est presque indéfendable cette saison avec son step-back signature, être cantonné à une vingtaine de points sur cette série. Si cela a suffi lors des deux premiers tours où le Barbudo n’a pas eu à forcer son talent (un match à plus de 40 puis 32, 25, 24 et 18 lors des demi-finales), il en faudra un peu plus face à l’armada des Warriors. Attention James, pas le droit au choke !

Une Conférence Ouest à écraser et une étiquette de loser à décoller. Tels sont le deux missions pour le barbu le plus célèbre de la Grande Ligue. Un peu comme son coéquipier Chris Paul, qui a avait tendance à trembler sous le maillot des Clippers une fois arrivé en demi-finales, James Harden devra montrer que son passé de perdant en postseason est bel est bien derrière lui. Une certaine série face aux Spurs l’an passé est à faire oublier. On se replace dans le contexte. L’ami James est à seulement 16,5 points sur les deux premières rencontres, il se ressaisit les trois matchs suivants avec des perfs à 43, 28 et 33 pions. Lors de ce Game 5, les Rockets sont menés de trois points et JH reçoit la balle pour arracher les prolongations. Mais c’était sans compter sur Chipeur le renard en la personne de Manu Ginobili qui décide de venir par derrière pour contrer Harden. Si l’on ne va pas critiquer l’arrière de Houston d’avoir été une des nombreuses victimes des roublardises de l’Argentin, c’est bien son Game 6 qui va nourrir les critiques. Sans Kawhi Leonard, blessé, James Harden nous a sorti une bouse avec une ligne de stats à 10 points, 3 rebonds et 7 assists. Une jolie performance qui coûtera la fin de l’aventure des Rockets en ces Playoffs 2017. Interdiction de rééditer ça face aux Guerriers d’Oakland si The Beard ne veut pas devenir The Choke.

Sûrement vexés d’entendre depuis plus de huit mois que les Rockets peuvent les sortir, les Californiens auront à cœur de fermer quelques clapets. Le premier concerné devrait être Ramesse. Mais ce dernier, bien ménagé par son coach cette saison, se devra de confirmer son futur statut de MVP.

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