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Dwane Casey élu Coach of the Year par ses pairs : aucune voix pour Brad Stevens, un timing aux petits oignons

dwane casey - coach

Petite consolation pour Dwane Casey…

Source image : Benoît CARLIER - TrashTalk

Parfois, les informations sortent quand le moment y est le plus propice. D’autres fois, non… Dwane Casey a été désigné meilleur entraîneur de l’année par les coachs de la Ligue pendant que Brad Stevens se faisait snober. On part donc sur un troll de qualité.

Avant toute chose, il faut impérativement préciser que cette récompense n’a rien à voir avec le trophée de Coach of the Year qui sera décerné par la NBA à la fin de saison. En effet, il s’agit ici d’un award distribué par la National Basketball Coaches Association, qui n’est autre que le syndicat des entraîneurs de la Grande Ligue. Le winner est donc désigné par ses pairs et aucun journaliste ou fan n’a son mot à dire là-dedans. Là où le vote diffère de celui des médias, c’est dans son coté unique. Ainsi quand on a le droit de citer trois noms par ordre de préférence pour le Red Auerbach Trophy, on ne doit lâcher qu’un seul blaze dans le cas présent. Au petit jeu du tacticien préféré de ton tacticien préféré, c’est Dwane Casey, le coach des Raptors qui est sorti vainqueur cette année. Des voix ont aussi été recensées pour Brett Brown des Sixers, Mike D’Antoni des Rockets, Terry Stotts des Blazers, Quin Snyder du Jazz, Gregg Popovich des Spurs, Nate McMillan des Pacers ou encore Doc Rivers des Clippers. Non, ce n’est pas un oubli, aucune voix n’a été décernées à Brad Stevens, le magicien des Celtics. Mais avant de troller, soyons justes. L’award est décerné sur la saison régulière d’une équipe, les Playoffs ne sont pas compris. Casey mérite donc totalement ce prix, tant il a mené sa team d’une main de maître jusqu’au trône de l’Est, avec 59 victoires et 23 défaites, tout en renouvelant le jeu collectif des Dinos, apprenant au passage à DeMar DeRozan à faire des passes. Bon, la suite, c’est un peu moins jojo, et c’est pour ça que c’est drôle.

Même si la postseason ne doit pas être prise en compte, on est forcément obligé d’y penser avec le timing dans lequel ce trophée est décerné. Deux salles, deux ambiances : d’un coté, le désormais Coach of the Year de la NBCA vient de se faire sweeper salement en demi-finales de Conférence Est par son croque-mitaine, LeBron James, et risque de perdre son job cet été. De l’autre, Brad Stevens multiplie les Wingardium Leviosa en finissant deuxième de cette même Conférence pendant la régulière, le tout en ayant dû œuvrer avec les blessures de Kyrie Irving, Gordon Hayward, Daniel Theis, Marcus Smart… et a de plus fini par amener ses Celtics U17 en FDC, quand les Canadiens n’ont que leurs yeux pour pleurer. On n’a jamais vu un sens du timing aussi bien respecté (spoiler : sarcasme). Ce qui choque le plus, ce n’est pas que coach Casey ait été élu, mais plutôt que les votants aient complètement snobé Stevens. Sérieusement, une voix pour Doc Rivers, mais pas pour Brad ? Come on guys… Mais rassurez vous, ça n’a pas l’air de blesser le coach des Celtes, qui a d’ailleurs réagi à ce vote auprès d’ESPN, avec sa classe caractéristique :

« Nous n’avions qu’un vote à donner. Et je vous le dis, j’ai regardé la liste et jamais je n’aurais voté pour moi devant les 29 autres noms présents sur ce papier. Celui qui devait être élu l’a été. Les autres personnes qui ont reçu des voix sont aussi incroyables. J’apprends de ces mecs tout le temps. C’est tellement fou d’avoir l’opportunité de faire partie de ces 30 là. Et je pense qu’il est plus important de se concentrer sur la compétition avec son équipe que de toujours essayer de se comparer aux autres. Car je vous le dis, si c’était un concours de comparaison, je n’ai aucune chance. »

Modeste le Brad, mais nous on connait la vérité. Ce mec est un des meilleurs coachs de la Ligue et le prouve à chaque nouvelle sortie de son équipe à coup de rotations bien senties qui compensent les blessures innombrables du roster ou de systèmes de sortie de temps-mort fructueux. No disrespect pour Dwane, mais lui est en attente de se faire virer, tandis que Stevie sera sûrement introduit au Panthéon des coachs des Celtics après ce qu’il vient d’accomplir.

Source texte : ESPN

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